Auteur: Antoine Constantin Caille

Jeunesse à Villefranche-sur-Mer. Maîtrises en philosophie et en anglais à l'Université de Nice. Doctorat en études francophones à Lafayette en Louisiane. Professeur assistant invité dans les départements de langues modernes à Georgia Tech puis à William & Mary. Enseignant au Lycée Al Jabr de Casablanca, puis membre de la Free University of Brighton en tant que facilitateur de cours en philosophie contemporaine. https://independent.academia.edu/AntoineConstantinCaille

De l’âme malade (II)

smile my l-
oved one
je ne peux aspirer qu’à l’asphyxier
à t’inspirer
de façon absolument littérale
respirer
l’air qui jaillit de ton nez
toile
et figurée
quelques idées
ou émotions
qui prennent
sinon
le large
par
loco-motion

folle
plutôt que de n’être
pour personnes
alitées
territorialisation
on voit des gens sans gênes
marquer « leur »
territoire

sur des choses, des lieux, des êtres
malléables
sur lesquels
la propriété
n’est qu’irréelle
qu’en est-il de celle sur ton « propre » corps ?
convention
jusqu’où ira-t-on par respect
peur, crainte
du conventionnalisme

je m’égare
dans la forêt
des signes
mais je n’ai jamais été
blanc
aussi lucide
qu’en cet instant
t-
errible
à enlever
à la vie son envers
dis-moi
si tu as besoin
de plus de propreté
je peux me charger de prendre soin
de ton antique corps

et en trouvant
troubadour
un jeu valable
qui nous fasse aller
de trouvaille en trouvaille
nous pourrons également
prendre soin
de nos âmes
sans dehors

dors
dormir est encore
le meilleur des remèdes
pour le mal dont tu souffres
souffloter
un souffle au cœur

 

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