Auteur: Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo

Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo est né à Dschang, une petite ville de la région de l’Ouest Cameroun. Membre de la “Cameroon Debete Association“, Initiateur de “l’Association pour la Défense et la Promotion du CamFranGlais“ (ADPC). Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo est originaire de l’Ouest Cameroun. Il a été assistant de littératures de langue française au romanisches seminar de l’université de Zurich (Suisse), où il défendu une thèse de doctorat PhD sur les représentations littéraires de la diaspora africaine de France. Il est auteur de plusieurs articles et d’un ouvrage intitulé "L’intermédialité comme paradigme de l’écriture romanesque". Ses travaux s’articulent autour des rapports de la littérature aux autres médias et aux autres domaines du savoir ; les questions identitaires et les représentations littéraires de l’Afrique.

La F/francophonie sous les verrous de la francodoxie (II)

F/francophonie et enjeux en Afrique

La F/francophonie couvre aujourd’hui l’ensemble des continents du monde. Selon les chiffres de l’OIF, « l’Afrique est le continent où l’on recense le plus grand nombre de francophones. [En effet], 55% de francophones résident en Afrique[1] ». Par ailleurs, « l’analyse par région permet d’enregistrer que l’augmentation la plus importante du nombre d’apprenants concerne l’Afrique et le Moyen Orient (60,37 %) et que la baisse affecte l’Europe tandis que l’évolution n’est pas spectaculaire ailleurs[2]». Ces données suffisent à faire dire à Michaëlle Jean (2017) qu’autant l’Afrique francophone est le berceau de la Francophonie, autant elle  en est l’avenir; notamment lorsqu’on sait qu’ « un quart de la population mondiale sera africaine en 2050 », selon les prévisions de l’Unicef reprises par Michaëlle Jean (2015).

L’Afrique francophone subsaharienne incarne certainement mieux encore l’avenir de la Francophonie si l’on considère le fait que le français y est presque partout langue officielle, contrairement à l’Afrique francophone du Nord. En effet, sur les 22 pays africains sub-sahariens membres de la F/francophonie, le français qui constitue l’âme de la F/fancophonie est langue officielle ou co-officielle dans 19 de ces pays. C’est dire toute l’importance que l’Afrique noire francophone revêt pour la Francophonie. A l’inverse, la F/francophonie est d’une importance toute aussi capitale pour cette partie de l’Afrique. Elle se donne pour objectifs[3] de participer à la vie de ses Etats membres : en intensifiant le dialogue des cultures et la culture du dialogue ; en promouvant le rapprochement et la connaissance mutuelle des peuples ; en soutenant l’Etat de droit et en défendant les droits de l’homme ; en instaurant et en promouvant la démocratie ; en prévenant, en gérant et en réglant les conflits entre ses Etats membres ; en œuvrant pour la coopération en vue de favoriser l’essor de leurs économies et, en fin, en favorisant l’éducation et la formation. Ces objectifs relèvent des enjeux de développement auxquels l’Afrique noire francophone est confrontée ; de même qu’ils recouvrent les valeurs essentielles pour l’Afrique comme pour le reste de l’humanité, les valeurs de paix, de fraternité, de solidarité, de liberté et de souveraineté.

Les enjeux de la F/francophonie en Afrique apparaissent en effet à deux niveaux si on s’en tient aux objectifs précédemment énoncés et aux valeurs qui s’en dégagent : sur le plan interne, en contraignant ses Etats membres à honorer à leurs engagements au sein de cette organisation, la F/francophonie apparait pour l’Afrique francophone comme un instrument de régulation de sa vie politique, économique, culturelle et sociale. Sur le plan externe, elle incarne la fin d’un  modèle de relations Afro-européennes guidées par des logiques de confrontation et de domination. Elle ouvre ainsi la porte à une nouvelle ère relationnelle caractérisée par la volonté du vivre-ensemble dans le respect mutuelle et dans  la convivialité. A cet effet, la F/francophonie apparait aussi comme un instrument de régulation des relations entre l’Afrique francophone  et ses anciennes puissances coloniales, afin que non seulement les barbaries comme la colonisation et l’esclavages ne passent désormais plus que pour des accidents de l’histoire, mais aussi pour que l’Afrique francophone et l’Europe francophone s’unissent dans cet idéal de paix et de solidarité qui est nécessaire pour faire efficacement face à des défis communs et ô combien importants pour les peuples francophones : les problèmes écologiques, sanitaires, économiques, etc.

La F/francophonie constitue aussi un contrepoids de la mondialisation dont l’Afrique est particulièrement exposée aux assauts. En effet, la Francophonie œuvre pour la préservation de la diversité culturelle dans un contexte mondial où la mondialisation tend à uniformiser les cultures au profit des grandes puissances industrielles. Dans cette perspective, elle permet à l’Afrique francophone de maintenir sa voix dans le concert des nations et par ce fait, de préserver ses intérêts car les questions d’intérêt sont au cœur des batailles de liberté d’expression et d’opinion ; ces libertés étant elles-mêmes garanties par la diversité culturelle. A l’échelle des peuples, rien ne garantit mieux cette liberté d’opinion et d’expression que la diversité culturelle. Dans un contexte de mondialisation qui présente les risques d’uniformisation des cultures, la nécessité de préserver la diversité culturelle fait donc de la Francophonie une chance pour l’Afrique.

F/francophonie et francodoxie en Afrique

Si la F/francophonie de par son projet de société constitue donc une véritable chance  pour l’Afrique, si elle lui offre de réelles garanties de développement comme nous venons de le voir, comment  comprendre l’impopularité dont elle souffre en Afrique?

La F/francophonie est souvent comparée au Commonwealth. Mais la grande différence selon Jean Tabi Manga (Op.cit.) c’est  que l’anglais n’est pas du tout l’élément central  du Commonwealth, alors que le français est bel et bien la pierre angulaire de la F/francophonie[4]. La F/francophonie fait référence à des peuples qui ont le français en partage alors que derrière l’idée d’un « Commonwealth à la française », les pionniers de la Francophonie voyaient avant tout le développement et la richesse en partage. Au regard de cette différence fondamentale  entre le Commonwealth et la F/francophonie, il y a lieu de penser que l’implication de la France dans le processus de création de la F/francophonie modifia quelque peu l’intention réelle des dirigeants africains à l’origine de ce projet, en faisant du français le point névralgique de cette organisation. Cette place fondamentale du français n’est certainement pas sans conséquences en termes de pesanteurs dans la géopolitique franco-africaine : « La langue française est depuis la Renaissance associée à l’idée de pouvoir et de la puissance nationale si bien que sa légitimité universalisante contribue au phénomène de centralisation observé dans la francophonie », explique Yves Clavaron (2018 : 26).On comprend dès lors pourquoi Mongo Beti (1974 : 131-132)semble situer la langue française au même niveau de nuisance que la dictature et l’alcoolisme en Afrique, de même qu’on comprend l’invitation de Patrice Nganang (Op. cit.) à écrire sans la langue française et par-delà la Francophonie.

En effet, alors qu’Achille Mbembe (2007) observe que la France ne s’est jamais décolonisée malgré la fin de l’empire colonial,  Ambroise Kom (2000) note pour sa part que l’Afrique noire francophone n’a jamais songé à domestiquer son héritage colonial institutionnel, ce qui la maintient de fait dans un esprit colonial. Ces deux auteurs témoignent ainsi d’un contexte géopolitique et socioculturel franco-africain jamais affranchi des logiques coloniales. La conséquence de cet état de chose c’est que l’appareil francophone en charge d’implémenter le projet de société francophone en Afrique se trouve neutralisé par un système qui lui est diamétralement opposé, à savoir la francodoxie. C’est un système considérablement entretenu par les ex colonies françaises d’Afrique, à travers le mécanisme de violence symbolique selon la terminologie de Bourdieu, mais aussi par l’ex puissance coloniale française. La Françafrique[5] est sa forme d’expression politique la plus populaire grâce aux travaux comme ceux de François-Zavier Verschave[6], de Thomas Deltombe et ali[7], d’Ambroise Kom[8]…qui  rendent compte de son degré de nuisance en Afrique et par là-même de son déphasage avec la Francophonie.

Si la Francophonie dans sa dimension culturelle entend militer en faveur de la diversité linguistique et de la rencontre des cultures dans la perspective de l’interculturalité, la francodoxie, elle, perpétue plutôt le règne sans partage de la langue française et avec elle l’hégémonisme culturel Français en Afrique. Alors que la Francophonie défend la démocratie et la souveraineté de chaque peuple de l’espace francophone, la francodoxie prive les peuples africains de toute souveraineté, autorise l’ingérence de la France dans la vie politique de ses ex colonies et fait des dirigeants politiques africains de véritables monarques qui règnent avec tyrannie sur leurs peuples. Alors que la Francophonie milite pour l’État de droit et le respect des droits de l’homme dans ses États membres, la francodoxie crée en Afrique toutes les conditions favorables au non-respect des droits de l’homme et de l’État de droit. Alors que la Francophonie aspire à la coopération et à l’émergence économique de ses États membres, la francodoxie perpétue un ordre du monde qui maintient les États africains dans une situation de vache à lait pour l’ancienne métropole française.

 

Conclusion

Entre F/francosceptiques, F/francophobes et F/francophiles, le débat sur la F/francophonie en Afrique rend compte d’une certaine désaffection vis-à-vis de cette organisation. Or, en plus d’être une initiative africaine, la F/francophonie offre à l’Afrique francophone un projet de société fort convenable à ses enjeux de développement; deux facteurs qui rendent incompréhensible sa disgrâce en Afrique et qui nous ont invité à un questionnement sur les fondements réels de cette disgrâce. A ce propos, on a pu noter que dans le débat francophone en Afrique, la géopolitique franco-africaine est régulièrement pointée du doigt. Mais cette géopolitique n’est que l’expression d’un contexte général franco-africain non débarrassé des logiques coloniales : la Francodoxie. Dans un contexte pareil, où les relations socioculturelle et politique franco-africaines sont aux antipodes de ce pourquoi la F/francophonie fut créée, la Francophonie apparaît comme un mort-né. Il s’en suit qu’à travers la désaffection de cette organisation en Afrique il y a une remise en cause de l’opérabilité du new deal scellé entre la France et l’Afrique francophone à travers la Francophonie ; dans un contexte post-colonial où les habitus coloniaux reproduisent des comportements et un type de relations censés révolues. En clair, le problème de la F/francophonie en Afrique n’est certainement pas la Francophonie, mais le contexte francodoxe de son implémentation.

 

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[1] Organisation Internationale de la francophonie (2018), 55% des francophones résident en Afrique, disponible sur:https://www.francophonie.org/-La-Francophonie-en-chiffres-.html?debut_list_art=16#pagination_list_art, page consultée le 10/06/18.

[2]La documentation française (2010), Les francophones dans le monde, disponible sur : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000124-la-francophonie/les-francophones-dans-le-monde,consultée le 12/06/18.

[3] Voir Charte de la Francophonie, article 1, Objectifs.

[4] Yves Clavaron (Francophonie, postcolonialisme et mondialisation, 2018 :25) atteste cette comparaison entre le Commonwealth et la F/francophonie en soulignant que le premier « est un réseau politique et économique plutôt que linguistique [tandis que la seconde est marquée par] un protectionnisme linguistique », se référant ainsi à B. Sansal qui, dans Pour une littérature-monde (2007), parlait du français comme de « la langue la mieux gardée du monde »

[5] Ce termine qui fut utilisé pour la première fois par Houphouet Boigny de la côte d’Ivoire pour exprimer son souhait de voir les dirigeants africains post-coloniaux garder des relations privilégiés avec l’ex puissance coloniale française renvoie de nos jours à un réseau de relations entre les dirigeants africains et français  permettant aux premiers d’accéder au pouvoir souvent illégitimement et de jouir de la protection des seconds qui, en échange, reçoivent des facilités en matière d’exploitation des ressources naturelles africaines.

[6]La Françafrique : Le plus long scandale de la République, Stock, 1998; De la Françafrique à la Mafiafrique, Tribord, 2004; Au mépris des peuples : Le néocolonialisme franco-africain, entretien avec Philippe Hauser, La Fabrique,  2004; L’envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola, Dossier noir de la politique africaine de la France n° 16,Agone, 2001.

[7]Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948 – 1971) ,La découverte, 2011.

[8]La malédiction francophone : défis culturels et condition postcoloniale en Afrique, LIT, Hambourg, CLE, Yaoundé, 2000.

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