Auteur: Federica Matta

Federica Matta, artiste plasticienne, peintre et sculpteur, est vit et travaille à Paris et Ibiza. Outre son oeuvre plastique abondante, elle a écrit de nombreux livres, parmi lesquels Le journal d'Ève (Seuil, 1998) et Tu vois ce que je veux dire? (Seuil, 2004) et Sur les pas de Rûmi, avec Nahal Tajadod, préface de Jean-Claude Carrière (Albin Michel, 2006)

“En écoutant une conférence…”

“Elle dessine et elle peint dans toutes les langues du monde: c’est par là que Federica Matta fréquente une innocence sacrée, celle des débuts de tout langage et des premiers mots du poème, celle des légendes d’étoiles et des souffrances et des ignorances, qui font encore les histoires des peuples.

Le trait se présente rond et plein, il n’hésite pas, mais c’est dans son orientation que l’inattendu survient : le dessin et la peinture sont des damiers à personnages, qui n’ont de fixité que celle des grands lacs originaux. Leur enroulement est la marelle du monde. Art des mythes lointains et des plus secrètes concrètes présences: dans la roche, le grain de riz, la goutte d’eau qui à jamais s’étonne.”

Édouard Glissant

Federica Matta dessine, peint, sculpte, écrit (Le Journal d’Ève, Seuil, 1998). Elle crée des lieux de rencontres, des aires de jeu et des espaces de paix…

À Santiago du Chili, la Plaza Brasil (22 sculptures-jeux), Tren-Tren et Kai-Kai (une aire de jeux mythologiques avec les Indiens mapuches du sud du Chili) ; à Saint-Nazaire, une sirène de huit mètres qui raconte son histoire aux habitants de la ville ; à Vitry-sur-Seine, une mosaïque sur le sol de la Cité Balzac, La Rencontre de la lune et du soleil. Ou encore dans le métro de Lisbonne, au Portugal, dans la favella de Campo Grande à Rio de Janeiro, au Brésil, à Fukuoka, au Japon.

Chacun de ses travaux est un dialogue avec une ville et ses habitants.

Ici elle a rencontré N. Scott Momaday pour raconter avec lui le mythe fondateur des Indiens kiowas.

Les enfants du soleil, éditions du Seuil, mai 2003

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 www.federicamatta.com

 

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2 Responses to ““En écoutant une conférence…””

  1. Jean-Sébastien dit :

    Je serais personnellement le plus heureux des hommes si j’arrivais à confisquer quelque peu le logos comme l’a fait Kant par exemples.

  2. Adel Habbassi dit :

    Très belle incarnation de nos “pensers” que ces dessins qui seraient, pour nos trouvailles conceptuelles, Origine(s) et éternelle(s) source(s) de remise en question des catégories qui président à nos façons d’appréhender le réel….. le silence fécond du langage (poétique) n’est-il (n’était-il) pas déjà à l’oeuvre dans ces formes qui comblent les insuffisances de nos parlers…. OUI, “nous sommes pensés par les paysages” que nous habitons… qui nous habitent et (ré)émergent sous plusieurs formes : l’art de la plasticienne nous ouvre les YEUX sur un fait qui nous échappe souvent, à savoir que TOUT EST SIGNE….. Voilà, c’était juste pour dire que j’ai beaucoup aimé cette façon de rappeler (de Federica Matta) que la confiscation du logos par les philosophes ne doit pas nous couper de cette richesse primaire des langages qui le sous-tendent.