Auteur: Yvan Falis

Juriste et agrégé en économie, Yvan Falys a travaillé dans des banques, de la consultance et de la vente de droits à l’international. Depuis 2014 il se consacre à l'enseignement et l'écriture (éditions Jouvences, l'Harmattan et 5 sens).

Chroniques confinées (VI)

Easing money (8 mai)

En 2008, la Banque Suisse UBS était au bord de la faillite. Le gouvernement suisse est alors intervenu pour la sauver. Dans un précédent texte[i], je faisais remarquer que dans une économie libérale, si une entreprise faisait faillite à cause de mauvaises décisions (de la spéculation sur le marché américain par exemple) elle disparaissait du marché pour laisser la place à un acteur plus vertueux. Les actionnaires d’une telle société perdent alors leur mise. Après tout, leur responsabilité était limitée à leurs apports, ils ont joué, ils ont perdu, ils perdent leur apport. Mais UBS n’a pas fait faillite, le gouvernement suisse est intervenu à hauteur de 54 milliards de dollars pour la sauver[ii]. Une belle somme tout de même, près de 6 300 dollars par suisse, pour une seule banque. Il y en a eu d’autres, en Suisse et partout ailleurs. Si j’ai choisi l’exemple d’UBS c’est parce qu’en pleine crise du corona cette banque (qui annonce un bénéfice de 1.5 milliards de dollars au premier trimestre 2020)[iii] a fait parler d’elle en s’apprêtant à payer un dividende. Elle s’est finalement résolue à ne payer que la moitié de celui-ci et paiera l’autre moitié en novembre. On peut s’étonner qu’un Etat qui, via sa banque centrale, sauve une entreprise de la faillite n’ait aucun droit de regard sur celle-ci, au point de ne pas pouvoir lui imposer de mettre en réserve son dividende au cas où la situation économique viendrait à se dégrader. La justification donnée par le directeur de la banque nationale suisse (BNS) de l’époque mérite d’être relevée : « A la BNS, nous avons le temps, pas UBS. Elle est sous pression constante, chaque trimestre, elle doit produire des résultats. La BNS est ici pour l’éternité »[iv]. La Banque nationale suisse a effectivement les moyens, c’est elle qui imprime les billets elle est donc éternelle. Elle n’a donc pas prêté de l’argent à UBS (ça se serait vu dans son taux d’endettement et donc ses résultats auraient été moins bons), elle a racheté à UBS des actifs, UBS a eu de l’argent frais qu’il ne devait pas rembourser.

La banque centrale européenne fait un peu pareil avec le quantitative easing : Elle rachète aux banques privées leurs actifs les moins sûrs ou les plus pourris. En caricaturant à peine, c’est un peu comme si on vous rachetait au prix du neuf votre vieille voiture. Entre 2015 et 2018, la BCE a, par le biais du QE, racheté pour 2 600 milliards d’actifs aux banques soit environ 7 647€ par habitant de la zone euro (2600 milliards d’euros divisés par 340 millions d’habitants). Sans aucun contrôle quant à l’utilisation de cet argent. Tout comme la banque nationale suisse, la BCE est éternelle. On pourrait objecter que ça fait +- 23 000€ par ménage de trois personnes (2 parents et un enfant) …de quoi s’équiper de panneaux solaires ou de pompes à chaleurs et donc de créer des milliers d’emplois dans la transition énergétique…mais j’ai appris à l’école à ne pas me mêler des affaires des grands (il m’arrive parfois de me demander si j’y ai appris autre chose), il faut arrêter les simplismes, la santé bilantaire des banques est surement plus importante que l’écologie.

Si l’état intervient pour sauver des banques, des compagnies aériennes (Sept milliards annoncés pour air France, plus de 100 € par Français) et des grands groupes, s’il ne leur accorde pas des prêts (qui risqueraient alors de ternir leurs résultats) mais injecte des aides, pourquoi ne le fait-il pas, dans les mêmes proportions, pour les petits indépendants et les PME ? Les banques centrales sont éternelles, les petits indépendants pas. Pourquoi aux uns (banques) on achète des actifs (donc on leur donne de l’argent) et aux autres (petits indépendants et PME) les mesures se limitent à des reports ou suppressions de charges ? Les banques sont peut-être comme les vidéoclubs et disparaitront d’ici dix ou quinze ans, remplacées par le big data, le blockchain ou Facebook, mais en attendant, qu’est-ce qu’on y aura injecté de l’argent ! Les PME ont besoin de trésorerie ici et maintenant. Le paradoxe est que pour trouver cette trésorerie, beaucoup d’indépendants vont devoir mendier et s’endetter auprès de banques qui auront-elles même été aidées par l’Etat via le quantitative easing. Les banques centrales ont compris que ce dont les banques ou grandes entreprises au bord de la faillite avaient besoin, c’était du chiffre d’affaire ou en tous cas du cash-flow (sous forme de rachats d’actifs ou d’aides), pourquoi ne sont-elles pas capables de le comprendre pour les PME ? Dire à un indépendant à qui on a interdit de travailler (et donc de générer du chiffre d’affaire) qu’on va l’aider en reportant ou supprimant ses charges, c’est comme dire à un Biafra qu’on va l’aider en reportant le marathon qu’il devait courir. Quand on crève de faim, qu’on soit UBS ou l’épicier du coin, on a besoin de nourriture. Donner à manger aux gros et des miettes aux petits, c’est accepter la mort des uns (ou leur mise en esclavage pour dette) au profit des autres.

Les contrats sous condition : En droit, quand on fait un contrat, on peut assortir celui-ci d’une condition suspensive ou résolutoire. Quand la condition est SUSPENSIVE, le contrat est en suspend (donc n’existe pas encore) tant que la condition n’est pas réalisée. Par exemple, j’achète une voiture d’occasion, à condition suspensive qu’elle passe avec succès le contrôle technique (dans un délai raisonnable). Si la voiture brûle avant qu’elle ait pu passer le contrôle technique, la condition n’ayant pas été réalisée, je n’étais pas encore propriétaire (puisque le contrat en suspend n’existait pas encore) et c’est donc le vendeur qui supporte la perte.

Quand la condition est RESOLUTOIRE, alors le contrat existe à la signature (ou au « top-là ! ») mais il cessera d’exister si/quand la condition se réalise. J’achète une voiture d’occasion sous condition résolutoire qu’elle ne passe pas avec succès le contrôle technique. Si la voiture brûle avant le passage au contrôle technique, le contrat existait déjà (certes avec une épée de Damoclès) et c’est moi, acheteur (qui étais déjà propriétaire) qui supporte la perte. En Belgique, quand on achète une maison, c’est sous condition suspensive d’obtention du prêt à la banque (d’ailleurs quand la banque nous octroie le prêt, elle nous fait simultanément signer une assurance pour que nous soyons couverts si la maison, dont nous sommes devenus propriétaires, brûle). Une fois le prêt accordé, nous avons six mois pour nous enregistrer auprès d’un notaire, sous condition résolutoire si nous ne le faisons pas.

Pourquoi je vous parle de ça ? Pour étaler ma culture juridique de BBC (Bourgeois Belge Conservateur) ?  Pas uniquement.

Pourquoi quand la BCE ou la BNS (ou la FED) ou un gouvernement injecte des milliards dans une banque ou une grande entreprise, ne le fait-il pas SOUS CONDITION RESOLUTOIRE ? Banque, je vous aide (je vous sauve de la faillite), sous condition résolutoire que les milliards que je vous donne réapparaissent dans l’économie réelle sous forme de prêts aux entreprises et aux ménages (au lieu de disparaître dans le monde enchanté de la spéculation). Compagnies aériennes ou automobiles, je vous aide sous condition résolutoire que vous garantissiez un taux d’emploi de x pendant un nombre d’années n, ou sous condition résolutoire que vous investissiez dans la recherche pour développer une offre de produits moins polluants.

En 2009, Général Motors (GM) était en faillite, le gouvernement américain (donc le contribuable américain) est venu à son secours (mais pas à celui des petits sous-traitants créanciers de GM qui ont dû mettre la clef sous la porte et à qui   GM n’a jamais dû payer ses dettes) à hauteur de 50 milliards de dollars (150 dollars par Américain)[v]. En 2020 le président Trump a dû utiliser ses pouvoirs spéciaux de temps de guerre pour contraindre GM à fabriquer des ventilateurs pour les salles de réanimation[vi]. Cherchez l’erreur.

Le petit indépendant qui après cette crise devra mendier à son banquier de quoi survivre, obtiendra un prêt, sous condition résolutoire qu’il paie en temps et en heure ses mensualités. La banque aura parfois les moyens de lui octroyer ce prêt parce qu’elle aura reçu de l’argent de l’état (et donc des impôts du petit indépendant) … sous sans condition !  Les Banques qui ont bénéficié des aides d’Etat étaient responsables de leur mauvaise situation bilantaire, elle était le résultat de leurs mauvaises décisions. En 2020 le petit indépendant au bord du gouffre est victime d’une situation dont il n’est absolument pas responsable.

Ça ne vous pose pas un problème d’équité vous ?

Comme disait mon grand-père : « c’est toudi les p’ti qu’on spotche ! »[vii]

Au lieu de passer par la case banque, ne serait-il pas plus efficace pour la relance économique de prêter ou aider directement les indépendants et les PME ?

Si la BCE est capable d’injecter des milliers de milliards d’euros dans les banques, elle devrait pouvoir aussi le faire dans l’économie réelle.

Avez-vous remarqué qu’au-delà d’un certain montant, les chiffres semblent sortir du réel et prendre une dimension magique ? Il est impossible de vous donner une augmentation de 10 euros, ça ne serait pas raisonnable, il faut être rigoureux voyons ! Mais si on parle de milliers de milliards d’euro, alors ça va, ce n’est plus pareil, ça devient gazeux, ce n’est plus du vrai argent, seulement un montage financier. C’est un peu pareil avec la mort. Tuez une personne, vous êtes un criminel, envoyez à la boucherie des millions de soldats, vous aurez votre statue (et pour pouvoir honorer leur mémoire, on ramènera les milliers de morts à UN soldat inconnu). Un mort, c’est une personne dont on connait le nom et le visage, des milliers c’est un nombre abstrait dans un manuel d’histoire.  Un sou est un sou ! Des milliers de milliards de sous c’est une ligne dans un ordinateur à Francfort[viii]. (Pardon aux morts pour l’analogie avec l’argent).

Boules et bile

Je suis un peu dyslexique, il était tard, j’étais fatigué, confiné, je voulais regarder sur YouTube une conférence sur le Kayak, j’ai mal écrit l’adresse et me suis retrouvé sur Youporn. Un bon intellectuel se doit d’être curieux, je suis donc allé voir. J’ai d’abord été très flatté, j’ai découvert qu’il existait une catégorie BBC à ma gloire, j’ai vite été frustré. Mais j’ai surtout été frappé par le degré de violence : Crétins se croyant obligés d’agripper le cou de leur partenaire et de leur cracher dessus, femmes se masturbant frénétiquement avec des yeux de folles et j’en passe. Je me suis dit qu’au fond, si le sexe était de plus en plus toléré et banalisé, c’est parce qu’il se confondait de plus en plus avec la violence.

Je me souviens du temps où il y avait encore des vidéoclubs, les films pornos y étaient cachés derrière un rideau de la honte. Par-contre, les jaquettes des films d’horreurs étaient exposées normalement. Une fois où j’étais allé chercher un Disney avec ma fille de 6 ans, nous sommes tombés sur la couverture d’un film présentant une jeune femme tenant à bout de moignons ses mains tranchées à la tronçonneuse[ix]….cachez ce sein que je ne saurais voir !

Je croyais que le sexe était joyeux, libre et subversif. Je crains qu’il ne soit devenu compulsif, masturbatoire, violent et glauque.

D’ailleurs, à bien y regarder, entre les séries policières sordides en boucle à la TV, les films anxiogènes sur les plateformes et les animateurs décérébrés, on nous gave comme des oies à l’angoisse, la violence et la bêtise.

On a colonisé la Chine en les rendant addicts à l’opium. Qui a intérêt à nous rendre addicts au porno, la violence et la bêtise ?

Je croyais mater un petit film de boules, je me suis fait de la bile.

L’excès de Grèce est dangereux pour la santé

Il paraît que les personnes les plus à risque de développer des complications sont, après les vieux, les personnes en surpoids. Le Corona peut tuer ceux qui ont laissé s’accumuler trop de graisse. Tuera-t-il l’euro et l’Union Européenne si celle-ci accumule trop de Grèce ? En 2008, suite-à la crise des subprimes, ce pays était au bord du gouffre. L’UE a tardé à intervenir, du coup les taux d’intérêts que devait payer l’Etat grec à ses prêteurs a explosé (il est passé de 12 à 30%). La situation s’est tellement aggravée que la Grèce a été condamnée à des années d’austérités draconiennes, dont l’efficacité est discutable. Si l’UE avait agi tout de suite, un tel scénario d’envolée des taux aurait pu être évité. La Grèce a failli provoquer la fin de l’euro. La Banque centrale européenne (BCE) a dû annoncer en 2012 qu’elle était prête à faire tourner la planche à billets, pour stopper la spéculation sur l’euro (que n’a-t-elle fait cette annonce au tout début de la crise grecque !). Des partis populistes ont émergé en Grèce, l’euro scepticisme y a atteint des sommets. Beaucoup de Grecs voulaient retrouver leur Drachme (leur monnaie) dévaluée. L’idée est critiquable, la dévaluation est utile pour retrouver de la compétitivité industrielle, pas pour résoudre un problème de finances publiques, surtout dans un pays champion de la fraude fiscale (à quoi sert d’exporter plus si c’est pour que l’argent file dans des paradis fiscaux ?). N’empêche, si un tel scénario s’était concrétisé, la Grèce serait peut-être partie dans une fuite en avant qui l’aurait fait quitter l’UE et tourner ses regards vers la Russie, orthodoxe comme elle.

La crise grecque a commencé quand une agence de notation a dégradé la note de sa dette. Comment réagira l’UE si demain les notes des dettes italiennes, espagnoles, belges ou françaises sont dégradées (c’est déjà le cas pour la dette italienne) ?  L’Italie n’est pas la Grèce, l’Espagne non plus. Ces deux pays ont vu leurs industries affaiblies par l’euro. La tentation d’un retour à une monnaie plus adaptée à leur économie y est plus défendable et donc séduisante qu’en Grèce, puisque qu’ils ne font pas uniquement face à un problème de finances publiques, mais également de désindustrialisation.

Nous sommes aujourd’hui le 8 mai 2020, il y a 75 ans l’Allemagne capitulait. Elle tient aujourd’hui le destin de l’Europe entre ses mains. Si elle persiste dans sa volonté de se concentrer uniquement sur la gestion rigoureuse et l’accumulation égoïste d’excédents budgétaires, elle voudra imposer aux Italiens et aux Espagnols la même austérité qu’aux Grecs. L’euroscepticisme pourrait alors grandir et se transformer en sentiment de résistance face à ce qui serait perçu comme une occupation économique. A propos de perception, quelqu’un a vu l’UE dans cette crise ? Elle aussi est à la croisée des chemins. Le paradoxe dangereux est qu’elle est de plus en plus critiquée et que les attentes envers elle sont immenses. Les déficits abyssaux qui vont se creuser (surtout dans les pays qui ont confiné) vont rendre l’UE et sa banque francfortoise indispensable. Si elle rate le rendez-vous (historique) de la solidarité et impose l’austérité vexatoire et l’arrogance envers « l’Europe du sud », alors elle deviendra pour beaucoup un oppresseur à combattre pour retrouver l’indépendance et la liberté.

Karlsruhe ou Luxembourg ?  

La cour de justice de l’Union européenne (CJUE) est la gardienne des traités fondateurs de l’UE. Le droit européen doit être appliqué partout de la même manière. Il ne servirait à rien d’avoir une loi européenne (règlement ou directive) si le juge français en donnait une interprétation différente de son collègue slovaque, italien ou allemand. En cas de doute sur l’interprétation à donner à une loi de l’UE, un juge national stoppe la procédure et pose une question préjudicielle à la CJUE située à Luxembourg-ville. La CJUE est un peu l’expert du droit européen, donc quand elle donne sa réponse, le juge national est tenu de suivre son interprétation.

Depuis 2015, la BCE rachète des actifs pourris aux banques, mais elle rachète également quelques obligations souveraines. Une obligation souveraine, c’est une reconnaissance de dette d’un Etat. Quand il a besoin d’emprunter, il vend ces obligations qu’il remboursera avec un taux d’intérêt (emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent). Si le pays qui emprunte est stable économiquement, le taux est faible puisque le risque de non-remboursement l’est également. Par- contre, s’il est en difficulté économique, le risque de non-remboursement augmente et donc le taux d’intérêt également (on ne prête qu’aux riches).  Pour éviter la spéculation et aider un peu les Etat membres de la zone euro, la BCE rachète donc un peu de leurs dettes souveraines. Pour un Etat, il vaut mieux avoir la BCE comme créancier qu’un fonds de pension.  Depuis le début de la crise du Corona, la BCE a accentué fortement cette politique pour envoyer un message clair aux spéculateurs qui rôdent autour des dettes italiennes (et espagnoles).

Des citoyens allemands ont demandé à la cour constitutionnelle allemande située à Karlsruhe si ce programme de la BCE ne violait pas les traités européens qui interdisent le financement monétaire des Etats. Dans le doute, la cour de Karlsruhe a mis la procédure en pause pour poser une question préjudicielle (avant jugement) aux juges de la CJUE au Luxembourg. Ceux-ci ont répondu que la BCE pouvait continuer. Les juges de Karlsruhe avaient l’obligation de suivre cette interprétation. Le 5 mai, ils ont préféré dire qu’ils jugeaient l’avis de la CJUE « incompréhensible » et que la politique de la BCE était contraire au droit européen. C’est un peu comme si un prêtre refusait un avis du Pape, qu’il jugerait contraire à la bible. Du coup les marchés financiers se sont affolés et les taux d’intérêt des dettes des pays du sud pourraient bien s’envoler si la Bundesbank allemande venait à suivre l’arrêt de ses juges de Karlsruhe. On voit mal en effet comment la BCE pourrait continuer sans l’accord de l’Allemagne. L’épisode est symptomatique de la crise que traverse l’UE. Entre l’Allemagne et la Hollande (paradis fiscal mal placé pour donner des leçons de morale financière) qui refusent de « payer pour les autres » et les pays du sud de l’Europe qui réclament une mutualisation européenne des dettes souveraines, le torchon brûle plus vite qu’une bulle du Pape sur le parvis d’une église.

[x]

L’Allemagne et ses satellites devraient se méfier. La guerre économique est une guerre mondiale, et des forces immenses n’ont pas encore donné, comme disait l’autre. Allez savoir, les USA, le Commonwealth et la Russie, ne sont peut-être pas aussi excités que les élites françaises ou chinoises, à l’idée d’une Allemagne, maitresse autoritaire de l’Europe…

 

 

 

[i] Lettre à un jeune qui rêve d’être (anti)capitaliste. Ed. Jouvence-Questions de Société-2020

[ii] https://www.swissinfo.ch/fre/economie/crise-financi%C3%A8re-de-2008_le-jour-o%C3%B9-la-plus-grande-banque-suisse-a-%C3%A9t%C3%A9-sauv%C3%A9e/44475120

[iii] https://www.capital.fr/entreprises-marches/correctif-ubs-reporte-le-versement-de-la-moitie-de-son-dividende-1367156

[iv]https://www.swissinfo.ch/fre/economie/crise-financi%C3%A8re-de-2008_le-jour-o%C3%B9-la-plus-grande-banque-suisse-a-%C3%A9t%C3%A9-sauv%C3%A9e/44475120

[v] https://trends.levif.be/economie/qui-paie-ses-dettes-s-enrichit-un-proverbe-imbecile/article-opinion-186915.html?cookie_check=1588668624

[vi] https://eu.usatoday.com/story/news/politics/2020/04/08/trump-uses-wartime-powers-order-coronavirus-ventilators-gm/2970411001/

[vii] C’est toujours les petits qu’on écrase en Wallon

[viii] Siège de la BCE (Banque Centrale Européenne, la casa de papel de l’Union Européenne)

[ix] Elle avait mauvaise mine

[x]  https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2020-05/cp200058fr.pdf

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