Avignon 2015 (8) : Akapo, Brecht, Carbunariu, Dickens, Kermann

Sélection cosmopolite et aléatoire de cinq pièces du OFF dues à des auteurs de cinq pays différents, soit dans l’ordre : le Togo, L’Allemagne, la Roumanie, L’Angleterre et enfin la France.

 

A petites pierres

A-Petites-Pierres_c Ronan LietardGustave Akopo est né en 1974 au Togo. Sa pièce, A petites pierres a reçu le prix d’écriture théâtrale de Guérande en 2006. Elle est montée par Ewelyne Guillaume avec de jeunes comédiens issus de Kokolampoe, le théâtre école plurilingue installé à Saint-Laurent du Maroni, en Guyane. L’histoire est édifiante. Dans un village africain aux mœurs très austères, une jeune fille fiancée à un jeune homme du village est séduite par un émigré de retour au village, auréolé du prestige du « Parisien ». Leur « affaire » est découverte. Gros émois au village. L’honneur du père, celui du père du fiancé sont bafoués. La règle doit s’appliquer : lapidation pour la fautive et amende pour le fautif. Cependant le séducteur n’est pas celui qu’on croit. Il est révolté par la sanction qui s’abat sur la jeune fille plus innocente que coupable et décide de la défendre. Pour cela, il devra se déguiser… en femme. Tandis que, inversement, la sœur de la malheureuse devra se déguiser… en homme.

Si le début (la séduction) s’avère quelque peu languissant – et sans doute cela tient-il pour une bonne part au choix de la comédienne qui joue la fiancée – la suite l’est moins. La scène au cours de laquelle l’émigré échange des proverbes avec l’un des sages du village est particulièrement savoureuse. Evidemment, on sent bien que les comédiens, dans leur ensemble, s’ils font des efforts méritoires,  ne sont pas encore totalement aguerris et le spectacle manque encore de fluidité.  On aimerait surtout savoir comment la pièce serait reçue devant les spectateurs auxquels elle est apparemment destinée, ceux qui vivent dans des lieux où sont effectivement pratiquées la lapidation, l’excision (mentionnée à un moment), enfin toutes ces violences réservées aux femmes.

 

Le cercle de craie caucasien

Affiche-cercledecraiecaucasien-webUne troupe de Sannois, dirigée par François Ha Van, présente cette pièce de Brecht, l’une des plus intéressantes de l’auteur, qui mêle deux histoires, deux époques et met en scène un juge charismatique, lequel, dans la société corrompue de l’ancienne Russie, s’est mis au service des pauvres et des déshérités.

Le titre annonce la conclusion de la pièce. Deux femmes se disputent un enfant : la paysanne qui l’a recueilli, bébé abandonné, et qui l’a élevé ; la mère biologique, de noble extraction, qui entend le récupérer afin de jouir de l’héritage qui revient à l’enfant depuis la mort du mari. Les deux se prétendent la mère naturelle. Pour trancher la question, le juge demande que celui-ci soit placé au milieu d’un cercle tracé à la craie, puis que les deux femmes, le prenant chacun par une main le tirent à elles. Celle qui tirera le plus fort sera réputée la plus attachée à l’enfant et décrétée la mère véritable. Evidemment, celle qui ne cherche que son propre intérêt tire de toutes ses forces ; l’autre qui aime l’enfant pour lui-même et ne veut pas qu’il lui soit fait mal, le laisse aller sans résister. L’épreuve recommencée donnera le même résultat et le juge, fort sagement, adjugera l’enfant à la servante.

Douze jeunes comédiens interprètent les personnages bien plus nombreux de la pièce avec un entrain communicatif. Tous n’ont pas une diction parfaite, certains ont tendance à « bouler » le texte mais on remarque déjà de belles personnalités. Les costumes sont d’époque quelque peu « revisitée ». Le texte intéresse. Le spectacle est convaincant, parfois drôle, parfois émouvant. Un très bon moment de théâtre.

 

La Tigresse

TigresseGianina Carbunariu, née en 1977, est roumaine. Née avant la fin de l’ère Ceaucescu, elle a grandi dans la Roumanie post-communiste ; ses pièces situées dans la nouvelle Roumanie en proie aux démons de l’affairisme ont souvent une portée universelle. Ce qui ne signifie pas qu’elles soient toujours des machines théâtrales efficaces. Ainsi Solidaritate, présentée l’année dernière dans le IN,  nous avait-elle laissé une impression mitigée. Il n’en va pas de même avec cette Tigresse et sans doute est-ce dû au texte qui fait intervenir des « personnages » hauts en couleurs, autant qu’à la mise en scène et aux trois comédiennes sur le plateau.

Une tigresse s’est échappée du zoo de Bucarest. Nous ne la verrons pas ; ceux qui l’ont connue doivent nous la raconter. Ils n’iront pas bien loin dans cette direction ; ils préfèrent en effet parler de ce qui les intéresse fondamentalement, c’est-à-dire d’eux-mêmes. Nous entendrons donc successivement un chauffeur de taxi, des clochards, deux touristes, des oiseaux de la ville, un politicien, un vieillard, etc.

La tigresse qui se balade impunément dans les rues de la ville en soulevant le scandale est une métaphore limpide de l’étranger pauvre et sans-gêne. Cela est apparent dès le récit du chauffeur de taxi, puisque, à défaut de se faire payer la course, la tigresse étant fort dépourvue, il lui demande de laver son pare-brise et ses essuie-glaces, au nom du principe suivant lequel on n’a jamais rien sans rien.

À vrai dire, l’argument importe assez peu ; il est le prétexte d’une comédie à sketchs particulièrement réussie, telle que montée par François Bergoin (du Théâtre Alibi, Bastia) avec trois comédiennes. La scénographie (également signée François Bergoin) est aussi simple qu’efficace. Dressé à jardin sur un plateau, celui où se produiront les actrices, un présentoir vertical où sont enroulés les divers fonds de scène (une photo – par exemple, pour le chauffeur de taxi, celle d’un bistrot) qui constituera le seul décor. Pendant que deux comédiennes s’affairent à modifier leur apparence en fonction de la scène à venir, l’autre déroule le décor correspondant, aux accents d’une scie musicale.

Les scènes successives sont jouées en solo, à deux ou à trois. Elles sont inégales, par la force des choses. Les comédiennes – talentueuses – ne sont pas toujours parfaitement compréhensibles quand elle adoptent des voix contrefaites. Le résultat n’est pas moins enthousiasmant. Deux scènes les plus marquantes ? Celle des oiseaux, par exemple, qui fait intervenir un pigeon (roucoulant admirablement), un corbeau (fort imbu de lui-même) et un moineau (timide à souhait). Et surtout celle du vieillard. Comme il ne se montre pas suffisamment à la hauteur, la chaîne de télévision qui souhaitait l’utiliser a recueilli ses propos et les a scénarisés. Il y a donc, d’un côté, le metteur en scène qui donne les indications pour les attitudes, les déplacements, de l’autre celui qui lit le texte, et enfin au centre le comédien chargé d’interpréter le vieillard en playback. Un numéro « classique », en un certain sens, mais merveilleusement joué et donc très drôle.

Revenant sur Solitaritate, de la même Gianina Carbunariu, jouée par une troupe roumaine en 2014 dans le IN d’Avignon, invitée ensuite à Bruxelles, à Paris, à Göteborg, à Naples et à Madrid, avec un dispositif beaucoup plus lourd que celui mis en œuvre pour La Tigresse, nous ne pouvions que méditer une nouvelle fois sur la disproportion entre les moyens accordés au uns (ceux du IN) et aux autres (ceux du OFF). Quand la même disproportion se marque dans les résultats, quand on se trouve ébloui tant par le luxe des moyens déployés que par l’usage qui en a été fait, alors la concentration des subventions sur quelques troupes, quelques événements peut paraître acceptable. Mais quand on est – comme c’est trop souvent le cas dans le IN – déçu, quand le travail d’une troupe qui ne bénéficie pas d’autant de largesses s’avère, au final, plus séduisant, on se dit qu’il y a quelque chose à revoir dans la politique du ministère de la Culture et dans les choix des programmateurs. Même si l’équation est compliquée : les finances pas extensibles, la concurrence féroce, les critères de sélection flous, l’expérimentation nécessaire, etc.

 

Les Grandes espérances

Grandes espérancesVoici une réussite incontestable du festival d’Avignon 2015. Cette adaptation par Marjorie Nakache, la directrice du Studio Théâtre de Stains, est remarquable autant par sa construction (il n’est pas si facile de rendre compte intelligemment, au théâtre, en seulement un peu plus d’une heure du roman de Dickens), son rythme, que par sa scénographie, les costumes et le jeu des acteurs. On ne fera pas l’injure aux lecteurs de leur raconter cette histoire (si, par un extraordinaire hasard, ils ne la connaissaient pas, qu’ils se précipitent sur le livre) qui conte la transformation quasi-miraculeuse d’un orphelin, apprenti forgeron, en un jeune homme subitement couronné par la fortune et introduit dans la haute société britannique.

Le dispositif scénique combine des éléments de décor (la grille du château, le fourneau du forgeron, des rideaux, des fauteuils…) et des projections des murs ou des paysages dans lesquels l’action se déroule. Les costumes évoquent précisément – mais évoquent seulement – le dix-neuvième siècle. La famille forgeron porte des masques, astuce commode pour les comédiens concernés qui ont un autres rôle à jouer.

Les comédiens, on l’a laissé entendre, sont tous excellents, y compris les deux adolescents qui interprètent Pip et Estella enfants. Même connaissant l’histoire par cœur, on sort de cette création théâtrale des Grandes Espérances à la fois ému et émerveillé. Telle est la magie du théâtre quand elle opère.

 

Le Monde d’en bas

Le Monde d'en bas1Patrick Kermann (1959-2000) est un auteur exceptionnel, hanté par la mort. On peut en juger par sa définition du théâtre, qui n’est certes pas la première à laquelle on songerait : « Le théâtre est le territoire de la mort, ce lieu rituel où les vivants tentent la communication avec l’au-delà. Sur scène, dans une balance incessante entre incarnation et désincarnation, matériel et immatériel, visible et invisible, apparaissent des fantômes qui portent la parole des morts, pour nous encore et tout juste vivants ».

La Mastication des morts – dont le titre et le contenu collent particulièrement bien à la définition que l’on vient de lire – écrite peu de temps avant qu’il ne se suicide, est sa pièce la plus jouée. Elle met en scène des dizaines de personnages, chacun enfoncé dans sa tombe, qui racontent, qui ressassent ce qui leur est arrivé de son vivant. Des monologues, le plus souvent, entrecoupés de rares dialogues. Mais comme tous se trouvent dans le même cimetière campagnard, évidemment ils se connaissent, leurs histoires se recoupent, se complètent. Ils n’en sont pas moins dissemblables par le caractère, le milieu social. L’auteur s’est régalé de donner à chacun son individualité propre.

La pièce étant trop longue pour être jouée en entier, chaque production présente son propre choix de personnages. Autant de versions différentes de la pièce, autant de textes différents. Il en va de même des mises en scène : tout est possible, en effet, pour évoquer le monde des morts. À peine y a-t-il quelques indications de lieux, comme « le bistrot de la mère Pascale », qui peuvent aider à la conception du spectacle. Ce bistrot est bien présent dans Le Monde d’en bas, la version de la pièce présentée en Avignon par la compagnie Kâdra avec cinq comédiens. Le metteur en scène, Jean-Baptiste Forest, a choisi le baroque, l’outrance dans le maquillage des visages, les costumes, les attitudes, le phrasé. À noter, la présence à cour d’un petit théâtre où surgissent parfois des marionnettes grossières mais suffisamment expressives, représentant des personnages mentionnés dans le texte sans avoir droit à la parole. Les comédiens sont le plus souvent courbés, leur démarche hésitante. Tout cela rend bien l’ambiance sépulcrale de la pièce. On rit peu, alors qu’il y a des choses très drôles, on est plutôt saisi par l’ambiance étrange et mortifère créée sur le plateau.

Tout n’est pas parfait. Certains comédiens ont tendance à trop crier (dans une salle aux dimensions réduites), certains se montrent plus convaincants que d’autres. Reste, au final, l’impression d’un beau travail, très imaginatif comme l’exige le texte de Kermann.

Billet d’Avignon 2014-12. Gianina Cărbunariu, Claude Cohen

Solitaritate

La dernière œuvre de la metteuse en scène roumaine Gianina Cărbunariu, s’inscrit dans le programme « Villes en scène » et bénéficie à ce titre de subventions européennes. Outre Avignon et Sibiu (Roumanie), elle doit être montrée à Bruxelles, à Paris, à Göteborg, à Naples et à Madrid. Cela fait beaucoup d’honneur pour une pièce qui déçoit en dépit de ses bonnes intentions. Le point de départ, pourtant, ne manquait pas d’intérêt : présenter en quelques tableaux certains aspects de la société roumaine contemporaine. Défilent ainsi successivement la décision d’édifier dans la ville de Baia Mare un mur pour isoler le quartier des Roms (avec la complicité du chef de leur communauté !) ; l’utilisation de bonnes philippines, quasiment réduites en esclavage, par la « bonne société » roumaine (laquelle n’hésite pas, à l’occasion, de se procurer frauduleusement une fausse carte d’invalidité qui lui permet, par exemple, de garer sa voiture n’importe où !) ; l’enterrement d’« Eugenia Ionescu », un nom qui fait référence aussi bien à Eugène Ionesco qu’à toutes les divas du théâtre roumain (où il apparaîtra que le fils de la défunte comédienne a vendu la concession dans l’allée des artistes du vieux cimetière de Bucarest pour financer l’achet d’une place de parking !) ; l’histoire d’un chauffeur de taxi, contraint de vendre tous ses biens pour tenter de réunir la somme nécessaire à l’opération de sa petite fille (les acheteurs se trouvent être pour la plupart des membres de sa famille, qui n’envisagent pas de l’aider sans s’aider eux-mêmes en même temps !).

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Solitaritate (néologisme composé d’après les mots « solitaire » et « solidaire » en roumain) déçoit, néanmoins, parce que trop souvent inutilement bavarde et didactique, avec la mise en scène à l’avenant. Il y a certes de vrais moments de théâtre (pendant l’enterrement d’Eugenia Ionescu, avec prêtre orthodoxe, cercueil et couronnes, ou lorsque la bonne philippine commence par dire les didascalies la concernant avant d’essayer de les jouer), mais l’on assiste surtout à des échanges verbaux entre les comédiens en position frontale, debout ou assis.

Gianina Cărbunariu entend faire un « théâtre documentaire », ce qui peut donner de très bons résultats, mais, dans cette pièce au moins, la documentation écrase la fiction. Dans un entretien avec Mirella Patureau dans la revue roumaine Infinitezimal (1), elle déclare que [son] « théâtre parle des hommes, de ce qu’ils vivent maintenant et s’adresse à eux d’une manière inaccessible au cinéma où à la littérature ». Curieuse déclaration qui semble faire fi de tant de chefs d’œuvre littéraires ou cinématographiques qui nous parlent de nous et nous émeuvent aussi fortement que les pièces les mieux réussies ! Elle déclare encore : « Je fais du théâtre… pour ceux qui ne réussissent pas à s’informer ou sont informés par certains canaux ». C’est en effet louable mais pour être entendu encore faut-il trouver pour les informations que l’on souhaite porter à la connaissance du public une forme appropriée : une forme vraiment « théâtrale ».

Crédit photo : Paul Baila

 

Qui es-tu Fritz Haber ?

Changement complet d’ambiance par rapport à la pièce précédente. Passage du IN au OFF, d’une troupe de neuf comédiens à un duo, d’un décor esquissé à un décor réaliste, d’un texte sorti en grande partie de l’improvisation à un texte écrit spécialement pour le théâtre (et publié sous le titre Le Nuage vert). L’auteur, Claude Cohen, s’est passionné pour l’histoire (vraie) de Fritz Haber, l’inventeur de l’ypérite, et de son épouse Clara. Qu’il soit par ailleurs anesthésiste n’est peut-être pas étranger à cet intérêt pour une substance chimique qui modifie radicalement le métabolisme (jusque – en l’occurrence – à entraîner la mort dans d’horribles souffrances). L’action se situe le 22 avril 1915, au soir de la première utilisation du gaz moutarde sur le front de l’ouest, à proximité d’Ypres. Après un dîner où les Haber ont reçu des officiers allemands pour fêter l’événement, les deux époux se retrouvent seuls. Lui ne songe qu’au nouveau succès qu’il vient d’engranger (il obtiendra en 1919 le prix Nobel de chimie au titre de l’année 1918 pour ses travaux réalisés avant la guerre sur la synthèse de l’ammoniac et les engrais ammoniaqués) ; elle est révulsée par l’usage dévoyé qu’il fait de sa science. Fritz est un juif converti au protestantisme, plus patriote que n’importe quel autre Allemand, obsédé par la victoire ; Clara lui rappelle qu’il restera toujours un juif aux yeux des militaires qui l’utilisent sans cesser de le mépriser. Fritz, à 47 ans, est en pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels ; Clara, de deux ans plus jeune et bien que docteur(e) en chimie elle aussi, est de santé maladive, elle reste à la maison et se consacre à l’éducation de leur unique fils, Herman.

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La mise en scène est de Xavier Lemaire qui interprète Haber, en face d’Isabelle Andréani dans Clara. On a dit tout le bien qu’on pensait de ces deux comédiens à propos du Proverbe de Musset, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée (voir notre billet n° 8). Ils sont ici encore plus excellents, peut-être, portés par un texte qui passionne de bout en bout. Qu’est-ce que la science ? À quoi doit-elle servir ? Et la religion, continue-t-elle à nous enseigner quelque chose dans un âge scientifique ? Ce sont là des questions qui pourraient paraître abstraites mais que la circonstance rend infiniment concrètes. Fritz a une philosophie très simple : il est chimiste et patriote, il met donc la chimie au service de l’Allemagne. Clara conteste qu’on puisse utiliser n’importe quel moyen pour parvenir à une fin quelle qu’elle soit ; elle est d’ailleurs profondément pacifiste et n’accepte pas, par exemple, l’idée que son fils de quinze ans puisse être un jour enrôlé dans l’armée. Elle s’accroche au motto rabelaisien – « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » – alors que Fritz a beau jeu de lui répondre que « la conscience sans la science n’est que ruine de l’homme » et de souligner que les religions ne véhiculent que des erreurs. Aux yeux des spectateurs d’aujourd’hui (que l’on peut supposer plus pacifiques que patriotes) c’est Clara qui a raison, mais la force du texte c’est de donner à Fritz les arguments les plus convaincants et de nous montrer une Clara dont la lucidité s’effrite progressivement au fil de cette soirée, qui voit des choses qui ne sont pas et finit par sombrer dans la folie et le suicide.

 

(1)    P. 11-13 du numéro 4, bilingue, édité avec la participation de l’Institut français de Bucarest.