Auteur: Antoine Constantin Caille

Jeunesse à Villefranche-sur-Mer. Maîtrises en philosophie et en anglais à l’Université de Nice. Doctorat en études francophones à Lafayette en Louisiane. Professeur assistant invité dans les départements de langues modernes à Georgia Tech puis à William & Mary. En ce moment, enseignant de philosophie et lettres modernes au Lycée Al Jabr de Casablanca. Malencontreux auteur de quelques articles et poèmes par-ci par-là. https://independent.academia.edu/AntoineConstantinCaille

Poèmes du jour et de la nuit (3)

brûlure d’épisode

lanterne à pétrole

baiser au fil de l’eau

peau aime

 

tout le monde le seconde

c’est une question de secondes

puis c’est un métier risqué

un ange s’y est risqué

sans y laisser son doigt

 

vagabond opéra

micro onde

je ne suis pas un bilboquet

j’aime poser mon front sur le n

d’un bonheur sans voix

tu étais

 

des montagnes de soleil

souriant chaque matin

des plantes vertes

toutes découpées

vous seriez si jolie ici

sous un chapeau de paille

 

tordu

comme un vieux pied

de coupeur de cannes

mon rêve

 

 

 

ne rit

pas

 

petite chauve-souris

pas morte

 

dormant par terre

près de ces

réservoirs

à lettres

 

je la laisse

dans l’obscurité

 

elle

disparaît

 

puis

je la vois s’envoler

affrontant la lumière du jour

 

je la retrouve plus tard

recroquevillée

contre une jarre

encore ensommeillée

 

 

 

un aigle

sur un lampadaire

se repose

 

me regarde

jouer des notes

 

 

 

d’amour aime

portant à-coups incivils

la main est serrée et ne tremble pas

elle tremble

le cœur bondit rien que d’y penser

 

mais le corps est plein de secrets

et l’âme

s’y maintient par le bout des orteils

 

 

 

toutes brindilles

de même inclinaison

 

brillant d’un si ancien sommeil

 

reçoit l’onde du vent

 

 

 

ce sont des merles qu’on ne voit pas

ou bien qu’on a du mal à découvrir

qui font du bruit dans les branchages

 

devenue personnage principal de mon rêve,

je retrouvais un peu de sa voix

qui me manque tant

et de sa manière si douce et particulière de me parler

 

dans mon verre de sirop au citron vert

je fais danser les rayons du soleil

qui jouent avec mes yeux

comme des petites divinités aux corps immatériels

 

sur la ligne étroite de l’horizon

éclate

la grève

nous fiançons d’immenses éclats de mosaïque

dans l’humide

chavirer

 

même rigolade

fatum indécis

comprend

nous traverse

rétrécis

et je passe la soirée

 

que la poésie

il n’est rien de plus important

 

sauf (qui peut) aimer

 

la vie

sauve

 

mauve olivier

 

fauve

 

(rien) oublier

 

dans la fausse

à la fosse

par un temps de sablier

peur

commune

 

est-ce

poire ?

 

En corps

t’ambre

assez

 

un

bon

milliard

de

fois

 

jambe

on

faut cet ailleurs

s’en débarrasser

peut

soit

 

 

 

en

bon

fossoyeur

 

comme on voit tourner les aigles

mûrir l’amande ou fleurir la fleur d’amandier

 

 

on attrape le tournis

à courir après le soleil

 

tel un feutre

calfeutré

 

non à court

d’improvisation

 

la politique est sur son nom

mise en boîte

 

la politique est à son propre nom

mise en boîte

 

 

nier

l’amour

un

possible

 

 

 

 

 

 

Envoyez Envoyez