Auteur: Sarah Baron

Née quelque part en Belgique.

Fataé V : Love

Le Cinquième Élément

Love

A Liam,

 

Déambuler au travers de la vie

L’Amour au creux de la paume

Jeter un coup d’œil à ton cœur

Et me plonger dans ton regard

Trouver encore cette perpétuelle

Tristesse

 

Errant dans les rues et par les cieux

Accepte un de mes sourires

Chante et danse avec moi

N’entends-tu pas la musique ?

Essuie la brume de tes yeux


Ne regarde pas en arrière

Tu en oublierais de rire

Prends ma main

Tiens-la bien

La route est longue

 

Le chemin se déroule devant toi

Les possibilités sont immenses

Partons à la chasse aux trésors

Attrape ma main.

N’abandonne pas.

Habille-toi d’un rire sublime

 

Essuie la bruine de tes yeux

Admire les étoiles filantes

Accroche-toi à ma main

Je ne te laisserai pas tomber

Pas avant le Bonheur

Je te tiendrai bien serré

Jusqu’aux portes du Paradis

 

Prends ma main…

         Nanaëlle.
Love
Océane,

 

Dans un décor d’au-delà

J’ai deviné à la lueur d’un chant

La douceur d’une ondée bleue

Pleine des babillements de papillons

Et ton rire dans ma tête qui farandole

 

Au rendez-vous d’antan

J’ai perdu ma main gauche

Qui maintenant se balance libre

A l’arbre des souhaits retrouvés

C’est la défaite du mensonge

La victoire qui roucoule enfin

Sur le dos des coccinelles

 

Au bout de l’avenue

Il y a cette femme enrubannée

La délicate odeur de ses cheveux

Le regard de feu au coin des lèvres

Les hirondelles s’en pâment


Toi. Océane. Le cygne. Bleu.

Retrouve-moi au solstice d’été

Reprends ton souffle

Rends-moi le mien

Donne-nous la liberté d’aimer encore

Et d’être exténué par son assaut

Sans reproche

La vie est trop courte

Pour se baiser en Enfer, non ?

Daniel.

Love

Violette,

 

S’il était une onde sans vague

La vie connaîtrait son désarroi

Le plus profond

Au milieu du silence tempétueux

J’ai regardé le ciel enlacté de voix

Perdu la notion des espaces

Retrouvé la candeur de l’effroi

Enfin oublié

Entendu le son de ta voix

Dans le dos de ma camomille

Les tourbillons des enlacements écorchés

Soudainement évanouis

Je respire enfin plus profond

Ne sens-tu pas la paix qui empaille

Nos souffles assoiffés de réponses ?

Ne cherche plus.

Je suis là.

Arielle.

Love

Ne m’enferme pas,

 

Je verrouille mes yeux dans les tiens

Respire profondément

Mort, mes jambes ne peuvent me porter

Prends ma main dans la tienne

Mon cœur bat si violemment

Les larmes le long de mes joues

De mes murmures le hurlement

En te regardant, je drache

 

Ne ferme pas ma porte

N’éteins pas les lumières

Sous mon lit des monstres

La plainte d’un fantôme

Ne ferme pas ma porte

Tu ne m’as pas répondu

 

Enchaîné dans ma tête

Calme je tombe à l’eau

Les vagues mon soupir

Au milieu des étoiles

La pureté du silence

Cauchemar en faux-semblants

Je m’extirpe de ma peau

Et la balade commence

 

Ne ferme pas la porte

N’éteins pas la lumière

Le tonnerre frappe mon

Cœur le soleil se lève

Seul avec ton sourire

Dans la main pourrais-je

Peut-être atterrir sur

La colline d’un rêve

Formidable : ton pardon.

 

Je t’aime avec la rage de l’espoir

Je t’aime avec la force de l’orage

Je t’aime Je t’aime Je t’aime.

Edouard.

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