Auteur: Antoine Constantin Caille

Jeunesse à Villefranche-sur-Mer. Maîtrises en philosophie et en anglais à l’Université de Nice. Doctorat en études francophones à Lafayette en Louisiane. Professeur assistant invité dans les départements de langues modernes à Georgia Tech puis à William & Mary. En ce moment, enseignant de philosophie et lettres modernes au Lycée Al Jabr de Casablanca. Malencontreux auteur de quelques articles et poèmes par-ci par-là. https://independent.academia.edu/AntoineConstantinCaille

Chanson

Il ne se peut

Même s’il se vide

De son sang

Bleu-orange

Une noria

Viendra l’en ravitailler

Comme d’une chanson

Un fidèle criminel du songe

Que le soleil

Nous fasse oublier

Ton refrain maussade

Celui où tu reviens

Pour dire

Dans un sourire propre

A aiguiser ma douleur

Retrouvé comme un fond

Mélancolique à l’heure

De chaque trêve inespérée

Que non

Tu ne veux plus

M’aimer

 

Une larme fuse

Dans les bois

Sans ombre où bois

Une âme confuse

Par ses reflets

Tu ou je

 

Curieuse mole

Inféodée

A la corolle

D’un vœu muet

Trop longtemps

Restée

Au bord de l’eau

 

Brusque

Sommeil

Je te pardonne

Car partout où la lumière

Foisonne

Des coquelicots ont poussé

Un sentier miraculeux

Par instant insensé

Se dessine

Tes volontés

Si ivres

De ton milieu

Plus petit

Qu’un bassin

Créé

Pour d’occasionnels

Preneurs de

Têtards

 

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