Auteur: Merlin Urvoy

Ce que nous relate ici Merlin Urvoy, universitaire français ayant été de poste en poste à travers le monde, c’est une vie sexuelle dans la moyenne de l’homme occidental de notre époque. Ce n’est pas "My Secret Life" avec des exploits hors du commun (des milliers de femmes possédées, des femmes de tous les pays du monde, etc.), ce sont des instantanés, agrémentés de fantasmes, dans une vie sexuelle parfois morne, parfois agitée, parfois remplie d’éclats, mais toujours proche de la vérité et de la réalité du temps. Ces courts récits, ces contes érotiques et amoureux, suivent un ordre à peu près chronologique, depuis les premiers émois de l’adolescent jusqu’aux plaisirs plus raffinés de l’homme mûr.

Premiers pas (2)

Dans ses années d’étudiant il passait régulièrement les vacances d’hiver et de printemps au ski, toujours dans des groupes de divers organismes (Uniclub, OTU, Inter-Europe), d’abord participant puis moniteur grâce à sa maîtrise de ce sport. Cette année là, il fit la connaissance dans un stage de Noël à Davos, d’une jeune américaine, Joyce, étudiante à Paris, qui allait devenir une amie pendant de longues années et une amante épisodique. Mais surtout ce fut l’occasion de rencontrer deux sœurs de 15 et 17 ans, qui avaient la particularité d’avoir pour père le chef de l’armée du salut pour la France. Celui-ci venait de défrayer la chronique dans toute la presse du pays à propos d’une prise de position sur la morale et les bonnes mœurs, qui avait paru, dans ces années 1960 en cours de libération, tout à fait anachronique et retardataire. Il préconisait par exemple l’absence de toute relation sexuelle avant le mariage, la fidélité sans faille après, la condamnation de l’union libre, etc.

Au cours des soirées d’après-ski, organisées dans le chalet où ils résidaient durant ces quinze jours de vacances, il avait commencé à flirter avec les deux sœurs qui étaient naturellement maintenues à la maison dans une morale stricte et une ignorance totale des choses de l’amour. Elles étaient totalement innocentes, mais en même temps extrêmement curieuses, et prêtes à commencer leurs expériences. Des ingénues libertines, des Lolita à l’innocence perverse qui allaient faire avec lui leurs premières armes. Malheureusement il était lui-même très jeune, sans grande expérience, et manquait du sang-froid ou du cynisme qui lui aurait permis de mener cette initiation jusqu’au bout.

Des deux sœurs, la plus âgée était la plus sage, l’autre était plus coquine, plus espiègle. Il commença à “sortir” comme on disait avec l’aînée. Ils se tenaient par la main, skiaient ensemble, étaient toujours assis côte-à-côte au repas ou en boîte et s’embrassaient gentiment. Puis le soir du réveillon du jour de l’an, après avoir un peu bu, bien dansé, ils montèrent dans la chambre des deux filles et ils commencèrent à se frotter l’un à l’autre. Elle était vierge et voulait perdre son pucelage. Lui avait fait l’amour avec une seule fille, peu avant, à Paris, seulement à quelques reprises. Il avait un léger avantage et elle était persuadée qu’il était plein d’expérience… Il l’embrassait en glissant les mains sous son pull et sa chemise, cherchant la peau et le soutien-gorge. Elle se laissait faire dans la chambre surchauffée de la pension suisse, alors que la neige tombait au dehors. Il réussit à ouvrir l’agrafe et dégagea la poitrine. Ses seins étaient petits et fermes et il les prit les entourant de sa paume l’un après l’autre. Elle respira plus vite quand il passa sur les mamelons durcis. Il lui fit enlever ses vêtements du haut et l’allongea sur le lit en embrassant son buste. Son sexe était bandé au maximum et tendait le pantalon, laissant une auréole apparaître. Il s’attaqua à son fuseau et commença à glisser la fermeture éclair sur un slip en coton rose. Il se leva et l’aida à retirer le pantalon. Elle était presque nue maintenant allongée sur le lit. Il se pencha et l’embrassa longuement. Sa main posée sur le slip, caressant à  travers l’étoffe la partie bombée, le haut de son sexe. Elle restait inerte, répondant seulement à son baiser, mais n’osant le caresser. N’y tenant plus, il se dégagea d’elle et ouvrit son pantalon, extirpant le sexe qui s’offrit à elle. Elle regardait le phallus dressé et humide, oscillant devant elle, la fente rouge du gland émettant un liquide luisant. Il saisit sa main et la porta sur son sexe. Elle le prit doucement et ne sut quoi faire avec la masse chaude qui remplissait sa paume. Il entoura la main de la sienne et lui montra le mouvement à accomplir, le va-et-vient sur la hampe, entourant le gland de la peau du prépuce pour redescendre ensuite. Il la laissa faire seule et elle le caressa ainsi, maladroitement, détournant le regard du sexe qu’elle tenait. Malgré l’aspect malhabile de son geste, il sentit le plaisir monter et voyait qu’il allait jouir sur elle. Il l’arrêta et se contint avec peine. En s’allongeant à côté d’elle, il fit baisser son slip et elle l’aida à le retirer complètement. Il retira ses habits et l’enlaça. Nus sur le lit tous deux, maladroits, ils étaient tendus de tout leur être. Enfin il approcha la main de son sexe et entreprit de la caresser. Elle commençait à être humide et il trouva l’entrée du vagin. Il introduisit un doigt et en caressa le pourtour. Impatient, il s’arrêta trop tôt et se coucha sur elle, le sexe pointant à l’entrée du sien. Finalement il commença à la prendre et franchit sans peine la résistance de son hymen. Elle se raidit à peine au passage et lui enfoncé en elle commença à lui faire l’amour, rentrant et sortant dans la fille. Son plaisir vint trop vite et il sentit qu’il allait éjaculer. Il se retira au dernier moment et éclaboussa son ventre par saccade. Elle n’avait pas eu de plaisir, bien sûr, et, complètement innocente, elle lui demanda ce qui s’était passé, ne comprenant rien à son retrait soudain. Il dut lui expliquer qu’il était sorti pour ne pas prendre le risque de lui faire un enfant. Elle réalisa soudain et s’éclaira en le remerciant avec effusion. Tellement soulagée de voir ce risque éloigné, qu’elle se comportait de façon excessive ne voyant pas que c’était la moindre des choses et que le risque était aussi pour lui, peut-être pas aussi grand, mais assez en tout cas pour lui donner des sueurs froides quand il l’envisageait.

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