Auteur: Merlin Urvoy

Ce que nous relate ici Merlin Urvoy, universitaire français ayant été de poste en poste à travers le monde, c’est une vie sexuelle dans la moyenne de l’homme occidental de notre époque. Ce n’est pas "My Secret Life" avec des exploits hors du commun (des milliers de femmes possédées, des femmes de tous les pays du monde, etc.), ce sont des instantanés, agrémentés de fantasmes, dans une vie sexuelle parfois morne, parfois agitée, parfois remplie d’éclats, mais toujours proche de la vérité et de la réalité du temps. Ces courts récits, ces contes érotiques et amoureux, suivent un ordre à peu près chronologique, depuis les premiers émois de l’adolescent jusqu’aux plaisirs plus raffinés de l’homme mûr.

Piscine

Sommaire

  Il était parti une semaine en France pour aider un collègue dans un concours universitaire. L’expérience avait été passionnante, un travail en équipe, une nuit blanche, un brainstorming très fécond, et il revenait dans ce lointain département d’outre-mer, à l’autre bout du monde, vers sa jeune maîtresse créole, bien décidé à combler rapidement un manque sexuel de quelques jours. Les enfants étaient à la maison et il était difficile, l’après-midi, de s’isoler avec elle ; il saisit un prétexte pour l’emmener et ils descendirent en voiture vers le village. Leur maison était sur les Hauts pour profiter de la fraîcheur, une “climatisation” naturelle sur cette île montagneuse. Ils allèrent à la piscine du Port, désertée à cette heure malgré la chaleur. Au parking il l’enlaça dans la voiture et l’embrassa amoureusement. Ils commencèrent à se caresser comme deux amants séparés depuis trop longtemps. Elle ouvrit les jambes et il prit la conque mouillée de la jeune femme dans sa main en introduisant deux doigts dans la vulve. Elle se laissa aller au plaisir, puis ils inversèrent les rôles et elle prit son sexe qu’elle manœuvra délicatement. Il retint son plaisir et ils se dirigèrent vers le bassin. Là dans l’eau ils reprirent leurs ébats sans oser enlever leurs maillots de peur d’être surpris. Finalement il s’assit sur le bord et la fit venir entre ses jambes, elle toujours dans l’eau tiède, ses seins lourds à hauteur de ses cuisses et de son entre-jambes. Il extirpa son sexe et lui présenta. Elle posa les avant-bras sur ses jambes et s’en empara des deux mains pour le caresser doucement. Il lui prit alors la tête et la fit venir contre le gland. Elle écarta ses mains pour le happer délicatement entre ses lèvres et commencer la fellation qu’il attendait.

  Il ferma les yeux et se laissa aller au plaisir. Ils ne virent pas les deux baigneurs arriver, qui, surpris d’abord, puis intéressés par leur jeu, se rapprochaient d’eux. Quand ils s’en aperçurent, il était trop tard. Elle ne put que se replonger dans l’eau, le feu aux joues, pendant que lui se rajustait piteusement. Les deux hommes rirent et plongèrent dans un grand éclat d’eau qui troubla la surface polie et le silence de l’écrasante chaleur de cette heure de sieste. Ils se rapprochèrent de la femme qui éprouva une crainte délicieuse. L’idée d’être à la merci de ces trois mâles, seule, d’avoir été surprise en flagrant délit de fellation, lui procura une excitation troublante. Elle avait à la fois peur des deux hommes, et à la fois envie de s’abandonner, de devenir un objet de plaisir pour eux. Elle croisa leur regard et ils y lurent tout cela, la légère appréhension mais le désir surtout. Alors l’un des hommes l’embrassa sur l’épaule en l’enlaçant, et l’autre lui saisit la main. Elle se laissa aller, sa décision était prise, le désir l’emportait sur la peur. Son compagnon la regardait ébahi, ne sachant s’il devait intervenir pour tenter de la protéger des hommes. Mais ceux-ci n’étaient pas agressifs, ils ne voulaient aucunement la violer. Il croisa à son tour son regard et vit qu’elle ne souhaitait pas qu’il intervienne, qu’elle désirait leurs caresses.

  Les hommes abaissèrent les bretelles de son maillot, découvrant ses seins soutenus par l’eau et offrant leur rondeur magnifique, les pointes à la limite de la surface. Ils firent rouler le tissu sur ses fesses et lui enlevèrent complètement libérant ses jambes fines. Elle se retrouva nue dans le bassin, et vit que les hommes jetaient à leur tour leur maillot sur le bord. Son compagnon, se sentant rejeté, observait la scène, les trois corps dénudés dans la piscine. On distinguait l’érection des hommes sous l’eau transparente, qui, tels deux requins, tournaient autour de leur proie… Elle finit par reculer, s’accouda au bord et attendit en fermant les yeux. Une main se posa sur sa cuisse et remonta vers son sexe qu’elle caressa doucement. La jeune femme écarta les jambes pour faciliter l’accès et l’homme s’empara du vagin, s’appliquant à faire naître le plaisir, mais elle était déjà toute mouillée d’excitation. L’autre homme lui caressait les seins, puis passait ses doigts sur sa bouche, enfonçant un index entre les lèvres, cherchant la langue, comme s’il la pénétrait de son sexe. Elle eut vite un orgasme et fut agitée de soubresauts entre eux, agrippant les bras qui l’entouraient. Elle était dorénavant prête à tout et les hommes, très excités, voulaient maintenant leur plaisir. L’un deux s’assit sur le bord comme son compagnon l’avait fait tout à l’heure et il la fit venir entre ses jambes, tandis que l’autre la prenait par derrière à la taille. Elle était ouverte, disponible. Elle tendit sa croupe en arrière vers le mâle pour signifier qu’elle désirait la pénétration et en même temps arrondit sa bouche pour indiquer à l’autre que son sexe était bienvenu entre ses lèvres. Les deux hommes la prirent au même moment et elle ferma les yeux sous le délice de la double introduction. L’un allait et venait dans son ventre, et elle s’appliquait à reproduire avec sa bouche sur le sexe de l’autre, les mouvements de l’amour, pendant qu’il l’accompagnait de ses mains plaquées dans ses cheveux. Elle jouissait à la fois du sexe bandé qui envahissait son vagin, des mains de l’homme sur ses hanches qui la serraient fortement contre lui, et du membre tendu et doux sur lequel son visage montait et descendait et qui l’emplissait jusqu’à la gorge. Celui qui était assis et occupait ainsi sa bouche faisait passer ses mains de ses cheveux à ses seins soutenus par l’eau pour profiter de leur rondeur pleine et souple. Les deux hommes jouirent l’un après l’autre en elle, sans chercher à se retenir et sans s’occuper de l’autre, resté seul et transformé malgré lui en voyeur. Ils se dégagèrent d’elle, puis tous les trois se baignèrent à nouveau, et elle se vida dans l’eau et recracha les restes du sperme qu’elle n’avait avalé qu’en partie.

  Elle se hissa sur le bord et s’allongea nue sur le carrelage, insouciante de tout ce qui pourrait dorénavant arriver. Les deux hommes n’en avaient pas fini avec elle, ils étaient assez jeunes pour que leur désir et leur érection fussent déjà revenus. Ils remontèrent de l’eau et se dirigèrent vers elle. Le premier la prit par les cheveux et la força à se relever pour l’entraîner vers un banc et la coucher en travers de ses genoux. Il commença à la fesser en riant, ne retenant pas sa force. Elle se raidit sous les coups tandis que l’autre s’accroupit devant elle et prit son visage dans ses mains comme pour la consoler. Le sexe dressé de l’homme apparaissait devant elle et elle ne put se retenir de tendre la langue pendant que les coups redoublaient sur son postérieur. En même temps que la douleur, elle sentit un plaisir trouble l’envahir. Au même moment l’homme écartait ses cuisses et frappait plus près de son sexe, contre sa vulve ; elle était au bord du plaisir, et l’autre individu se rapprocha pour lui présenter son membre qu’elle happa entre ses lèvres. Elle eut alors un orgasme en se tendant sous la fessée. L’homme excité cessa de la battre et la prit par derrière dans ses fesses toutes rouges, zébrées de la trace de ses mains et de ses doigts. Il envahit le sexe baigné de liquide et gonflé des coups qu’il venait de donner. Elle fut repoussée dans une position à quatre pattes sous la pression, lâchant un moment le sexe de l’autre pour mieux le reprendre ensuite dans sa bouche. Les deux hommes à genoux, par devant et par derrière, la pénétraient en cadence, l’enfilaient tel un méchoui et ils se firent signe pour s’attendre et coordonner leur plaisir. Ils jouirent une deuxième fois en même temps en elle et elle sentit le double flot de sperme l’envahir des deux côtés.

  Enfin, ils se retirèrent de chacune de ses ouvertures, cherchèrent un peu hagards leur maillot et quittèrent la piscine. Elle regarda son ami, gênée, l’air un peu coupable. Il se leva, l’air furieux et s’approcha d’elle. Il la coucha sur le ventre, nue sur le carrelage, et là, baissant son propre maillot, il la prit dans le vagin encore glissant. Mais il voulait plus et en se retirant il guida d’une main son sexe vers l’anus. Il cala ainsi son gland contre l’œillet fermé, et là, pour se venger, en cherchant à faire mal, il s’enfonça d’un coup dans l’orifice rêche du rectum. Elle eut un cri de douleur, il sortit aux trois quarts et la pénétra à nouveau violemment, pour répéter le mouvement, encore et encore. Le sexe allait et venait plus facilement et un début de plaisir accompagna sa douleur. Elle gémit et sa plainte se transforma en halètement de jouissance. Il éjacula avec la force d’un orgasme trop longtemps contenu, en l’écrasant de tout son corps et la blessant contre le sol dur de la piscine.

  L’homme resta un moment écroulé sur elle puis il la débarrassa de son poids et ramassa ses affaires pour l’attendre à la voiture. Elle resta quelques minutes allongée avant de reprendre ses esprits, femme possédée, utilisée, souillée par le sperme différent de ces trois amants qui la parfumait dans tous les orifices disponibles de son anatomie. Elle se leva, dégageant l’odeur de l’amour, et le rejoignit, vaguement honteuse. Il avait été faible en n’intervenant pas et lui fit payer cette lâcheté avec mesquinerie, en la forçant à lécher sur le siège le pénis souillé de sa cavité, jusqu’à ce que toutes les traces aient disparu.

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