Auteur: Merlin Urvoy

Ce que nous relate ici Merlin Urvoy, universitaire français ayant été de poste en poste à travers le monde, c’est une vie sexuelle dans la moyenne de l’homme occidental de notre époque. Ce n’est pas "My Secret Life" avec des exploits hors du commun (des milliers de femmes possédées, des femmes de tous les pays du monde, etc.), ce sont des instantanés, agrémentés de fantasmes, dans une vie sexuelle parfois morne, parfois agitée, parfois remplie d’éclats, mais toujours proche de la vérité et de la réalité du temps. Ces courts récits, ces contes érotiques et amoureux, suivent un ordre à peu près chronologique, depuis les premiers émois de l’adolescent jusqu’aux plaisirs plus raffinés de l’homme mûr.

747

L’année des coopérants tirait à sa fin. C’était le temps où tout le monde se préoccupait du départ de ses cantines, deuxième évènement de l’année par ordre d’importance, le premier étant l’arrivée des mêmes cantines. Son épouse était rentrée déjà en métropole avec leurs filles et il était resté seul avec son fils pour quinze jours en attendant de les rejoindre. Ils décidèrent de passer le dernier week-end de l’année dans leur hôtel favori au bord d’un lac à deux heures de bateau par le canal. L’endroit était idyllique, perdu dans la wilderness de ce pays éloigné. Les clients habituels, des touristes européens, surtout allemands partageaient leurs repas. La propriétaire, une jeune femme d’origine allemande aussi avait invité une amie, journaliste à Cologne qui établissait un guide touristique du pays. Ils sympathisèrent et il fut séduit par la jeune femme, mais le moment du départ arriva trop vite et il dut la quitter sans espoir de la revoir.

Quelques jours après, il était avec son fils dans l’aéroport de la capitale en train d’attendre le départ de l’avion qui devait les ramener en France. Il eut la surprise de tomber sur elle, elle prenait le même vol qu’eux… Au moment de se placer dans l’avion, il lui proposa de prendre la place de son fils à côté de lui, et de lui laisser la sienne. Tous deux acceptèrent sans difficulté. L’avion décolla et ils se préparèrent à une longue nuit de quatorze heures, côte à côte. Ils discutaient, mangeaient et ne voyaient pas le temps passer quand, après le film, vers une heure du matin, l’avion commençait à s’assoupir, les gens tiraient les couvertures, les conversations se faisaient rares et tout le monde essayait d’arracher à l’inconfort quelques heures de demi-sommeil.

Il tenta de s’allonger près d’elle et fit mine de chercher le sommeil. En fait, il était plus éveillé que jamais et se préparait à lui prendre la main ou l’embrasser. Mais il était paralysé et n’osait faire le premier geste, elle était très belle et bien plus jeune que lui. Il se tournait et se retournait sur son siège, respirait de façon saccadée, intimidé comme un collégien. Au bout d’un moment, il n’arrivait toujours pas à vaincre son indécision et ce fut elle qui fit le premier pas, elle le sentait torturé à ses côtés et lui prit la main d’une façon très naturelle. Il se sentit libéré et ils commencèrent à s’embrasser et à se caresser. C’était plutôt délicat car les voisins étaient proches dans cet avion bondé et la demi-pénombre permettait d’entrevoir ce qui se passait . Heureusement les couvertures dissimulaient un peu leurs gestes. Il la caressa, faisant glisser son pantalon pour accéder à son ventre, ses cuisses et son sexe. Elle haletait sous ses doigts et il allait et venait sur son vagin, pénétrant le sexe mouillé d’excitation. Elle jouit en sourdine, les lèvres serrées, son corps se raidissant sur le siège. Il libéra ensuite son sexe sous la couverture et elle le chercha pour commencer une lente masturbation qui se voulait discrète. Il se laissa aller sur le siège pendant qu’elle travaillait sur lui. Puis elle fit mine de s’allonger sur ses genoux pour dormir et se recouvrit la tête de la couverture. Sa bouche était devant le membre qu’elle tenait toujours de la main. Elle commença à le sucer doucement comme elle l’aurait fait d’une glace ou d’une sucette. Elle était douée et il sentit son plaisir monter au gré de la caresse. Bientôt il se sentit venir et il s’épancha par saccade dans la bouche accueillante de la jeune Allemande.

Le lendemain matin à Orly, ils se quittèrent en se promettant de s’appeler.

Envoyez Envoyez