Auteur: Stefan Froehlich

Stefan Froehlich enseigne la littérature française en Helvétie.

Ariane, ma sœur…

Vous vécûtes aux temps où vous fûtes aimée
 

 

Vous bûtes de ce philtre… et fûtes passionnée
 

 

Vous en voulûtes tant que vous fûtes baisée
 

 

Vous pourvûtes l’amant dont vous fûtes louée
 

 

Vous lui plûtes si bien que vous fûtes choyée
 

 

Vous résolûtes tout et fûtes adulée
 

 

Vous conclûtes un pacte et fûtes couronnée

 

Vous apparûtes fière et fûtes admirée

 

Vous pûtes le dompter quand vous fûtes dotée

 

Vous crûtes en son cœur et fûtes approchée

 

Vous parûtes sans voile… et fûtes enlevée

 

Vous vous émûtes… las ! vous fûtes déflorée…
 

 

…………………………………………..

 

Vous connûtes le sort où vous fûtes vouée

 

Vous déchûtes après que vous fûtes touchée

 

Vous voulûtes durer, mais vous fûtes frustrée

 

Vous reçûtes si peu que vous fûtes piquée

 

Vous le sûtes trop bien quand vous fûtes froissée

 

Vous dûtes renoncer : vous fûtes négligée

 

Vous conçûtes enfin que vous fûtes trompée

 

Vous vous tûtes dès lors que vous fûtes blessée

 

Vous courûtes au loin mais vous fûtes lassée

 

Vous eûtes du dépit quand vous fûtes rentrée

 

Vous lûtes dans ses yeux : vous fûtes ignorée

 

Vous perçûtes alors que vous fûtes jouée

 

Vous chûtes dans l’abîme où vous fûtes niée

 

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée

 

Vous mourûtes aux bords où vous crûtes Thésée…

 


Envoyez Envoyez


One Response to “Ariane, ma sœur…”

  1. dominique PY dit :

    Vous pûtes l’approcher, mais déchûtes au matin