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Poèmes du jour et de la nuit (4)

j’aime rien

vous pouvez trouver à la surface de l’eau

un coquillage de brume

que rien ne peut dissoudre

 

ce sont des poissons à peine pêchés

qui bientôt pourrissent au soleil

 

oxydant l’oxyde pour disséquer

un bon millier de larmes

 

bête quadrupède

ou intestin

usurpe et vrille

 

pousse archimède

poisse

espadrille

n’ai jamais

accroché

 

aussi bien que le mal

que j’ai eu

en tombant

 

 

 

 

aime errone décadentise

par tous les moyens

au levant

arrache les herbes avec le chemin

repasse

quantité de chemises

où le moment d’oublier

vient

crois-

tu

 

tout m’effraie

y compris ces deux petites chouettes

yeux gentiment

dans

la nuit

 

ne m’effraie pas vraiment

ou plus

mais ce sont des trésors

que je mettrais sur ta joue

dans un baiser

 

 

à courir dehors

ne peut passer sa vie

 

cours au-dedans

comme on éléphante une bijouterie

dévore l’ivre hiver

 

les petits oiseaux du matin dans les feuillages

résonnent comme une gousse dorée

et la douceur peut se prolonger jusqu’au soir

si profondément l’on se tait

suffisamment

 

je reconnais encore un nom de planète

la sauterelle saute sur la catastrophe

l’œil dans son orbite déboussolé

une même musique nous vient en renfort

rêve

je te retrouve quelquefois en rêve

 

Moustique immense

devant mille écharpes de laine

revisitant ses jardins

appelle l’Histoire

à manger ses oreilles

 

cosmonaute tenant un bâtonnet glacé

 

comme toute âme finissant en totem

 

anguille luminescente sur un parterre de verre cassé

 

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