Auteur: Umar Timol

Né à l’île Maurice, Umar Timol est l’auteur de trois recueils de poésie, La Parole Testament, Sang et Vagabondages, édités aux Editions l’Harmattan. Il a contribué à de nombreuses anthologies, à Maurice et à l’étranger. Il a aussi écrit un scénario de BD, Les yeux des autres, qui a été publié dans l'ouvrage collectif, Visions d'Afrique ( l'Harmattan ). Il est un des membres fondateurs de la revue de poésie mauricienne Point Barre, une revue transversale et plurielle qui publie aussi bien des poètes mauriciens que des poètes provenant des quatre coins du monde. Il est le titulaire d’une bourse du Centre National du Livre (CNL), qui lui a permis, dans le cadre d’une résidence d’auteur au Festival des Francophonies en Limousin, d’achever l’écriture de son premier roman Journal de la vieille folle.

Poèmes, 4

 

 

je suis / d’une île /
où / le bruit des egos /
ensevelit /
le bruit de la mer /

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il suffit / de l’étreinte d’un souffle /
pour cheminer / vers une autre fin /
mais il n’est d’autre fin / que celui du destin /

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la nuit / a pour vertu /
d’inscrire / le silence /
au creux /
des velléités du temps /

___________________

la conscience éveille le réel /
le temps est absence /
 
nous sommes des ombres /
sculptées par un rêve /
dont la demeure / est un autre rêve /
 
parfois l’amour /
ébrèche le mystère /
 
mais la mort /
seule / le dénoue /
___________________

ce lien / qui nous unit /
est l’ombre d’une ombre /
– on ne peut en douter – /
mais il est engorgé /
de sang et de tempêtes /

 

 

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One Response to “Poèmes, 4”

  1. Mario dit :

    Oui Michele, bien sfbr, mais le proble8me ne me semble pas eatre le0. Je ne sais pas si le jeune qui a e9te9 atabtu a de9valise9 le casino d’Uriage pour payer un voyage e0 sa femme. Cette version me paraeet bien romantique! En re9alite9, c’e9tait un bandit. Mais des bandits, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Meame dans une socie9te9 of9 l’e9ducation serait parfaitement re9ussie. On peut le regretter, mais parfois aussi, ils deviennent des figures de le9gende: Robin des Bois, Mandrin etc. Le bandit que les flics ont descendu avait compris un truc que, justement avaient de9je0 compris en leur temps ceux que je viens de citer: le meilleur moyen de se livrer e0 ce me9tier est de tenter de se fondre dans la masse du peuple, en s’effore7ant de susciter la sympathie. Ca marche aupre8s des pauvres et des tre8s pauvres, qui ont toujours le fantasme que ces bandits re9cupe8rent un peu de ce qui leur est du aupre8s des riches. De9valiser un casino entre dans cette vision des choses. Le pouvoir ensuite instrumentalise les actes en question. Il les collore de racisme (en faisant l’amalgame entre de9linquance et immigration), les utilise pour faire digression. Une partie du peuple s’y laisse prendre. Mais ce n’est ni une question de religion, ni une question de race , c’est une question de classe.