L’individu librégenté

L’INDIVIDU LIBRÉGENTÉ

                                                                                                Jean-Louis ROBERT (écrivain)

 

Résumé :

La mégacrise actuelle du covid-19 a contraint de nombreux pays à prendre des mesures restreignant les libertés publiques.  Les sujets des sociétés modernes ont du mal à accepter ces restrictions, car ils se perçoivent comme « libres ». Ils sont en fait régentés, aliénés, par un régime-temps silencieux et invisible, qui satisfait l’énorme besoin de régulation et de coordination engendré par la dynamique d’accélération présente dans leurs sociétés. L’exceptionnalité de la crise a rendu bruyant le « langage silencieux » des normes temporelles, ce qui pourrait engager l’individu librégenté vers une sortie de son aliénation par le temps.

Mots-clés : Crise sanitaire – Liberté – Accélération – Normes temporelles – « Langage silencieux »

 

Pandémie et libertés

La mégacrise actuelle du covid-19, favorisée par l’interconnexion généralisée qui caractérise notre monde, a contraint de nombreux pays à prendre des mesures restreignant les libertés publiques, dont le confinement à domicile de 4 milliards de personnes en mars-avril 2020 constitue la manifestation  la plus spectaculaire. En France, les premières réponses du pouvoir se sont inscrites, en toute légalité, dans la doctrine des circonstances exceptionnelles, présente notamment dans l’article L.3131-1 du Code de Santé Publique. Le premier alinéa stipule qu’ « en cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, prendre toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population. » Cette base juridique a autorisé l’instauration d’un état d’urgence sanitaire, après le vote de la loi du 23 mars 2020, dont la durée prévue initialement a été prolongée jusqu’au 1er juin inclus. C’est ainsi que le premier confinement de mars 2020 a été suivi par deux autres avec des mesures de couvre-feu dans l’intervalle. Le troisième confinement, entré en vigueur le 20 mars 2021, s’est voulu moins strict que les précédent, en permettant de profiter de l’extérieur tout en limitant les interactions ; la diminution de l’acceptation sociale des formes de limitations des libertés ayant motivé, en partie, cet assouplissement.

Un sondage CEVIPOF par IPSOS, en 4 vagues durant le 1er confinement, entre les 16-17 mars et les 7-8 avril 2020, sur un ensemble de mesures restreignant les libertés traditionnellement perçues comme essentielles (couvre-feu, confinement général, quarantaine…) révèle dès cette période une évolution négative ; le niveau d’adhésion décroît rapidement, passant pour la mesure privative de liberté par excellence à savoir le confinement total, en-dessous des 50 pour cent. La légitimité des décisions publiques se trouve de plus en plus remise en question, à cause notamment des controverses suscitées par la gestion de la crise, concernant les masques par exemple.

Le désir de retrouver les libertés suspendues se fait de plus en plus pressant, entraînant des mouvements de protestation à l’instar de celui des Masques blancs[i] et un certain nombre d’attitudes transgressives, dont les plus marquants sont les rassemblements festifs clandestins. Les participants à ces événements hors-la-loi entendent ainsi, en plus d’exprimer la vie par la musique et la danse, s’opposer à ce qu’ils appellent « dictature sanitaire » – forcément mortifère – qu’ils perçoivent comme une manœuvre du pouvoir visant à l’instauration de la dictature tout court. Il y parviendrait en éternisant le provisoire de l’état d’urgence, c’est-à-dire en supprimant définitivement toutes les libertés publiques mais aussi privées, cédant ainsi à la tentation totalitaire qui, me semble-t-il, travaille tout pouvoir. Cette crainte n’a plus véritablement de fondement, le gouvernement ayant déposé un projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise[ii].

Ainsi, la situation sanitaire délétère actuelle incite à se poser fortement la question de la liberté dans les démocraties occidentales en contexte critique. Le citoyen évoluant dans un environnement démocratique se définit comme un être fondamentalement libre ou, du moins, se perçoit-il comme tel. Sur le plan politique, c’est la Constitution qui garantit au citoyen français un certain nombre de droits et libertés essentiels : libertés de circulation et d’entreprendre, libertés de réunion et de manifestation ainsi que, de façon indirecte, droit à la vie privée et familiale et droit à l’éducation. Sur les plans éthique et moral, l’individu des sociétés modernes se sent libre à un degré jamais atteint précédemment : il n’a besoin de personne pour lui indiquer quoi faire, à quoi croire, comment penser ou aimer, comment vivre, ni où vivre et avec qui. Harmut Rosa, entreprenant dans son œuvre une théorie critique de la modernité tardive[iii] en vue de définir ce qu’est une vie bonne, explique ce sentiment d’excessive liberté dans le fait qu’ « il existe une grande pluralité de conceptions de la vie bonne et une considérable liberté de choix parmi des myriades d’options dans toutes les sphères de la vie[iv]. »

L’accélération sociale

Un tel sentiment revêt cependant une certaine étrangeté, si l’on considère le type de sociétés, celles dites modernes, dans lequel il s’épanouit. Pour développer notre propos, il s’avère nécessaire de faire appel aux idées de H. Rosa. Pour ce penseur, l’essence de la modernité peut être saisie dans un concept unique, celui d’accélération, capable d’expliquer de façon systématique un ensemble de phénomènes concernant tous les domaines de la vie sociale. Le sociologue allemand, ne trouvant aucune caractéristique commune directe à cet éventail de phénomènes, les regroupe en trois catégories  analytiquement distinctes. La première, la plus évidente, est l’accélération technique, laquelle se définit comme « l’accélération intentionnelle de processus dirigés vers un but » ; elle se rapporte au rythme croissant de l’innovation dans les domaines des transports, de la communication et de la production. La deuxième forme, à savoir l’accélération du changement social, désigne l’augmentation de la vitesse des changements de la société elle-même, perceptible dans le bouleversement de ses structures de base, notamment le travail et la famille ; ces institutions cardinales voient leur stabilité de plus en plus menacée par la « compression du présent[v] ». Enfin, l’accélération du rythme de vie renvoie à l’expérience existentielle des individus de la modernité tardive, en proie à la « famine temporelle » – ils ont le sentiment que le temps leur manque ou leur est compté –, dans la mesure où ils doivent « faire plus de choses en moins de temps ». Elle peut se monnayer en « l’augmentation du nombre d’épisodes d’action ou d’expérience par unité de temps ».

Cette triple accélération est provoquée et entretenue par trois mécanismes majeurs : deux forces motrices « externes » : la compétition et la promesse « culturelle » de l’éternité, complétées par un dernier moteur baptisé « cycle de l’accélération » qui fonctionne à la manière d’une « boucle auto-alimentée », chacune des trois formes analytiquement distinguées entretenant les autres.

Le premier moteur, le plus important, est manifeste dans les principes fondamentaux et des lois inhérentes au capitalisme ; mais son champ d’action excède largement la sphère économique pour se diffuser dans toutes les autres sphères de la vie sociale. Le principe de la concurrence (ou de la compétition) est devenu partout dans la société moderne, surtout dans sa phase tardive, le mode essentiel et dominant de distribution. Il régit la répartition des privilèges, des droits et des biens auxquels on a accès, dans tous les domaines, économique et sportif, les plus évidents, mais aussi politique, artistique, religieux (cf la concurrence des confessions pour attirer les fidèles), scientifique.

Il est facile de constater le rôle moteur de ce principe dans le dernier domaine, plus particulièrement dans le secteur clé de la recherche. Daniele Roppolo, biologiste spécialiste de l’expérimentation animale , l’affirme avec force dans la phrase suivante : « Être chercheur, c’est participer à une compétition mondiale ![vi] » De nos jours, un chercheur, en plus de se consacrer à la recherche, doit être en même temps un homme d’affaires – parce qu’il faut trouver et lever des fonds pour financer la recherche -, un manager et un communiquant (dans le monde de la science, c’est le chercheur qui publie le premier qui remporte tout). La mondialisation de la concurrence, évoquée par D. Roppolo est un fait incontestable qui se vérifie, de façon robuste, dans le contexte pandémique actuel qui a lancé les chercheurs en médecine de tous les pays dans un processus accélératoire orienté vers la recherche de vaccins contre le covid 19. Cette première accélération a été couronnée de succès, qui a été suivie d’une seconde dirigée vers la production par l’industrie du médicament de quantités de plus en plus importantes des précieux sérums. Nous avons là une illustration parfaite de cette accélération technique théorisée par H. Rosa. Celle-ci, ainsi que les deux autres, s’appliquent notamment aux processus de production et de distribution, mais aussi à ceux de la politique et du droit entre autres, impliquent d’innombrables individus et actions et découlent d’une foule de décisions séparées socialement et localement. Cela engendre une organisation sociétale se caractérisant fondamentalement par un accroissement démesuré de l’interdépendance mutuelle. C’est ce que constate H. Rosa, quand il écrit : « Les interactions sociales sont intimement intriquées à des réseaux très complexes, et les chaînes de l’interaction et de l’interdépendance s’allongent considérablement. » À partir de là, il est légitime d’estimer que le fonctionnement correct, c’est-à-dire sans arrêts ni ruptures, de ces chaînes exige que soient instituées et respectées des normes sociales et éthiques à même de réguler et contrôler la vie sociale. Mais ce qui, paradoxalement, est observé dans notre modernité tardive, en réponse à l’exceptionnelle interdépendance qui les définit, ce sont des processus telles l’individualisation, la libéralisation et la pluralisation. Les individus se retrouvent ainsi face à un relâchement éthique et moral, qui explique l’incroyable sentiment de liberté, évoqué supra, qui les anime ; on comprend, dès lors, la profondeur du malaise qui les saisit quand des libertés fondamentales leur sont provisoirement enlevées, ce qui entraîne certains à protester contre ce qu’ils appellent une « dictature sanitaire ».

Le « langage silencieux du temps »

Mais la dictature n’est peut-être pas là où on la localise mais dans la solution au paradoxe apparent de la modernité. H. Rosa l’entrevoit dans le « langage silencieux » du temps, selon l’expression d’Edward T. Hall. Pour le penseur de l’accélération, en effet, ce qui permet aux individus d’être « complètement libres et pourtant excessivement coordonnés, régulés et synchronisés, dans les deux cas à un degré jamais atteint », c’est un régime-temps mis en place par les sociétés de la modernité tardive, s’actualisant dans des normes à l’apparence inhabituelle, lesquelles se manifestent par la domination des horaires et des délais contraints, par le joug de l’urgence et de l’immédiateté. Ce nouveau régime temporel construit un cadre qui permet à l’individu librégenté[vii], pour qui la « vie quotidienne est devenue un océan d’exigences[viii] », d’accomplir les actions quotidiennes, qu’une rhétorique du « devoir » faisant appel à une instance hétéronome, légitime pour lui-même mais aussi pour les autres.  Une incarnation langagière de cette rhétorique pourrait prendre la forme de « Je dois vraiment faire X », X se déployant sur une « to do list » en X1 X2 X3 etc  et correspondant aux attentes légitimes de l’individu librégenté, lesquelles ne se limitent pas au monde du travail : il s’agit aussi de prendre soin de sa famille, entretenir sa forme, apprendre une langue étrangère, partir en week-end ou en vacances dans tel endroit, aller au cinéma, écouter des concerts, et bien d’autres choses encore. Mais le nombre de X est pratiquement illimité et excède le temps disponible, ce qui engendre immanquablement de la culpabilité ; l’individu, à la fin de la journée, incapable de diminuer la liste des tâches qu’il doit accomplir, se sent coupable car il ne les a pas toutes satisfaites. Le temps lui a manqué, il n’a pas pu tenir les délais imposés, ni répondre à l’urgence de telle ou telle tâche. Il lui faudra, à l’avenir, accélérer encore plus le rythme de ses actions en s’efforçant de se conformer aux normes temporelles auxquelles il est soumis et qu’il ne lui vient pas à l’esprit de contester.

En effet, celles-ci n’ont rien à voir avec les normes habituelles, qu’elles soient morales ou religieuses ou propres à d’autres cultures. Elles n’ont aucune apparence éthique ni même politique, mais se présentent comme inscrites dans la naturalité des faits bruts. Naturelles ou plutôt naturalisées, elles ne donnent aucune prise au débat ni à une quelconque remise en question, dans la mesure où elles restent silencieuses. Le régime temps qu’elles instituent est « en grande partie invisible, indiscuté, sous-théorisé et inarticulé », note H. Rosa.  En cela réside leur efficacité pour satisfaire l’énorme besoin de régulation des sociétés modernes tardives, d’autant plus, souligne le sociologue allemand, qu’elles prennent « un aspect quasiment totalitaire à notre époque[ix] ».

Vers une sortie de l’aliénation ?

Ainsi, le pouvoir des normes temporelles provient de leur silence et de leur invisibilité. Mais ce « totalitarisme » silencieux a été, me semble-t-il, quelque peu entamé par l’exceptionnalité de la crise sanitaire actuelle, qui a entraîné le monde dans un processus de décélération, particulièrement saillant lors du premier confinement. H. Rosa distingue plusieurs formes de ralentissement – dont il démontre l’incapacité à surpasser celles de l’accélération – parmi lesquelles la décélération fonctionnelle accélératoire ; celle-ci, décidée pour une période temporaire, vise à garder intacte la disposition à fonctionner et à accélérer encore plus au sein des systèmes accélératoires. La relance de la dynamique d’accélération amorcée dès la fin du premier confinement, et reprise de façon sporadique à l’issue des autres, n’a pu s’accomplir sans la recherche d’une temporalité adaptée, rendue publique par les instances médiatiques. Les termes relevant du champ lexical du temps se sont diffusés, de façon inflationniste, dans les différents canaux d’information. À côté de « date », « durée » , « délais », « course », on note une fréquence d’emploi très élevée pour l’unité « calendrier », supportant diverses expansions dont les plus attendues : « calendrier du déconfinement », « calendrier de vaccination ». Ces éléments de langage, rythment quotidiennement dans les médias les interventions d’énonciateurs aussi différents que les journalistes, les politiques et les scientifiques. C’est ainsi qu’apparaissent au grand jour, et de façon bruyante, ces normes temporelles qui supportaient silencieusement le fonctionnement de la société. Il relevait de la « liberté » de l’individu moderne librégenté, en temps normal, c’est-à-dire avant l’irruption du covid-19, de les satisfaire ou pas, sans les discuter ; elles étaient « là » un point c’est tout. Sorties du silence et de l’invisibilité, apparues sur la place publique, elles sont, à présent, l’objet d’une prise de conscience – encore timide peut-être -, qui les propulse dans l’arène du débat collectif. En France, les durées de confinement et de couvre-feu et les calendriers de vaccination  par exemple, font l’objet d’âpres discussions et de vives critiques.

Le caractère inédit de la pandémie actuelle rend bruyant, à mon sens, le « langage silencieux » du régime-temps qui supporte la dynamique accélératoire des sociétés modernes tardives et les englue dans une forme étrange d’aliénation[x], entraînant l’individu à faire volontairement ce qu’il ne veut pas « réellement » faire. Il serait dès lors possible d’interpréter les protestations contre les restrictions de liberté, derrière les revendications affichées de retrouver celles suspendues, comme les prémices d’une critique plus radicale de la « dictature » du temps, voire de son « totalitarisme – si l’on suit Rosa – au fondement du fonctionnement de nos sociétés modernes. Serait en train de s’opérer une dé-naturalisation des normes temporelles, propice à une véritable politisation de la question et à sa reformulation en termes éthiques. La sortie de l’aliénation est à ce prix.  Je crains cependant que l’individu librégenté ne soit pas encore prêt à se délester de la partie asservissante de sa valise adjectivale, tant se révèle unanime l’aspiration à retrouver la « vie d’avant », c’est-à-dire la dynamique aliénante de l’accélération.

 

[i] Mouvement de protestation contre les restrictions liées à la crise du Covid-19, né en Belgique au début 2021.

 [ii]Le 11 mai 2021, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi. Comme la loi du 9 juillet 2020 l’avait déjà prévu à la sortie du premier état d’urgence sanitaire du printemps 2020, le projet de loi instaure un régime transitoire du 2 juin au 31 octobre 2021.

[iii] Harmut ROSA distingue prémodernité (avant l’avènement de la grande industrie), modernité classique (grossièrement entre 1850 et 1970) et modernité tardive (à partir de 1970).

[iv] Harmut ROSA, Aliénation et accélération, La Découverte, 2014.

[v] Hermann LUBBE, « The contraction of the present » in Hartmut ROSA & William SCHEUERMAN,  High-Speed Society, Pennsylvania State University, Pennsylvanie, 2009.

Ce concept, que l’on doit au philosophe Hermann Lübbe, lui permet de mesurer simplement l’accélération des vitesses de l’innovation culturelle et sociale. Pour lui, le passé est ce qui n’a plus cours/n’est plus valide ; le futur, à l’inverse, est ce qui n’a pas encore cours/ce qui n’est pas valide. Les durées définies comme le « présent », les seules à représenter des intervalles de stabilité relative, sont soumises continûment à une contraction inexorable, rendant de plus en plus difficile nos efforts pour nous orienter et évaluer notre environnement.

[vi] Philosophie magazine n° 149.

[vii] Je risque ici ce néologisme pour exprimer la situation de l’individu moderne, se percevant « libre », alors qu’il est régenté par des normes temporelles.

[viii] Kenneth GERGEN, The Saturated Self, Basic Books, New York, 2000.

[ix] H. ROSA définit le totalitarisme à l’aide de 4 critères : a) il exerce une pression sur les volontés et les actions des sujets ; b) on ne peut lui «échapper ; c) il s’étend à tous les aspects de la vie sociale ; d) il est difficile ou presque impossible de le combattre. Les normes temporelles remplissent toutes ces conditions.

[x] Sur la question de l’aliénation, Rosa se démarque de Marx en déplaçant l’analyse vers une perspective temporelle. Il la définit comme « un état dans lequel les sujets poursuivent des buts ou suivent des pratiques que, d’une part, aucun acteur ou facteur externe ne les oblige à suivre – il existe des options alternatives possibles – et que, d’autre part, ils ne désirent pas ou n’approuvent pas « vraiment ». »

 

Bibliographie

Hartmut ROSA & William SCHEUERMAN,  High-Speed Society, Pennsylvania State University, Pennsylvanie, 2009.

Hartmut ROSA, Aliénation et accélération, La Découverte, 2014.

Edward T. HALL, Le langage silencieux du temps, Seuil, Paris, 1971.

Kenneth GERGEN, The Saturated Self, Basic Books, New York, 2000.

 

Par Jean-Louis Robert, publié le 04/06/2021 | Commentaire (1)
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