Vagues souvenirs de l’année de la peste

L’Homme. – De nous‚ il ne reste pas grand-chose… presque rien‚ quelques mots… des fragments… et puis aussi‚ les objets auxquels nous tenions tant‚ et la vie encore… (…) L’Homme. – Je pense‚ monsieur‚ que… sans vouloir vous offenser‚ par simple mesure de prudence‚ je pense qu’il serait préférable‚ dans un premier temps… seulement dans […] Lire plus »

Conversations paysagères – suite

« Les murs de ma prison  Etaient devenus mes amis » Nelson MANDELA * (après 27 années d’emprisonnemen) LES MURS DE MA PRISON Couvre-feu sur la ville Chacun dans son logis clos Coronavirus vrille les alvéoles de nos cellules torpille le corps de nos habitudes Virus d’un burn-out  mondial annoncé. ***** Dans la rue désertée […] Lire plus »

« Le Souffle du ciel » récompensé par un troisième prix

Le Souffle du ciel (Paris L’Harmattan, 2019, 162 p.) de notre collaboratrice Sonia Elvireanu, poétesse roumaine qui s’exprime en français aussi bien qu’en roumain, a reçu le prix « Jacques Viesvil » (2019) décerné par la Société des poètes français, après le prix « Naji Naaman de créativité » (Liban) et le prix « Monde […] Lire plus »

Une anthologie de la poésie roumaine francophone contemporaine

Ce livre (Pluie d’étoiles – anthologie de poésie roumaine contemporaine, Ars Longa, 2020), illustré par l’artiste canadienne d’origine roumaine Maria Bida Albuleț, réunissant des poèmes écrits en français par onze poètes roumains contemporains (ou traduits par eux-mêmes), ne doit pas sa parution au hasard mais à l’anniversaire de la Francophonie qui fête en 2020 ses cinquante ans d’existence.

Membres de l’Union des Écrivains de Roumanie et/ou distingués avec des prix nationaux et internationaux de poésie, plus ou moins connus par le large public ici ou ailleurs (mais qui peut trouver de nos jours un large public quand on parle de la poésie dans un monde prosaïque et « jourdainisé » dans la plus exacte acception moliéresque du terme), Ionela Diaconu Ablai, Rodica Gabriela Chira, Relu Coțofană, Sonia Elvireanu, Lucia Victoria Eniu, Liliana Cora Foșalău, Brîndușa Grigoriu, Ioan Hădărig, Alexandru Jurcan, Raluca Petrescu, Rudolf Eduard Roth offrent dans les poèmes inédits inclus dans cet ouvrage un univers intérieur dévoilé par la toute-puissance de la métaphore. Mais encore plus ils offrent leur amour pour la langue française et pour l’immense culture qu’elle a générée, dans un pays officiellement francophone dont les habitants préfèrent néanmoins apprendre plutôt l’anglais ou d’autres langues qu’ils considèrent plus aptes à servir leurs intérêts immédiats. Pour une partie d’entre eux le français est une langue de culture par excellence et la culture peut faire peur, parfois !, tandis que pour d’autres ce terme ne  l’envisagent qu’en relation avec le blé, le maïs ou d’autres plantes, elles aussi de « culture ».

Dans ce paysage plutôt désolant, les poèmes de cette anthologie, parfois luxuriants, parfois décharnés, font preuve de la fine érudition, de la sensibilité et de la véracité de leurs auteurs qui étalent devant le lecteur francophone des habits aux couleurs inaltérées par l’intervention du traducteur (autre que l’auteur lui-même dans quelques cas) et qui réussissent à transformer, grâce à leur maîtrise adroite des signifiés, la couleur en image et l’image en idée, faisant plonger le lecteur dans un univers de grâce ou de vigueur, faisant ainsi tomber sur lui une véritable pluie d’étoiles.

 

Par Christian Tamas, publié le 20/03/2020 | Comments (0)
Dans: Livres, Pratiques Poétiques | Format: ,
Coronavirus

  Tandis que le virus Partout cherche ses proies Tandis que les humains Rentrent dans leurs tanières Et qu’au fond des enfers Le diable se régale Du haut de son Olympe Le Bon Dieu s’interroge     Etait-il nécessaire De les punir ainsi Bien sûr qu’ils sont coupables Mais si faibles aussi Avides de bonheur […] Lire plus »

Théâtre(s) de femmes – « La Radio des Bonnes nouvelles », « Murs murs »

Coïncidence qui n’est sûrement pas fortuite, la proximité du 8 mars, journée internationale de la femme, s’est traduite en Martinique par la programmation de plusieurs pièces écrites par des femmes, interprétées par des femmes, qui racontent des histoires de femmes. Après Femmes combattantes, Femmes influentes de Marie Alba, interprétée par six comédiennes amateures qui évoquaient respectivement […] Lire plus »

Francophonies de Limoges : les “Zébrures de printemps”

Les Zébrures du printemps 2020  du vendredi 20 mars au dimanche 29 mars  Communiqué Les Francophonies – Des écritures à la scène… Après le côté scène lors des Zébrures d’automne (1), place maintenant aux écritures lors d’un festival désormais nommé Les Zébrures du printemps du 20 au 29 mars 2020 à Limoges. Nous explorerons les écritures sous toutes leurs formes, tenterons d’observer – […] Lire plus »

Les vingt-cinq ans de « Recherches en Esthétique »

Un quart de siècle : belle longévité que celle de cette revue académique publiée annuellement et sans interruption depuis 1995. Une revue au format A4, 272 pages copieusement illustrées en noir et blanc, avec un cahier de reproductions en couleurs, autant dire que chaque numéro ne manque pas de matière. Basée en Martinique, dirigée par le […] Lire plus »

Navigare necesse est, vivere non est necesse

Une citation de Pompée le Grand (-106/-48), devenue célèbre au Portugal et au Brésil. Dans la langue de Camões, elle est la suivante : Navegar é preciso, viver não é preciso (Naviguer est nécessaire, vivre n’est pas nécessaire), une phrase énigmatique qui a une longue histoire, mêlant les auteurs anciens et modernes, tels Plutarque, Pétrarque, Fernando […] Lire plus »

Les “Visions” de Francis Pavy commentées par le peintre et par Alexandre Leupin

Francis Pavy : Visions par Alexandre Leupin et Francis X. Pavy, Louisiana State University Department of French Studies, coll. « Louisiana Treasures », Baton Rouge, 2018, 123 p., nombreuses illustrations, bilingue anglais-français. Pourquoi s’intéresser à la monographie d’un peintre louisianais né en 1954, peu connu à l’étranger malgré quelques expositions en Europe et en Asie ? Parce qu’elle apparaît […] Lire plus »