Editeur: Jean Jonassaint

Jean Jonassaint enseigne actuellement les littératures francophones à Syracuse University. Membre fondateur du « Collectif des chercheurs sur les littératures au Sud » de l’Agence Universitaire de la Francophonie, en plus de nombreux travaux sur les littératures francophones et latino-américaines, il a publié cinq livres : La Déchirure du (corps) texte et autres brèches (1984), Le Pouvoir des mots, les maux du pouvoir. Des romanciers haïtiens de l’exil (1986), Des romans de tradition haïtienne. Sur un récit tragique (2002), De Jonassaint, avec amour (2004), Typo/Topo/ Poéthique: sur Frankétienne (2008). Sa recherche actuelle porte principalement sur une épistémologie pratique des études francophones, et les littératures des Caraïbes. Il planche également sur un ambitieux projet de promotion des « lettres haïtiennes » dont les grands axes sont définis dans son article, « Pour un projet de sauvegarde et d’édition critique d’œuvres haïtiennes » (Littératures au Sud sous la direction de Marc Chémol, 2009). Photo : Jean Jonassaint (Nouvelle Orléans, décembre 2001), Thomas Spear, tous droits réservés.

Les Mutins sont mutins

samedi 10 novembre 2018 par Jacques Brasseul

Ils sont mutins les Mutins, ces habitants d’un DOM imaginaire des Caraïbes, mutins dans les deux sens du terme. Révoltés d’abord, rebelles, insoumis, puisque le roman nous replace dans la grande grève et les émeutes de 2009 aux Antilles, à l’époque du président Sakko, contre la pwofitasyon, autrement dit l’exploitation outrancière dont les habitants se […] Lire plus »

Francis Pavy: Visions par Alexandre Leupin

mercredi 3 octobre 2018 par MF

    Visions was born out of interviews I had with Francis X. Pavy, one of the most significant painters of Southern culture, after my first introduction to his work in 1990. The book is divided in three parts. The first one is a general introduction situating Pavy in the history of painting, and underscoring his radical authenticity and originality, as well […] Lire plus »

Leçon d’écriture (7) : « En guerre » de François Bégaudeau

jeudi 27 septembre 2018 par Michel Lercoulois

Chien qui ne mord pas aboie Pirlo a bien noté que la société rétribue la littérature, pourtant dénuée de valeur d’échange, du moment qu’elle produit des livres qui parlent de la société dans les termes où celle-ci aime se parler (p. 173). Au gré d’une anecdote de son dernier roman dans laquelle intervient un auteur […] Lire plus »

(Re)découvrir Vincent Placoly

samedi 23 juin 2018 par Michel Herland

« Nous ne sommes que les personnages évanescents du rêve des ignorances » V. Placoly. La vie et la mort de Marcel Gonstran, Paris, Denoël, 1971. Nouvelle édition, Caen, Passage(s), 2016, avec une préface de Max Rustal, un avant-propos et une « lecture » de Nicolas Pien, 147 p., 14 €. Frères Volcans, Paris, La Brèche, 1983. Nouvelle édition, […] Lire plus »

Philippe Lançon : Le lambeau

dimanche 13 mai 2018 par Jacques Henric

  Philippe Lançon Le lambeau Gallimard   C’est une expérience étrange qu’un lecteur, professionnel ou non, peut être amené à vivre. Il est entouré de livres, des bons, de moins bons, mais aussi de très bons. Et soudain, l’existence d’un seul livre, pas nécessairement paru avec une étiquette le désignant comme appartenant à l’ « espace littéraire », […] Lire plus »

Lire Edouard GLISSANT. Introduction à l’interprétation des essais

Regardez le séminaire d’Alexandre Leupin “Lire Édouard Glissant. Introduction à l’interprétation des essais”: l’Être et l’Étant, l’Un, les Universaux Le Tout-Monde La Relation

Chronique des Îles du vent – Guadeloupe & Martinique

Douze écrivains originaires de la Guadeloupe et de la Martinique témoignent leur commun attachement à leurs îles natales ou adoptives. Leurs écritures, en français ou en créole, associées à l’image ou à la musique du slam, en prose ou en vers, témoignent de la richesse de la créativité littéraire de la région. Inspirées par leurs aînés, mais libres de toute école, leurs plumes sont tout à la fois des Caraïbes et du Monde.

LES AUTEURS

Jimmy Anjoure-Apourou, Nicole Cage, Miguel Duplan, Frankito (Franck Salin), Michel Herland, Véronique Kanor, Serghe Kéclard, Gaël Octavia, Émeline Pierre, Michael Roch, Jean-Marc Rosier, TiMalo

EXTRAITS

« Ça faisait long d’temps qu’j’y étais pas revenu, fout’ mes pieds sur le sol de ma gwada pour rien, pour de faux, et jouer pour de faux au fils qui s’en revient après un long périple. Et pourquoi tout ce temps Je n’en sais fichtre rien, j’avais traîné, erré, marché sur toute la terre, en cherchant dans l’ailleurs une réponse à moi-même… Question à la peau dure, persistante et teigneuse comme de la mauvaise herbe. Pieds-à-poule, c’était ça, c’était la mauvaise herbe, celle délicate au sec à arracher d’un coup, mais qui les jours de pluie se laissait facilement foutre dans la brouette, pour faire un peu du propre en devant de la case… Pourquoi je pense à ça ? »
Jimmy Anjoure-Apourou, « Ophélie »

« Chaque homme est un lieu vide, un terrain vague, un désordre invisible socialement bien organisé. Mais quand on fouille la terre, des racines en chaos.
Chaque homme est un Big bang. Chaque homme est un lieu où se dealent des trêves.
Un atelier pour fistoler une vie, préparer une épitaphe.
Mais quand on fouille la terre, des ossements de rêves.
Chaque homme est un cimetière.
Chaque homme est un lieu-dit, phénix venu de Rien. Jérôme, fils d’Ébène en Haute Mer. Lise, fille du dehors. Vwazin sa ki ni ? Noukouchénoulévé. Mais quand on fouille la terre, aucune borne.
Chaque homme, au grand jour, est un kilomètre zéro, la solitude d’une autre
à qui rendre la pareille
une réplique ?
à qui défendre une idée
pour dire je suis. »
Véronique Kanor, « Les tôles de la nuit »

« Tu voulais juste sombrer dans les vagues. Un coup, pour voir, sombrer jusqu’au fond, presque à te noyer, à boire de l’océan et le laisser cramer le fond de ta gorge. Le laisser te brûler vif, lui, le sel marin, plutôt qu’elle, la chaleur accablante du Carême. Charles, ressaisis-toi. Tu voulais juste sombrer, pas te noyer.
J’ai pris la route du Sud, tracé droit sur l’océan. L’écume fraîche qui gicle, je n’avais que ça en tête : les giclures d’eau sablonneuse qui te rincent les pieds avant que tu te jettes dans la vague encore froide du dernier orage. Sous le pare brise de la vieille Corona, j’étais en nage. Ni les vitres abaissées, ni la vitesse de la bagnole ne suffisaient à refroidir le corps ou l’esprit. Je voulais juste plonger, et sombrer un bon coup. »
Michael Roch,« Jidé tombé du ciel »

 

Editions Sépia et K. Editions, 2018, 9 € • 202 pages

Maurice Blanchot, le colloque de Genève

dimanche 12 novembre 2017 par Administrateur de MF.com

ÉDITIONS FUROR Maurice Blanchot Colloque de Genève Le colloque Maurice Blanchot, « La littérature encore une fois », s’est tenu les 17, 18, 19 et 20 mai 2017, à la Comédie de Genève. Il a été organisé par les Éditions Furor et par l’Association des amis de Maurice Blanchot. Aux textes des interventions réunis dans […] Lire plus »

Une Histoire du monde de 1870 à nos jours

mardi 7 novembre 2017 par Michel Herland

Cette nouvelle histoire sous la responsabilité du professeur Fabien Conord ne soulèvera pas autant de polémiques que l’Histoire Mondiale de la France dirigée par Patrick Boucheron, même si le choix de consacrer le premier chapitre au « Temps de l’expansion coloniale » comme la tonalité dudit chapitre, qui ne met en évidence que les aspects négatifs de […] Lire plus »