Auteur: Jean-Pierre Parra

L’œuvre picturale de Marianic Parra se combine avec les textes de Jean-Pierre Parra. Jeux de lignes/jeux d’écritures – composition rythmique. Les deux artistes s’inscrivent dans l’alliance de la peinture (où toute la surface du plein et du vide est en jeu) et de la poésie (où tout est suggéré par les mots). La peinture, alors, emprunte à la poésie pour composer une peinture poétique, et la poésie s’inscrit dans la peinture pour aider la compréhension. La peinture, la poésie, deux arts qui servent de référence l’un pour l’autre dans un dialogue fécond qui affirme l’imagination créatrice puisée dans les différences irréductibles. Marianic Parra et Jean-Pierre Parra vivent, sous le soleil du sud de la France, et proche d’un rivage d’histoire et d’histoires émanant des mythes grecs et des contes arabes ; ils se veulent participer de la réalité poétique et mythologique de la méditerranée. Marianic Parra présente son travail dans des expositions individuelles et collectives dans toute l'Europe et aux États-Unis, elle a publié plusieurs catalogues. Son studio est situé à Béziers, France. Jean-Pierre Parra à travers de nombreux ouvrages de poésie dit les mots qui correspondent à sa vision du monde ; il est hanté par deux thèmes extrêmes : la beauté et le mal qui sont les deux grands mystères de l’aventure humaine.

Sous le soleil immense

Sous le soleil immense

 

Chaque jour
échauffé comme le feu
par le soleil

tu vis
la vie nouvelle
la vie puissante
la vie inconnue

&

Eveillé
cœur impatient
par le jour attendu

tu es étonné
chemin de la vie ouvert
par sa vue

&

Lumière du jour sortie

tu attends
sous le dôme immense du ciel qui écrase
le plus beau des soleils
qui enchaîne à la vie
réchauffée par ses rayons

&

Anesthésie de l’habitude interrompue
sous les yeux délicatement clos

tu respires
force puisée
les parfums ensoleillés

tu ouvres
ombres amenuisées
ton cœur fermé de mille verrous

&

Main soulevée
pour arrêter
pour faire reculer
le soleil
au plus haut du ciel

tu apprécies
bras retombé
le bel univers saisi de stupeur

&

A l’heure
midi au ciel
de la grande heure sans ombre

tu vois
claires comme elles sont
les choses de la vie

&

Atteint
vêtements légers portés
par la chaleur

tu es conscient
doute chassé
de ton ombre

&

Baigné de la lumière devenue
existence pénétrée
plus acérée
l’azur du ciel devient plus foncé

tu sens
fièvre écrasée
le cœur dur
de la chaleur permise supportée

&

Sous le ciel d’azur lucide
qui brille
brûlé par le soleil

tu sens
énergie doublée
l’haleine tumultueuse de la terre

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