Auteur: Merlin Urvoy

Ce que nous relate ici Merlin Urvoy, universitaire français ayant été de poste en poste à travers le monde, c’est une vie sexuelle dans la moyenne de l’homme occidental de notre époque. Ce n’est pas "My Secret Life" avec des exploits hors du commun (des milliers de femmes possédées, des femmes de tous les pays du monde, etc.), ce sont des instantanés, agrémentés de fantasmes, dans une vie sexuelle parfois morne, parfois agitée, parfois remplie d’éclats, mais toujours proche de la vérité et de la réalité du temps. Ces courts récits, ces contes érotiques et amoureux, suivent un ordre à peu près chronologique, depuis les premiers émois de l’adolescent jusqu’aux plaisirs plus raffinés de l’homme mûr.

Marché d’esclaves

 

Le patricien Sextus Tullius sortit de chez lui par une belle matinée de mai. Il était dans la fleur de l’âge et profitait de sa situation, sa villa d’Herculanum lui rapportait largement de quoi vivre et depuis la paix rétablie par le divin Octave, les affaires prospéraient. Le retour de la stabilité politique avait rassuré les notables et le poste de Sénateur qu’il occupait n’était plus qu’une simple sinécure rentable et dépourvue de risque, depuis que l’Empereur avait dépossédé le Sénat de ses pouvoirs. Tullius envisageait l’avenir avec sérénité et sa lâcheté naturelle trouvait son compte au nouvel ordre des choses.

Les conquêtes de l’Empire continuaient et un afflux constant de main d’œuvre servile venue des nouvelles provinces annexées, en Gaule transalpine, sur les marches de Germanie, en Afrique et en Orient, avait créé une véritable flambée sur le marché des esclaves à Ostie. Il s’y rendait comme chaque semaine avec son escorte, tout excité à la perspective de la chair fraîche, des jeunes femmes ou jeunes filles qu’il allait observer en gourmet et connaisseur, et peut-être acquérir, ou encore de jeunes éphèbes, qu’il pourrait soumettre comme les premières à ses caprices sexuels.

Un gros marchand de Sicile vantait sa marchandise à l’étalage. Il y avait là une rangée d’esclaves enchaînés tout juste débarqués des trières. Une jeune fille blonde à peine nubile se tenait à côté d’un Noir aux traits fins, tout jeune lui aussi. Tous deux avaient attiré l’œil du Romain. Sextus demanda au marchand leur provenance. C’est une Germaine dit-il, elle vient de très loin au nord, elle a été prise dans un village détruit par une escadre de la flotte des mers froides, envoyée pour tourner les tribus germaniques de la frontière. Il paraît qu’il y aurait là-bas une grande mer presque fermée, comme la nôtre. On y accède par un détroit que l’escadre aurait franchi. C’est là qu’elle a été prise avec toutes les femelles et les jeunes de sa tribu. Ils ont tous été dispersés entre les marchands. La fille blonde, grande et pâle, avait un air absent et non concerné par toute l’agitation. Prisonnière depuis des mois avant d’arriver dans le Latium, elle s’était habituée à toutes les étrangetés et les brutalités qui avaient tout d’un coup détourné sa vie de son parcours.

‒ Dans quel état est-elle ? dit Sextus. Elle est vierge, garantit le marchand. Les soldats ont gardé les plus jeunes des femmes intactes pour les vendre plus cher…

‒ Et lui ? Sextus désignait maintenant le jeune homme à la peau sombre. Oh, celui-là, je l’ai acheté à une légion basée en Maurétanie. Ils ont des contacts avec les tribus du désert au sud de nos provinces et leur achètent des esclaves. Il vient d’au delà le grand désert sur la côte. Il paraît qu’il y a des fleuves là-bas, des régions plus fertiles. Il vient d’une tribu de l’embouchure du premier grand fleuve après la zone perdue. Le garçon avait l’air également indifférent, résigné au sort misérable qui frappait depuis toujours son peuple.

Sextus marchanda un moment avec le vendeur et finit par se faire livrer les esclaves qui, toujours attachés, furent remis entre les mains de ses gardes. Arrivé chez lui, il les envoya à son intendant et lui ordonna de brûler leurs vêtements, de les baigner et de les habiller de frais. Il assista lui-même au bain de la jeune fille, dans le quartier des femmes et admira à loisir ses formes. Elle se laissait faire par les serviteurs, sans pudeur. Ses seins étaient déjà lourds et bien formés, tenant haut sur sa poitrine. Ses cheveux étaient longs à la mode des Germains et tombaient sur ses hanches bien prises. Elle avait de longues jambes minces qui se terminaient sur le V du sexe blond et touffu. Sextus lui parla, mais visiblement elle ne  comprenait rien au latin. Il fit appel à des esclaves germaniques qui essayèrent leurs dialectes, mais pas un ne parvint à se faire comprendre, à part quelques mots simples aux racines proches. On sut qu’elle s’appelait Latva et qu’elle avait seize ans. Il la fit vêtir d’une robe légère qui dans l’échancrure des bras laissait deviner les mouvements libres de la poitrine.

Il fit venir le jeune Noir qu’il avait acheté et celui-ci parut, enveloppé d’une toge blanche et propre qui tranchait avec sa peau d’ébène. Le sénateur rond et replet faisait contraste avec l’aspect élancé de ces deux magnifiques enfants du Septentrion et de l’Afrique. Il approcha de lui le garçon et écarta l’étoffe pour découvrir son sexe. Sa main le prit doucement et le caressa de façon experte. Des testicules qu’il enveloppait, il remonta vers le membre et l’enserra délicatement. Peu à peu celui-ci se dressa, d’une position reposée à un semi-durcissement. La jeune fille regardait le geste du sénateur allant et venant sur le sexe noir et rose. Il découvrait le gland sur lequel perlaient des gouttes, et le recouvrait lentement. Bientôt il fut parfaitement dressé et le mouvement du Romain s’accélérait. Il ne le laissa pas aller jusqu’au bout et fit venir la jeune scandinave. Il la fit s’agenouiller devant l’homme, le visage à hauteur du sexe brillant, puis s’en saisit et l’approcha des lèvres de la fille. Celle-ci entrouvrit sa bouche et le sénateur introduisit le gland avec délectation. Il sentit sa propre érection monter en voyant commencer la caresse. Les domestiques et autres esclaves observaient la scène. Elle absorba le pénis et commença à le faire glisser entre ses joues. Le Noir se laissait faire, serrant les dents et posant ses mains sur les cheveux blonds, accompagnant le mouvement de la tête qui allait et venait sur son sexe.

Au bout d’un moment le sénateur les interrompit et fit s’allonger le Noir sur un tapis, le membre toujours dressé vers le plafond. Il déshabilla la fille et la fit mettre à quatre pattes sur l’homme, présentant sa croupe et sa fente vers le haut. Elle se saisit à nouveau du sexe et le fit glisser au fond de sa gorge. Les fesses de la fille ondulaient avec le mouvement de son corps. Alors, le sénateur libéra son pénis et l’approcha de la fente. Il vit qu’elle était mouillée, excitée par la fellation, et il s’introduisit, marquant un temps d’arrêt à la butée de l’hymen. La jeune femme s’arrêta de sucer un instant et grimaça au moment où le Romain poussait d’un coup pour ouvrir la porte et s’enfoncer profondément en elle.

L’homme entreprit de lui faire l’amour, glissant dans le vagin offert, se retirant pour mieux rentrer de toutes ses forces, et la fille reprit au même rythme le mouvement de haut en bas sur le sexe du jeune Noir. Celui-ci sentit le membre se durcir et la semence quitter le fond de son corps, parcourant les canaux à l’allure de l’éclair pour se libérer. Il jouit abondamment dans la bouche de la blonde, qui gardait le sexe dans son palais tandis que le liquide blanc coulait de sa bouche le long du membre et sur les poils du pubis de l’homme. Elle avala le reste, se conduisant avec une sorte d’expertise innée malgré son inexpérience. Quand le sénateur vit le sperme déborder des lèvres de la jeune femme, il sentit lui aussi qu’il venait, assez vite malgré son âge, et se saisit des hanches offertes pour pousser au plus profond du vagin et éclater un jet de semence plus avare. Il reposa un instant sur le corps et finit par se dégager, en même temps qu’elle laissait s’échapper de sa bouche le sexe noir et luisant, repus et déjà à demi débandé.

Envoyez Envoyez

One Response to “Marché d’esclaves”

  1. ML dit :

    « Sometime around 90 CE, a young slave girl by the name of Fortunata (“Lucky”) was sold in London by her owner, Albicianus. Originally from northern Gaul, guaranteed to be of good health and not liable to abscond, she was bought by one Vegetus for the hefty sum of six hundred Roman denarii, or about twice the annual salary of a legionary soldier. »

    http://www.nybooks.com/articles/2016/08/18/which-side-of-roman-britain-are-you-on/?utm_medium=email&utm_campaign=NYR%20What%20you%20missed%20in%202016&utm_content=NYR%20What%20you%20missed%20in%202016+CID_dd35d86794749c2d2112600abce4a191&utm_source=Newsletter&utm_term=Which%20Side%20of%20Roman%20Britain%20Are%20You%20On