Auteur: Max Paitch

Max Paitch est né à Berlin il y a de ça quelques années. Abandonné par sa mère à l’âge de six ans, il a été recruté par les milices de l’extrême centre pour lesquelles il a travaillé comme démineur volontaire pendant plusieurs années. À l’âge de 18 ans, il a connu une relation torride avec Vanessa Paradis, qui était encore jolie à cette époque mais qui lui a préféré Johnny Depp, allez savoir pourquoi. Après l’invasion du Koweït par l’Irak, Max Paitch s’est engagé dans l’armée canadienne dont il était une des quatorze nouvelles recrues depuis deux ans. Chargé des services de renseignements (les latrines ? À gauche), il fut racheté par l’armée botswanaise en échange de deux caisses de munitions que l’armée canadienne ne pouvait acheter, faute de moyens. Blessé gravement lors d’une opération suicide dans un centre communautaire pour femmes battues (au Koweït, toujours est-il), il fut rapatrié au Canada, les Botswanais ne voulant plus s’en occuper, où il habite encore aujourd’hui, en faisant tout en son pouvoir pour éviter les provinces maritimes. Anencéphale à ses moments, il s’est lancé dans l’écriture après avoir vu des photos de l’immense maison de Bernard-Henri Lévy qui, il est vrai, n’est pas vraiment un écrivain. Aujourd’hui Max Paitch enseigne la mythologie à de petits psychopathes qui fréquentent l’école publique et que personne n’arrive à distinguer des autres.

UNE NOUVELLE-FEUILLETON INÉDITE DE MAX PAITCH : « LE PÉNISATOR » (Sommaire)

Qu’est-ce qu’un homme dont le pénis est artificiel, contrôlé par des systèmes d’opération, dépendant de logiciels et de batteries, soumis à des bogues divers ? Est-il toujours un homme ? Est-il devenu plus homme, moins homme ? N’est-il plus, soudain, qu’une image ?

À partir d’aujourd’hui et toutes les semaines, MF a le plaisir de vous présenter sous forme de feuilleton une nouvelle inédite de l’écrivain Max Paitch, « Le Pénisator ».

Sous une forme romanesque, « Le Pénisator » explore la relation de la sexualité à la technologie. Dans ce court roman, un jeune homme doit subir l’ablation du pénis car un cancer le menace. Pour l’aider, le médecin lui implante un « pénisator », un pénis artificiel qui lui causera de nombreux problèmes aussi bien techniques que psychologiques.

La question est celle de notre dépendance à l’enchevêtrement sexualité/technologie. Les machines nous aident à survivre, elles nous font mieux vivre, mais elles nous leurrent, nous faisant croire en une sexualité étrange, aseptisée, parfois inhumaine : une sexualité de l’efficacité et de la représentation, non plus du corps et de ses contradictions. Se pose aussi l’interrogation de notre transformation par la technologie. Celle-ci est-elle en train de créer un humain différent, aliéné, dépendant, dont l’essence même s’efface et se perd à jamais ? Qu’est-ce qu’un homme dont le pénis est artificiel, contrôlé par des systèmes d’opération, dépendant de logiciels et de batteries, soumis à des bogues divers ? Est-il toujours un homme ? Est-il devenu plus homme, moins homme ? N’est-il plus, soudain, qu’une image ?

« Le Pénisator » se veut aussi une parodie des conséquences de la technologie sur notre perception du monde et du moi.

2007-02-07

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One Response to “UNE NOUVELLE-FEUILLETON INÉDITE DE MAX PAITCH : « LE PÉNISATOR » (Sommaire)”

  1. Jean Wilson dit :

    Je me suis dit : « Ça me dit quelque chose ce titre ! Déjà lu ce délire quelque part…»

    Max Paitch comme hommage à la Mère… pas mal !