Les jeunes Blanches de Montréal du premier roman de Dany Laferrière semblent être des proies faciles pour les « nègres » du quartier Saint-Louis. Mais en sont-elles seulement les « proies »? Et si elles le sont, de quel(s) type(s) de chasse ou mode(s) de capture sont-elles victimes? Est-ce d’une chasse comparable à celle du chasseur, du requin, ou plutôt d’un Lire plus »
La liberté est fondamentalement indéniable pour l’épanouissement de l’individu. Lui en priver créerait en ce dernier une sorte de rébellion. Comme expression de liberté, le sujet enfermé se comporte alors en anticonformiste C’est de cette tentative de libération du carcan du modernisme qui caractérise les protagonistes lecléziens dont il sera question. La présente analyse porte Lire plus »
Dans une maison, il y a des pièces, des pièces à vivre. C’est d’abord la cuisine, où l’odeur prometteuse du café dès le matin nous fait rêver, encore au lit, de tartines grillées, de quelques pains au lait ou tresses au chocolat. Le soir, on s’y retrouve, pour dîner, et se donner les nouvelles du Lire plus »
Dans ce beau monde là, où on est adulé, à cause du succès, du pouvoir, de l’argent, le rejet, on ne s’y fait jamais, et d’autant moins s’il vient du clan de nos admirateurs passés, dépassés par nos frasques. Acquis à notre cause, qui les servait aussi, on se disait qu’ils nous suivraient quoiqu’il arrive, Lire plus »
Elles aiment être flattées. Au moins certaines femmes. Enfin c’est ce qu’ils disent, les maîtres du savoir, les maîtres du pouvoir et les maîtres tout court qui en connaissent les secrets, tous les secrets, et le raffinement élégant ou pervers de leurs Lire plus »
Quand on peint, en couleurs ou en mots, on transpose seulement et ce n’est pas mentir. Mais comment peindre avec exactitude l’écart de soi à soi, au plus près, au plus vrai de ce qui fut vécu, ce qu’on a fait, ce qu’on était et que pourtant Lire plus »
Impressionnée, presque giflée, par le chant trop exubérant de ses amis, elle absorbait telle une éponge le spectacle enchanté de leurs débordements. Leur rayonnement l’irradiait et le bonheur affiché lui était une insulte. Elle n’eût pas préféré les entendre se plaindre, mais elle ne croyait pas beaucoup à leurs rires Lire plus »
Ses yeux s’étaient brouillés pour se persuader n’avoir pas lu qu’être violée, ça ne justifie pas d’être traumatisée, qu’on s’en remet toujours. Sans doute. Mais on oublie de dire que si on s’en remet, le viol n’est jamais éclipsé, il vous revient toujours, en pleine figure si l’on peut dire, d’une manière ou d’une autre, Lire plus »
Chère maman, Essaye de lire tout d’un coup et songe que ce n’est pas facile pour moi non plus. Songe que tout cela s’est passé il y a plus de trente-cinq ans. Je te dirais ensuite quelles ont été les conséquences. J’avais 15 ans et j’étais rebelle. Vous veniez d’ouvrir mon courrier et vous vous Lire plus »
Revenir à l’œuvre du psychologue Pierre Janet, contemporain et ami de Henri Bergson[1], ce n’est pas faire œuvre de nostalgie puisque les nouvelles pratiques thérapeutiques en matière mentale, qui sont structurées autour des idées de trauma et de dissociation[2], c’est-à-dire de désintégration, donnée, de la conscience pouvant amener à un dédoublement, incontrôlable, de la personnalité, s’en réclament Lire plus »
