<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>MondesFrancophones.com &#187; Politiques</title>
	<atom:link href="http://mondesfrancophones.com/category/espaces/politiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://mondesfrancophones.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 18:23:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Chroniques martiennes (1)</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/chroniques-martiennes/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/chroniques-martiennes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 09:51:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>quiestemont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4517</guid>
		<description><![CDATA[« Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. » Hannah Arendt, Du mensonge en politique &#160; Avant-propos de l’éditeur Cette relation d’un voyage sur Mars raconte le séjour que fit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fchroniques-martiennes%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Chroniques%20martiennes%20%281%29%20%23%22%20%7D);"></div>
<p align="right">« Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »</p>
<p align="right">Hannah Arendt, <em>Du mensonge en politique</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avant-propos de l’éditeur</p>
<p style="text-align: justify">Cette relation d’un voyage sur Mars raconte le séjour que fit l’auteur sur cette planète pendant la nuit du 31 mars au 1<sup>er</sup> avril 2011. À coup sûr, l’événement est trop prodigieux pour être crédible. L’auteur lui-même en est d’autant plus conscient qu’il a peine à s’avouer pour véritable ce qu’il a vécu. Cependant les souvenirs qu’il en garde sont si présents, si réels à ses yeux et si surprenants, qu’il s’est décidé à les coucher sur le papier. Par la suite, ayant montré son récit à quelques amis, ces derniers l’ont convaincu de faire connaître plus largement ce qu’ils appelaient son « témoignage ». « L’exemple si consternant de Mars, lui dirent-ils, pourrait bien valoir chez nous, sur Terre. Certes nous avons la chance de nous mieux gouverner que ces Martiens, mais il ne peut être que salutaire de mettre sous les yeux de tous les habitants de notre planète ce qu’il faut surtout ne pas faire. Ainsi serons nous raffermis dans la confiance envers nos institutions et ferons nous tout ce qui est nécessaire pour les préserver. »</p>
<p style="text-align: justify">Ce raisonnement fut à peu près le nôtre lorsque le manuscrit nous est parvenu. Il nous est apparu nécessaire de le publier, le caractère invraisemblable du récit n’ôtant rien, selon  nous, à sa pertinence.</p>
<p style="text-align: justify">L’auteur, on le verra, n’a rien à raconter sur la manière dont il s’y est pris pour se rendre sur Mars. Interrogé par nos soins, il n’a rien pu nous dire d’autre que ceci : après une soirée passée à deviser agréablement avec des personnes de sa connaissance, il est rentré chez lui, à Paris, s’est mis au lit et s’est endormi. C’est alors qu’il s’est trouvé brutalement transporté sur Mars. Il n’y a pas eu de transition : l’instant d’avant, il était couché dans son lit ; l’instant d’après, il se trouvait face à un petit groupe de Martiens qui lui souhaitaient la bienvenue. Qu’il s’agît bien de Mars ne faisait aucun doute dans l’esprit de notre auteur et cela lui fut immédiatement confirmé par ses interlocuteurs. Chacun, Terrien ou Martien, s’exprimait dans sa langue mais comprenait immédiatement ce que l’autre disait.</p>
<p style="text-align: justify">Suivant le témoignage de l’auteur, les Martiens sont assez semblables à l’image que nous nous en faisons, puisque leur aspect est à peu près humain et qu’ils ont effectivement la peau verdâtre, à défaut d’être tout à fait verte. Il serait pourtant erroné de se les représenter comme les « petits hommes verts » de notre littérature enfantine, car ils sont en moyenne plus grands et plus corpulents que nous. Leur attitude envers l’habitant d’une autre planète fut des plus accueillantes. Jamais, au cours de son voyage, l’auteur n’eut à subir la moindre violence. Les Martiens étaient, certes, curieux de le rencontrer, mais jamais au point de l’importuner. Ils répondirent volontiers à toutes ses questions, la traduction ne présentant aucune difficulté de part et d’autre. Les réponses de ses interlocuteurs l’ont souvent désarçonné. C’est ce qui rend son récit si curieux et si intéressant à la fois.</p>
<p style="text-align: justify">Pour en revenir au voyage lui-même, l’auteur n’obtint là-dessus aucun éclaircissement de la part des Martiens. Ils n’étaient pas trop surpris de le voir surgir devant eux, car l’un de leurs mythes, proche du nôtre, leur avait enseigné que la Terre était habitée par de petits êtres blafards dont la morphologie n’était pas très différente de la leur. Par contre, ils n’avaient pas la moindre explication à fournir sur le moyen de voyager entre la Terre et Mars. Leur technologie n’était pas si avancée qu’ils pussent envisager eux-mêmes un voyage versla Terre, sans même parler d’un déplacement instantané !</p>
<p style="text-align: justify">Le voyage de retour s’effectua de la même mystérieuse façon que l’aller. L’auteur reprit brusquement conscience qu’il avait regagné son lit. Consultant aussitôt son réveil, qui faisait également office de calendrier, il constata que quelques minutes au plus s’étaient écoulées depuis le moment où il avait dû sombrer dans le sommeil. Il se dit, naturellement, qu’il avait rêvé. Tout, néanmoins – en dehors de l’impossibilité apparente du voyage lui-même, comme de la compression en quelques minutes seulement d’un séjour extraterrestre de plusieurs semaines – le conduisait à rejeter cette hypothèse. Car un rêve ne laisse pas des souvenirs aussi vifs, ni aussi précis, ni aussi durables. Les divers épisodes de son séjour sur Mars étaient aussi présents dans sa mémoire que ceux de ses dernières vacances en Chine. Ils l’étaient même davantage, la communication avec les Martiens s’étant avérée bien plus facile qu’avec les Chinois. Car si les premiers s’avèrent souvent déroutants dans leur propos, les seconds ne le sont pas beaucoup moins, sans parler des problèmes de traduction.</p>
<p style="text-align: justify">Ces explications apparaîtront peut-être insuffisantes à certains. D’autant que, de crainte de se montrer ennuyeux, l’auteur a renoncé à conter par le menu tout ce qui lui était arrivé pendant son séjour. Il n’a retenu que les épisodes qui lui paraissaient devoir être les plus instructifs. Quant au fond, son message est clair : comme ses amis l’y ont encouragé, il veut nous mettre en garde contre de possibles relâchements dans notre manière de nous gouverner nous-mêmes. Rien ne nous garantit, en effet, que nous soyons complètement à l’abri des errements observés dans la politique martienne. C’est la seule justification de ces chroniques. Au lecteur de juger si elle est suffisante.</p>
<p>&nbsp;</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/chroniques-martiennes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cahier d&#8217;un guerrier de l&#8217;imaginaire (2).</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/cahier-dun-guerrier-de-limaginaire-2/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/cahier-dun-guerrier-de-limaginaire-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 14:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pchamoiseau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Caraïbes]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4518</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;Il s&#8217;agit de courts textes sur des sujets de littérature ou d&#8217;actualité politique que Patrick Chamoiseau a écrits et diffusés via internet et les réseaux sociaux depuis 2009. J&#8217;ai eu l&#8217;idée de les rassembler et leur donner cette forme qui a beaucoup plus à Chamoiseau.&#160;&#187; Luigia Pattano. Cliquez ici pour visualiser Cahier d&#8217;un guerrier de l&#8217;imaginaire (2).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fcahier-dun-guerrier-de-limaginaire-2%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Cahier%20d%27un%20guerrier%20de%20l%27imaginaire%20%282%29.%20%23%22%20%7D);"></div>
<p>&laquo;&nbsp;Il s&#8217;agit de courts textes sur des sujets de littérature ou d&#8217;actualité politique que Patrick Chamoiseau a écrits et diffusés via internet et les réseaux sociaux depuis 2009. J&#8217;ai eu l&#8217;idée de les rassembler et leur donner cette forme qui a beaucoup plus à Chamoiseau.&nbsp;&raquo; <a href="http://mondesfrancophones.com/author/lpattano/">Luigia Pattano.</a></p>
<p>Cliquez <a href="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2012/02/cham_zibaldone2.pdf" target="_blank">ici</a> pour visualiser Cahier d&#8217;un guerrier de l&#8217;imaginaire (2).</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/cahier-dun-guerrier-de-limaginaire-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelles victoires pour Nicolas Sarkozy ?</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/quelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/quelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 01:49:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lrosenzweig</dc:creator>
				<category><![CDATA[La chronique de Luc Rosenzweig]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4540</guid>
		<description><![CDATA[Inutile de finasser : la probabilité d’une réélection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 est infime, et la « petite chance sur deux » qui lui est attribuée par son vespéral ami Alain Minc relève de l’euphémisme pour dire que c’est vraiment mal barré. Comment pourrait-il en être autrement ? A-t-on jamais vu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fquelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Quelles%20victoires%20pour%20Nicolas%20Sarkozy%20%3F%20%23%22%20%7D);"></div>
<p><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/quelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy/attachment/sarkozy/" rel="attachment wp-att-4541"><img class="alignleft size-full wp-image-4541" title="sarkozy" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2012/02/sarkozy.jpg" alt="" width="567" height="420" /></a>Inutile de finasser : la probabilité d’une réélection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 est infime, et la « petite chance sur deux » qui lui est attribuée par son vespéral ami Alain Minc relève de l’euphémisme pour dire que c’est vraiment mal barré. Comment pourrait-il en être autrement ? A-t-on jamais vu un chef d’Etat ou de gouvernement gagner les élections quand le chômage explose, le pouvoir d’achat baisse et qu’on ne peut faire autrement que d’augmenter les impôts et réduire les prestations sociales ?<em>« It’s the economy, stupid ! »</em>, le bon sens clintonien vaut des deux côtés de l’océan Atlantique.</p>
<p>L’histoire de la Vème République nous enseigne également que les seconds mandats à l’Elysée se conquièrent dans un contexte de cohabitation, où la défense du bilan repose entièrement sur le premier ministre challenger. De plus, on arrive au bout d’un cycle décennal de pouvoir de droite, ce moment où le peuple estime que l’alternance doit jouer, pour la bonne santé de la démocratie. Enfin, la stratégie de la « rupture dans la continuité », qui fut celle de Giscard en 1974 et de Sarkozy en 2007, est un « one shot » : rompre avec soi-même est un exercice peu propice à vous attirer la faveur des électeurs.</p>
<p>Face à ces tendances lourdes de la vie politique, la personnalité du candidat à sa propre succession est de peu de poids, même si elle fait l’objet de gloses incessantes de la part des commentateurs.<br />
Pourtant, ce n’est pas parce que la défaite est en vue que l’on peut faire n’importe quoi et imiter Néron versifiant pendant que Rome brûle…<br />
En effet, toutes les défaites ne se ressemblent pas : il en est qui sont des désastres et d’autres porteuses de promesses pour le camp politique auquel on appartient. Jospin 2002 ou Ségolène Royal 2007 en sont l’illustration.</p>
<p>Pour Nicolas Sarkozy, accéder au second tour est donc un objectif essentiel, qui est loin d’être acquis : au début de l’année 2002, Le Pen père plafonnait autour de 10-12% dans les sondages et l’on a vu le résultat final. L’omniprésence médiatique des deux « principaux » candidats — chacun son dimanche — a fait passer au second plan la présence de deux candidats, Marine Le Pen et François Bayrou bien décidé à faire « turbuler le système », comme Chevènement le revendiquait pour son compte en 2002. Ils ne vont pas tarder à réapparaître. Dans cette perspective, l’intervention télévisée du 29 janvier de Nicolas Sarkozy était assez bien calibrée : on laisse de côté le discours « sécuritaire », qui renforce le FN, pour se concentrer sur l’économie avec des propositions douces aux oreilles du peuple de droite : la TVA plutôt que l’augmentation de l’impôt sur le revenu, les négociations sociales au niveau de l’entreprise plutôt que des « Grenelle » face aux appareils syndicaux. S’il parvient à conserver sur son nom les suffrages de la droite « bourgeoise » et empêcher qu’elle n’aille rejoindre le camp de François Bayrou, Sarkozy peut éviter le pire, un duel François Hollande-Marine Le Pen qui serait une sorte de Fukushima de la droite. L’UMP éclaterait entre les partisans d’une alliance avec le FN et ceux de la poursuite de l’ostracisation de l’extrême droite.</p>
<p>Les sondages actuels concernant le second tour ne laissent pas beaucoup d’espoir à Nicolas Sarkozy de l’emporter au finish. Mais il n’est pas sans conséquences de finir à 58-42 ou à 52-48. Dans le premier cas, les élections législatives de juin s’annoncent comme une déroute pour l’UMP, donc on revient à la case précédente : le risque d’accords entre une partie de l’UMP et le FN, notamment en PACA ou le Nord-est pour sauver son siège au Palais Bourbon. Dans le cas d’une défaite « honorable », la cohésion de l’UMP serait plus facile à maintenir, et la droite pourrait se lancer à la reconquête de ses territoires perdus au cours des dix dernières années : mairies, départements, régions, ce qui détermine la reprise du Sénat perdu de justesse en 2011. L’actuel président est un redoutable duelliste, et il n’est pas exclu qu’il parvienne à réduire de manière conséquente l’écart avec François Hollande que prédisent les augures.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a laissé entendre, en fausse confidence, que l’on n’entendrait plus parler de lui s’il était battu. Qui peut le croire ? D’abord, à moins d’aller s’enterrer dans un monastère, rien ne pourra empêcher les fouineurs d’aller voir à quoi l’ex-président occupe sa semaine de travail réduite du mardi au jeudi. Ensuite, être ancien président est un vrai métier dont la bonne gestion conditionne le regard porté sur son action lorsqu’il était au pouvoir. De Gaulle et Mitterrand n’ont pas survécu plus d’un an à leur retrait de la vie politique. Chirac est protégé par son statut de malade. Giscard est courageusement reparti de la base après sa défaite. Les mauvais exemples, dans ce domaine, sont légions : Tony Blair qui fait fortune par des conférences et des jetons de présence dans les multinationales, Gerhard Schröder qui se vend à Vladimir Poutine… Et si l’on essayait la vertu ? Les victoires sur soi-même ne sont pas les moins belles.</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/quelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’homme qui aimait les gens</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99homme-qui-aimait-les-gens/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99homme-qui-aimait-les-gens/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:44:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lrosenzweig</dc:creator>
				<category><![CDATA[La chronique de Luc Rosenzweig]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4499</guid>
		<description><![CDATA[Hollande cause comme un président, c’est déjà ça… Quand on n’est pas président, et qu’on aspire à l’être, il faut montrer sa capacité à le devenir. Et, comme dirait ma technicienne de surface, « c’est plus dur à faire qu’à dire ! ». Cette épreuve était particulièrement difficile pour François Hollande, car son parcours politique n’est pas passé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fl%2525e2%252580%252599homme-qui-aimait-les-gens%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22L%E2%80%99homme%20qui%20aimait%20les%20gens%20%23%22%20%7D);"></div>
<h1>Hollande cause comme un président, c’est déjà ça…</h1>
<div id="post-head">
<p><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99homme-qui-aimait-les-gens/attachment/hollande/" rel="attachment wp-att-4500"><img class="alignleft size-full wp-image-4500" title="Hollande" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2012/01/Hollande.jpg" alt="" width="283" height="401" /></a></p>
</div>
<div id="post-content-wrapper">
<div id="post-content">
<p>Quand on n’est pas président, et qu’on aspire à l’être, il faut montrer sa capacité à le devenir. Et, comme dirait ma technicienne de surface, <em>« c’est plus dur à faire qu’à dire ! »</em>. Cette épreuve était particulièrement difficile pour François Hollande, car son parcours politique n’est pas passé par la case gouvernementale, et sa <em>« présidentialité »</em> n’a pas été construite loin en amont, comme celle de son malheureux rival potentiel au PS, DSK…<br />
L’épreuve du <em>« grand mitinge »</em>, non pas du métropolitain, mais du Bourget était donc pour lui décisive : sa transfiguration mentale allait-elle être à l’image de la mutation physique qu’il s’est imposée pour sortir de la cohorte des rondouillards ?</p>
<p>Si l’on en reste à la forme, c’est-à-dire à ce qui <em>« s’imprime »</em> dans le cerveau reptilien de l’électeur potentiel, l’épreuve est incontestablement réussie. La mise en scène du mitinge, signée Manuel Valls et ses amis d’une grande agence de com’ était de grande classe. On chauffe la salle avec Yannick Noah<sup><a id="fnref-14957-1" href="http://www.causeur.fr/l%e2%80%99homme-qui-aimait-les-gens,14957#fn-14957-1">1</a></sup>, éternel N° 1 des concours de popularité. Pierre Moscovici, directeur de campagne, a rasé sa barbe de trois jours de bobo germanopratin tout juste revenu de Toscane (message : <em>« finies les vacances, maintenant ça va cogner sérieux ! »</em>). Martine Aubry se fait petite souris (dure épreuve !) et Ségolène Royal joue les groupies en état de pâmoison (non moins dure épreuve). Un seul homme résiste à cette injonction offenbachienne d’enthousiasme, de gaîté et de bonne humeur et tire un tête d’enterrement cruellement révélée par les plans de coupe sur l’assistance pendant le discours de Hollande : Lionel Jospin. Est-ce l’allusion faite par ce dernier au 21 avril 2002 comme <em>« une blessure dont (il) gardera la trace »</em> qui a mis l’ancien premier ministre en pétard ? Jospin n’étant pas un grand bavard enclin à étaler ses états d’âmes sur la place publique, on n’en saura donc sans doute pas plus. Comme dans chaque fête de famille, il y en a toujours un qui fait la tronche, ce qui n’empêche nullement les autres de s’amuser.</p>
<p>Le discours était de bonne facture et l’orateur suscitait l’admiration par sa capacité à tenir presque jusqu’à la fin sur un registre sonore élevé et astreignant pour les cordes vocales. Fini, <em>« monsieur petite blague »</em> qui ne peut s’empêcher de lâcher une astuce pour agrémenter un aride développement économique. L’Histoire est tragique, ou elle n’est pas.<br />
Ce discours était classique dans tous les sens du terme : cicéronien dans la longue période sur l’égalité âme de la France et comme discours de premier tour, où l’on se doit de rassembler son camp pour affronter le second en bonne position. Dans le camp Hollande, on ne <em>« triangule pas »</em>, comme dans le sarkozysme version Guaino. On ne va pas marauder chez l’adversaire des références historiques (Jaurès, Guy Môquet) pour se les approprier. La nécessaire rigueur budgétaire, on va la chercher chez Pierre Mendès France et non chez Antoine Pinay. Le patriotisme de Hollande s’enracine dans sa Corrèze d’adoption et les martyrs de la Résistance de Tulle, sans s’encombrer de Maurice Barrès. Le message est dans la nuance : Camus, plutôt que Sartre, Clemenceau plutôt que Jaurès<em>« ça parle »</em> à qui sait entendre…</p>
<p>Quoi de plus classique, aussi, que les charges au canon contre l’argent, les riches, <em>« le monde de la finance »</em> anonyme et sournois ? Des <em>« deux cents familles »</em> de la rhétorique du Front populaire au <em>« grand capitâââl »</em> de feu Georges Marchais, le vocabulaire change, mais l’esprit reste. Le message est sans équivoque : <em>« Toi qui es tenté par le vote Méluche, au risque de provoquer un nouveau 21 avril, sache qu’un bulletin Hollande ne t’embarquera pas dans une dérive droitière… »</em><br />
Mais, en même temps, il fait un clin d’œil aux classes moyennes et moyennes supérieures en fixant la limite de la richesse insolente à 150 000€ de revenus annuels par foyer fiscal, une notable évolution par rapport à de précédentes déclarations où, selon lui, on était riche à partir de 4000 € de revenus mensuels.</p>
<p>D’un point de vue formel et tactique, ce discours est donc une réussite. Hollande s’est donné une stature de chef et l’image d’un homme capable de galvaniser les foules. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas tout. Sera-t-il capable de mettre un terme, au moins pour trois mois, aux <em>« petites phrases »</em>, aux tweets ravageurs des éléphanteaux socialistes travaillés par leur ego et en mal de présence médiatique ? Il aime les gens, dit-il. C’est bien le moins. La victoire, cependant, ne dépendra pas de la réciproque : les Françaises et Français ne cherchent pas un copain pour le mettre à l’Elysée, mais un président qui préside. C’est, paraît-il, un métier.</p>
<div id="post-footnotes">
<ol>
<li id="fn-14957-1">Quand on cogne sur le</li>
</ol>
</div>
</div>
</div>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99homme-qui-aimait-les-gens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’avenir de l’homme est-il dans la métamorphose ? Variation sur un thème d’Edgar Morin.</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99homme-est-il-dans-la-metamorphose-variation-sur-un-theme-d%e2%80%99edgar-morin/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99homme-est-il-dans-la-metamorphose-variation-sur-un-theme-d%e2%80%99edgar-morin/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 20:36:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mherland</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economies]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophies]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4476</guid>
		<description><![CDATA[Invité de la Région Martinique, Edgar Morin a présenté une conférence à Fort-de-France, le 27 décembre 2011, sur le thème : « La métamorphose, avenir de l’humanité ». Après une introduction de Patrick Chamoiseau, E. Morin a consacré son préambule à la description des méfaits du néolibéralisme, et particulièrement à la manière dont il se manifeste dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fl%2525e2%252580%252599avenir-de-l%2525e2%252580%252599homme-est-il-dans-la-metamorphose-variation-sur-un-theme-d%2525e2%252580%252599edgar-morin%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22L%E2%80%99avenir%20de%20l%E2%80%99homme%20est-il%20dans%20la%20m%C3%A9tamorphose%20%3F%20Variation%20sur%20un%20th%C3%A8me%20d%E2%80%99Edgar%20Morin.%20%23%22%20%7D);"></div>
<p style="text-align: justify;">Invité de la Région Martinique, Edgar Morin a présenté une conférence à Fort-de-France, le 27 décembre 2011, sur le thème : « La métamorphose, avenir de l’humanité ». Après une introduction de Patrick Chamoiseau, E. Morin a consacré son préambule à la description des méfaits du néolibéralisme, et particulièrement à la manière dont il se manifeste dans la crise actuelle (aux multiples dimensions : économique, sociale, financière, écologique et morale), pour conclure ce premier temps de son discours sur une prophétie : l’humanité court tout droit à la catastrophe, à moins qu’elle ne trouve en elle les ressources pour se « métamorphoser ».</p>
<p style="text-align: justify;">E. Morin distingue en effet la <em>révolution</em> qui consiste à faire table rase du passé pour tenter de construire du neuf, une démarche vouée à l’échec selon lui, de la <em>métamorphose</em> qui permet de se régénérer en se nourrissant du passé. Concrètement, la métamorphose souhaitée reviendrait à consommer moins, ou en tout cas mieux, à produire de manière durable et à se développer « par enveloppement »,  sans créer la misère à côté de l’abondance. E. Morin a eu de belles formules pour décrire l’objectif final que nous devrions tous viser, celui de la vie bonne des sages antiques (qu’il préfère appeler le « bien vivre »), sans oublier de chatouiller dans le sens du poil certains chantres de la « poétique de la relation »<a title="" href="file:///C:/Users/Jess/Downloads/E%20Morin%20Atrium.doc#_edn1">[i]</a> présents dans la salle (« la prose c’est survivre, la poésie c’est vivre »). Inutile de dire que tous les auditeurs étaient d’accord avec ce beau programme. Mais ils n’avaient pas besoin d’un E. Morin pour être convaincus. On l’attendait moins sur les buts, trop consensuels, que sur l’analyse et sur les moyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Car on aimerait qu’on nous explique une bonne fois pourquoi, alors que « tout le monde sait » à quoi il faudrait renoncer (consommer n’importe quoi, creuser les inégalités, épuiser les ressources naturelles, détruire notre environnement), les gouvernements qui nous représentent sont incapables de nous réorienter dans la bonne direction. On se doute que la question est complexe, mais, justement, E. Morin est célèbre pour ses analyses de la complexité. Alors pourquoi n’a-t-il pas tenté de nous expliquer le monde réel ? Par exemple les événements de 2009 aux Antilles françaises : les peuples de Guadeloupe et de Martinique levés fièrement pour dénoncer la « profitation », une grande effervescence populaire qui traduisait un ras-le-bol général, et tout cela débouchant sur rien, ou presque rien, voire sur l’inverse du résultat considéré comme souhaitable (puisque le mouvement s’est finalement traduit par un accroissement de la dépendance des deux îles envers la Métropole). Cet échec – qui est en particulier celui des auteurs du <em>Manifeste pour les produits de « haute » nécessité</em> <a title="" href="file:///C:/Users/Jess/Downloads/E%20Morin%20Atrium.doc#_edn2">[ii]</a> – n’a rien d’anodin dans la perspective défendue par E. Morin. C’est pourquoi on aurait particulièrement aimé apprendre en quoi sa fameuse « Méthode » pouvait nous aider à le comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">On dira peut-être qu’E. Morin ne connaissait pas suffisamment les Antilles, qu’il aurait fait preuve de prétention en voulant expliquer une situation qu’il venait à peine de découvrir. Dont acte. Mais pourquoi n’a-t-il expliqué aucun autre fait concret ? Par exemple : La « métamorphose » qu’il appelle de ses vœux sera écologique ou ne sera pas ; or il y a un fait massif, qu’aucun intellectuel ne saurait ignorer, c’est « l’émergence » de la Chine qui est devenue le premier pollueur mondial. Tout en sachant que s’ils polluent, certes, la planète, ils se polluent d’abord eux-mêmes. Cela n’empêche pas que le gouvernement chinois freine systématiquement (voir les sommets de Copenhague, de Durban) toute initiative contraignante visant à protéger l’environnement. Hélas, E. Morin prône la métamorphose à base écologique sans mentionner ses adversaires les plus résolus, ni <em>a fortiori</em> expliquer leur comportement. Mais alors, comment vaincre un ennemi qu’on ne comprend pas ?  Et ce qui est valable pour l’écologie vaut tout aussi bien pour la finance, autre exemple d’un domaine où « tout le monde sait » ce qu’il ne faudrait plus faire, sans que cela se traduise par les réformes nécessaires.</p>
<p style="text-align: justify;">A la messe non plus, on ne va jamais au fond des choses ; on ne nous explique pas, en particulier, pourquoi un Dieu d’amour tolère des abominations ; par contre on nous invite à bien nous comporter. Telle fut exactement l’attitude d’E. Morin lors de sa conférence. À la question d’un auditeur qui l’interrogeait sur les forces sociales capables de lutter contre les aspects les plus délétères de notre modernité, E. Morin a répondu qu’il comptait d’abord sur des « hommes de bonne volonté », en espérant que leurs initiatives feraient tache d’huile et finiraient par se « relier ». La réussite exceptionnelle et imprévisible des Bouddha, Jésus et autre Mahomet démontre selon lui qu’un simple individu déviant par rapport aux normes de son temps, peut en réunir d’autres autour de lui et finir par changer le monde. Ainsi la « déviance » peut-elle devenir une « tendance » et la tendance » une « force » capable de déplacer des montagnes. Est-ce si sûr ? L’exemple des religions est-il vraiment aussi probant ? Toute la sagesse bouddhique n’empêche pas que des Indiens meurent de faim dans la rue. Le christianisme fut fort mais c’était au temps de l’inquisition et de croisades. Quant à la civilisation musulmane, elle a atteint son sommet au temps des empires esclavagistes et l’islam se manifeste surtout aujourd’hui par l’obscurantisme de ses intégristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, E. Morin a absolument raison de souligner que la mondialisation, malgré tous ses inconvénients, présente au moins l’avantage d’imposer aux hommes la conscience de leur communauté de destin, au moment où la crise écologique impose un sursaut au plan mondial. C’est pourquoi nous nous trouverions collectivement, selon lui, face à cette simple alternative : continuer sur la pente fatale qui mène au chaos (aggravation des inégalités, guerres autour des ressources, appauvrissement général, tout cela conduisant à une décadence majeure de notre civilisation et peut-être même à la fin de l’humanité) ; ou bien prendre en main notre destin, changer radicalement nos comportements et sortir par le haut de la crise dans laquelle nous nous trouvons.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute rien ne serait-il meilleur pour l’humanité que de se « métamorphoser » comme le souhaite E. Morin. Malheureusement, il n’est pas du tout certain que l’humanité accepte l’alternative qu’il lui propose. Il faudrait plus de pages pour justifier ce qui va suivre, mais croire que l’humanité serait capable de connaître une véritable métamorphose sous la pression des circonstances laisse rêveur. Quoi qu’en pensent certains philosophes, la nature humaine existe et, depuis Freud, nous savons un peu mieux de quoi il retourne : un combat incessant entre l’instinct de plaisir et l’instinct de mort. La succession des empires, faite de phases de conquête et de déclin, ne fait que confirmer, à un niveau plus large, cette constante de notre nature. Aussi l’alternative n’est-elle pas vraiment entre le chaos et une métamorphose bien improbable mais plutôt entre le chaos (une hypothèse qu’on ne saurait en effet nullement écarter) et l’émergence d’un nouvel empire qui saura imposer un usage raisonné des ressources rares à son profit et au détriment du reste de la planète.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dernière perspective paraît d’autant plus crédible que le candidat à la direction du nouvel empire est déjà identifié. Quel pays est à la fois le plus peuplé, celui qui connaît depuis plusieurs décennies la plus forte croissance économique, celui qui s’enrichit en inondant le monde entier des ses produits, au détriment de ses clients qui connaissent la désindustrialisation et le chômage ? Quel pays pratique la rétention des « terres rares », dont il est le principal producteur, matières premières indispensables de l’industrie de pointe ? Quel pays est en train de s’assurer le contrôle des richesses du continent africain (en attendant d’en faire autant ailleurs) en usant de la corruption au point d’effrayer les anciennes puissances coloniales (qui pensaient n’avoir rien à apprendre en la matière) ? Toutes ces questions appellent une seule réponse. Le nouvel empire est en marche et l’on ne voit pas comment les hommes de bonne volonté pourront l’arrêter.</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/Users/Jess/Downloads/E%20Morin%20Atrium.doc#_ednref1">[i]</a> Cf. Édouard Glissant, <em>Poétique de la relation</em> (Paris, Gallimard, 1990). Originaire de la Martinique, É. Glissant (1928-2011) a influencé nombre d’intellectuels de l’île.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="file:///C:/Users/Jess/Downloads/E%20Morin%20Atrium.doc#_ednref2">[ii]</a> <em>Manifeste pour les « produits » de haute nécessité</em>, cosigné par neuf intellectuels martiniquais : Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Édouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William (Paris, Éd. Galaade – Institut du Tout-monde, 2009).</p>
</div>
</div>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99homme-est-il-dans-la-metamorphose-variation-sur-un-theme-d%e2%80%99edgar-morin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>22</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cahier d’un guerrier de l’imaginaire (1)</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/creolisations/cahier-d%e2%80%99un-guerrier-de-l%e2%80%99imaginaire-numero-1/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/creolisations/cahier-d%e2%80%99un-guerrier-de-l%e2%80%99imaginaire-numero-1/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 13:56:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pchamoiseau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Caraïbes]]></category>
		<category><![CDATA[Créolisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4306</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;Il s&#8217;agit de courts textes sur des sujets de littérature ou d&#8217;actualité politique que Patrick Chamoiseau a écrits et diffusés via internet et les réseaux sociaux depuis 2009. J&#8217;ai eu l&#8217;idée de les rassembler et leur donner cette forme qui a beaucoup plus à Chamoiseau.&#160;&#187; Luigia Pattano. Cliquez ici pour visualiser Cahier d&#8217;un guerrier de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fcreolisations%252Fcahier-d%2525e2%252580%252599un-guerrier-de-l%2525e2%252580%252599imaginaire-numero-1%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Cahier%20d%E2%80%99un%20guerrier%20de%20l%E2%80%99imaginaire%20%281%29%20%23%22%20%7D);"></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il s&#8217;agit de courts textes sur des sujets de littérature ou d&#8217;actualité politique que Patrick Chamoiseau a écrits et diffusés via internet et les réseaux sociaux depuis 2009. J&#8217;ai eu l&#8217;idée de les rassembler et leur donner cette forme qui a beaucoup plus à Chamoiseau.&nbsp;&raquo; <a href="http://mondesfrancophones.com/author/lpattano/">Luigia Pattano.</a></p>
<p style="text-align: justify;">Cliquez <a href="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/10/cham_zibaldone1.pdf">ici</a> pour visualiser Cahier d&#8217;un guerrier de l&#8217;imaginaire, numéro 1.</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/creolisations/cahier-d%e2%80%99un-guerrier-de-l%e2%80%99imaginaire-numero-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l’Afrique aux Antilles : le dialogue de deux sages</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/afriques/de-l%e2%80%99afrique-aux-antilles-le-dialogue-de-deux-sages/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/afriques/de-l%e2%80%99afrique-aux-antilles-le-dialogue-de-deux-sages/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 21:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mherland</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afriques]]></category>
		<category><![CDATA[Economies]]></category>
		<category><![CDATA[Frances]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4410</guid>
		<description><![CDATA[Thierry Michalon et Ebézéner Njoh Mouelle : l’État et les clivages ethniques en Afrique [i] Deux intellectuels de bonne volonté dialoguent de part et d’autre de l’Atlantique : un Camerounais, Ebézéner Njoh Mouelle, universitaire, ancien ministre et un Français, Thierry Michalon, universitaire lui aussi, qui a effectué une partie de sa carrière en Afrique avant de se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fafriques%252Fde-l%2525e2%252580%252599afrique-aux-antilles-le-dialogue-de-deux-sages%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22De%20l%E2%80%99Afrique%20aux%20Antilles%20%3A%20le%20dialogue%20de%20deux%20sages%20%23%22%20%7D);"></div>
<div class="mceTemp" style="text-align: left">
<dl>
<dt><a href="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/12/Mouelle-Michalon.jpg"><br />
<img class="size-full wp-image-4411 " src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/12/Mouelle-Michalon.jpg" alt="" width="235" height="363" /></a></dt>
<dd>Thierry Michalon et Ebézéner Njoh Mouelle : l’État et les clivages ethniques en Afrique <a title="" href="/Users/Jess/Downloads/Art%20NM%20-%20TM%20(MF).doc#_edn1">[i]</a></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify">Deux intellectuels de bonne volonté dialoguent de part et d’autre de l’Atlantique : un Camerounais, Ebézéner Njoh Mouelle, universitaire, ancien ministre et un Français, Thierry Michalon, universitaire lui aussi, qui a effectué une partie de sa carrière en Afrique avant de se retrouver aux Antilles françaises, en Martinique. Tous les deux auteurs d’ouvrages décapants dans lesquels ils ne se privent pas de mettre le doigt là où ça fait mal<a title="" href="/Users/Jess/Downloads/Art%20NM%20-%20TM%20(MF).doc#_edn2">[ii]</a>. Les malheurs des Africains indépendants d’un côté, et le malaise des Antillais toujours dépendants de la France de l’autre, sont connus. Encore faut-il les comprendre et être prêt à proposer des solutions – en acceptant, certes, le risque qu’elles soient contestées. Thierry Michalon et E. Njoh Mouelle ont fait, chacun de leur côté, cet effort de compréhension et ils ont pris ce risque. Ils confrontent leurs points de vue dans <em>l’État et les clivages ethniques en Afrique</em>, un ouvrage bref mais dense et qui déborde d’ailleurs largement le thème indiqué par le titre. <em></em></p>
<p style="text-align: justify">Deux auteurs, donc, deux honnêtes hommes, « pessimistes actifs » qui, sans se cacher l’ampleur des difficultés, conservent l’espoir du monde meilleur dont ils cherchent à définir les contours. Ils sont amis, ce qui ne les empêche pas d’aboutir souvent à des constats de désaccord, par exemple lorsqu’il s’agit de peser la responsabilité de l’Occident dans les malheurs du continent africain. Ces points de divergence entre eux ne sont pas les moins instructifs, et ce aussi bien pour les auteurs – qui sont contraints de s’interroger sur la validité de leurs arguments – que pour nous lecteurs – obligés que nous sommes à réfléchir par nous-mêmes puisqu’aucune « vérité » ne nous est imposée.</p>
<p style="text-align: justify">Th. Michalon est un constitutionnaliste. Un temps partisan d’un « fédéralisme ethnique » pour les États africains, il défend maintenant un modèle de démocratie « consociative » (« un type d’État <em>unitaire</em> fondé sur la représentation – à la proportionnelle – des citoyens selon leurs appartenances communautaires, culturelles, identitaires »), s’étant rendu compte que la fameuse « solidarité » africaine, dont on fait si grand cas, a surtout pour effet de faire peser sur les individus des contraintes (familiales, claniques, etc.) qui s’opposent à l’intérêt général bien plus qu’elles ne le favorisent. D’où l’idée qu’il est préférable de confier l’essentiel des responsabilités en matière politique à l’État central plutôt qu’à l’échelon local, pourvu que soit assurée une représentation équitable de toutes les composantes de la société. L’État central, plus « éloigné » de la population, est davantage capable en effet d’imposer les règles de droit. Il devra s’appuyer pour ce faire sur des corps d’élite de préfets et de magistrats, ses instruments au service d’une « déconcentration solide ».</p>
<p style="text-align: justify">Un tel schéma soulève néanmoins des objections. E. Njoh Mouelle remarque par exemple que les groupes les plus faibles numériquement ne pourraient jamais faire prévaloir leur point de vue (à moins qu’il ne coïncide avec celui de la majorité). Il est vrai que Th. Michalon fait preuve là-dessus de beaucoup d’optimisme puisqu’il soutient que la démocratie s’avère la procédure efficace pour faire émerger les compromis indispensables entre les intérêts particuliers, dès lors que « l’égalité face à la règle » est garantie. Sans doute, mais peut-on lui demander, comment émergeront les corps d’élite chargés de faire respecter les lois dans des pays gangrénés par la corruption et le népotisme ? Même en admettant que l’on puisse former des cadres compétents et intègres à l’étranger, et leur assurer un revenu suffisant pour qu’ils ne soient pas immédiatement tentés de s’enrichir aux dépens de la collectivité, les préfets et magistrats seront soumis à l’autorité de responsables politiques élus, en position de leur imposer des décisions contraires à l’intérêt général. Que l’on songe simplement à ce qui se passe dans un pays comme la France, pourtant « patrie des droits de l’homme », où la justice n’est toujours pas vraiment indépendante après des siècles d’apprentissage de la démocratie ! Comment croire, au vu de cet exemple, qu’un simple changement des institutions suffirait à mettre fin aux problèmes les plus graves que rencontrent les États africains ?</p>
<p style="text-align: justify">Sans doute n’y a-t-il aucune raison de désespérer de l’Afrique sur le long terme. Mais en attendant, il est frappant que les deux auteurs – bien qu’ils divergent sur les causes – se rejoignent sur le constat qui a fait tellement hurler venant du président Sarkozy : « L’Africain n&#8217;est pas encore dans le coup de l&#8217;organisation moderne et industrielle de la production. Il continue de se comporter, par rapport au temps, selon le mode induit par l&#8217;organisation préindustrielle de la production » (E. Njoh Mouelle). « Les sociétés africaines s&#8217;avèrent peu aptes au développement de l&#8217;économie de marché, la culture prévalant en leur sein décourageant l&#8217;investissement, le profit, la réussite personnelle, etc. » (Th. Michalon). En admettant que ce constat soit fondé, est-il malgré tout possible d’accélérer la marche de l’Afrique vers le progrès ?  Faut-il compter, comme le fait E. Njoh Mouelle, sur l’apparition d’un homme providentiel ? Si la proposition peut choquer – et elle ne manque pas de faire réagir Th. Michalon – n’a-t-elle pas néanmoins quelque chose de séduisant ? Car il est vrai que certains pays ont connu un développement particulièrement remarquable sous la houlette d’un dictateur éclairé, Singapour étant peut-être le cas le plus emblématique. On ne peut pas ne pas voir combien ce serait stimulant pour tous les pays de l’Afrique sub-saharienne si l’un d’entre eux au moins donnait l’exemple d’une réussite semblable. Nous n’en sommes malheureusement pas là pour l’instant, puisque les pays jadis les plus exemplaires comme le Sénégal (pour son régime politique) oula Côte-d’Ivoire (pour ses performances économiques) sont entrés en décadence. Les dictateurs ne manquent pas en Afrique, hélas, les lumières leur manquent !</p>
<p style="text-align: justify">Il est impossible, dans le cadre d’une brève recension, de rendre compte de l’ensemble de ce livre, petit par le nombre de pages mais très dense quant aux idées qu’il met en avant. Pour autant, on ne saurait faire l’impasse sur l’avant-dernier chapitre, intitulé « Dans les territoires insulaires français, des blocages semblables à ceux de l’Afrique ? », car lesdits territoires (Corse comprise) sont caractérisés par une forte résistance à la règle et par une faible légitimité de l’État, deux traits qui ne sont pas sans rapport avec ceux que l’on peut observer dans les « démocraties » à l’africaine. Les mêmes maux appellent les mêmes remèdes : il importe que les principaux cadres d’État <em>ne</em> soient <em>pas</em> originaires du territoire qu’ils ont à administrer, dans ces territoires isolés de la République française aussi bien que dans les circonscriptions ou autres districts africains. « Si la démocratie demande à chacun d’exprimer ses <em>désirs</em>, la République lui demande au contraire de les taire, et lui <em>impose </em>le respect des règles », souligne Th. Michalon. Or on impose très difficilement à son voisin ou son cousin une règle qui, bien que d’intérêt général, contredit son intérêt particulier ; d’où l’importance d’avoir des représentants de l’État étrangers au lieu où ils sont appelés à exercer. À bon entendeur, salut !</p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="/Users/Jess/Downloads/Art%20NM%20-%20TM%20(MF).doc#_ednref1">[i]</a> Thierry Michalon et Ebézéner Njoh Mouelle : <em>l’État et les clivages ethniques en Afrique – Dialogues et propos échangés sur internet</em>, ouvrage édité simultanément par Ifrikiya, collection « Interlignes », BP 6627 Yaoundé, Cameroun, 2011, 135 pages, 5.000 francs CFA et par les Éditions du CERAP, collection « Controverses », Abidjan, 2011, 174 pages, 5.000 francs CFA.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify"><a title="" href="/Users/Jess/Downloads/Art%20NM%20-%20TM%20(MF).doc#_ednref2">[ii]</a> Voir en particulier, de Th. Michalon, <em>L’Outre-mer français – Évolutions institutionnelles et affirmations identitaires</em>, dont nous avons rendu compte ici-même.</p>
</div>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/afriques/de-l%e2%80%99afrique-aux-antilles-le-dialogue-de-deux-sages/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Douce France</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/douce-france/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/douce-france/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 18:46:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mherland</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economies]]></category>
		<category><![CDATA[Frances]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4287</guid>
		<description><![CDATA[Rien ne vaut l’éloignement de la terre natale pour qui veut porter sur elle un jugement tant soit peu objectif. En l’occurrence la distance n’était pas grande puisque nous nous sommes contentés de traverser les Pyrénées. Les Français – enfin beaucoup d’entre eux – ont tendance à voir leur pays comme le nombril du monde. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Ffrances%252Fdouce-france%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Douce%20France%20%23%22%20%7D);"></div>
<p style="text-align: justify">Rien ne vaut l’éloignement de la terre natale pour qui veut porter sur elle un jugement tant soit peu objectif. En l’occurrence la distance n’était pas grande puisque nous nous sommes contentés de traverser les Pyrénées.</p>
<p style="text-align: justify">Les Français – enfin beaucoup d’entre eux – ont tendance à voir leur pays comme le nombril du monde. Son ancienne culture, ses monuments, le raffinement de sa cuisine, ses écrivains, ses intellectuels et ses artistes sont réputés lui conférer un prestige à nul autre pareil. Un prestige qui ne résiste pas, cependant, à un bref séjour à l’extérieur.</p>
<p style="text-align: justify">A priori l’Espagne ne semble pas une concurrente bien redoutable : ne s’agit-il pas d’un pays qui traverse une crise économique majeure, avec un taux de chômage apocalyptique et une immigration irrépressible ? Ce n’est pas par hasard que l’Espagne <em>(Spain) </em>fait partie des horribles « PIIGS », ces pays dont l‘impéritie menace la zone euro. Un voyage dans ce pays par les transports en commun, et la visite de quelques hauts lieux touristiques à la propreté immaculée, ont suffi pourtant à nous convaincre que les Français avaient bien des choses à lui envier.</p>
<p style="text-align: justify">Ses trains par exemple. Les trains à longue distance de la société nationale « Renfe » offrent un degré de confort en seconde classe supérieur à celui que l’on peut espérer même des wagons de première de la SNCF. Qu’on en juge : une prise de courant sur chaque siège pour ceux qui souhaitent utiliser leur ordinateur, des films projetés sur des écrans judicieusement installés dans tout le wagon, avec distribution d’écouteurs individuels à la clef, comme dans un avion. Le contrôle qui inclut l’examen des bagages dans un scanner (à nouveau comme dans le transport aérien) a lieu avant l’embarquement, ce qui n’empêche pas que des contrôleurs passent à plusieurs reprises dans le train, sans avoir besoin d’importuner les passagers puisqu’ils ont en main la liste des sièges réservés.</p>
<p style="text-align: justify">Rentrés en France, nous nous sommes retrouvés, ma compagne et moi, dans un train interrégional « TEOZ », ralliant Toulouse à Paris. Première déconvenue, le wagon n° 7 dans lequel nos places étaient réservées n’existait tout simplement pas, le train n’en comportant que six. Après avoir consulté vaguement une liste, le contrôleur présent sur le quai a orienté les personnes dans notre cas vers les places numérotées entre 50 et 60 de n’importe quel wagon. Naturellement, beaucoup de ces places étaient déjà occupées, d’autant que nous étions un vendredi soir, à une période de forte affluence. Les voyageurs du wagon n° 7 s’assirent là où ils pouvaient, ou se mirent à errer, en traînant leurs bagages, à la recherche d‘un endroit ou se caser.</p>
<p style="text-align: justify">Une fois le train démarré, un appel des deux contrôleurs du train invita les voyageurs dans notre cas à les rejoindre et des places dûment disponibles nous furent alors distribuées. Ma compagne et moi-même eûmes la chance, croyions-nous, d’être surclassés. Certes, nous n’aurions pas droit au cinéma gratuit et il n’existait que deux prises électriques pour un compartiment de six places (contre aucune en seconde) et qui se révélèrent hors d‘usage (!), néanmoins les sièges étaient plus confortables, le décor un peu plus avenant que dans la classe inférieure. Par contre, rien n’était prévu pour s’essuyer les mains dans les toilettes, pas plus de serviettes en papier que de séchoir électrique…</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, nous nous serions malgré tout estimés satisfaits,… s’il n’y avait eu les autres voyageurs ! Sans doute la France fut elle naguère le phare de la civilisation : nous nous plaisons en tout cas à le croire. Force est de constater que ce temps est désormais révolu. La crasse de nos villes, encombrées de canettes vides, de papiers gras et envahies par des déjections qui ne sont pas nécessairement celles des chiens mais trop souvent celles de leurs maîtres, démontre hélas que, contrairement à certains autres peuples, nous n’avons pas vraiment progressé en matière de propreté depuis le Grand Siècle.</p>
<p style="text-align: justify">Des règles existent pourtant, mais elles sont loin d’être suivies par toute la population. Il conviendrait donc, semble-t-il, de les lui inculquer de force. Hélas, le principal des maux français est peut-être cette incapacité à contraindre dont font preuve nos autorités : elles-mêmes souvent peu respectueuses des règles, elles ne seraient au demeurant pas vraiment qualifiées pour imposer une politique d’ordre public…</p>
<p style="text-align: justify">Un examen même superficiel des comportements des fonctionnaires chargés de faire respecter les lois fait apparaître combien ils sont réticents à exercer leur métier. Les policiers répugnent à arrêter des délinquants dont ils savent qu’ils seront absous par les magistrats. Les magistrats répugnent, quant à eux, à condamner ces « petits » délinquants, d’une part faute d’un nombre de places suffisant dans les prisons et d’autre part, peut-être, dans un souci louable d’équité par rapport aux puissants qui savent trop bien échapper au glaive de la Justice. On pourrait faire le même constat pour les inspecteurs du travail, ou du fisc, qui ne pèchent pas – c’est le moins qu’on puisse dire – par excès de zèle ! Et c’est ainsi que se généralise, à tous les échelons de la société, le mépris des lois.</p>
<p style="text-align: justify">Il eût été surprenant que les trains échappassent à ce processus. Au cours d’un voyage d’une durée de sept heures, avec à peu près autant d’arrêts, les contrôleurs ont effectué un seul passage, vers le milieu du trajet. Comme il n’y a pas de contrôle à l’embarquement ni au débarquement, n’importe qui peut donc monter dans le train sans billet vers la fin du voyage, le risque d’être pris en faute étant nul ou presque. Inutile de dire que les personnes les moins éduquées, c’est-à-dire les moins dressées au respect des règles, souvent des jeunes des cités naufragées de la « République », ne refusent pas une occasion pareille. C’est ainsi que nous vîmes monter, deux gares avant la fin du parcours, une bandes de « sauvageons » qui, à l’évidence n’avaient pas un billet de première classe et, probablement, pas de billet tout court.</p>
<p style="text-align: justify">Par chance ceux-là ne démontraient aucune agressivité et n’entreprirent pas de nous dévaliser. Ils se contentèrent – si l’on peut dire – de se comporter comme s’ils étaient seuls au monde, criant et riant, ou hurlant dans leur téléphone, sans aucun égard pour la tranquillité des autres passagers. Or, vu l’heure tardive – on approchait de minuit – ces derniers, pour la plupart depuis de longues heures dans train, aspiraient au repos.</p>
<p style="text-align: justify">Tout cela pour ça ! dira-t-on. Tout ce billet pour un non événement : des jeunes sans doute désargentés qui voyagent gratis et qui s’amusent. Il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat !</p>
<p style="text-align: justify">Effectivement, et l’objet de ce papier n’est nullement de mettre en accusation ces jeunes gens qui n’ont fait que ce qu’ils savaient faire… puisqu’on ne leur a jamais appris autre chose. Lorsque les comportements d’incivilité se multiplient dans une société, il est parfaitement vain d’incriminer les incivils. Quoi qu’en pensent certains indécrottables optimistes, la nature humaine ne produit pas spontanément des individus policés, propres et courtois. L’humain naît inachevé et malléable. Élevé parmi les loups, il deviendra loup. Qu’on lui apprenne donc à respecter les autres comme à se respecter lui-même si l’on veut en faire un citoyen modèle.</p>
<p style="text-align: justify">Évidemment – tous les parents le savent – cet apprentissage exige autant d’efforts de la part des maîtres que des apprentis. La France est-elle capable d’un tel sursaut ? Rien, malheureusement, ne permet de le penser aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify">_______________________________</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/douce-france/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bannissement des mots Shoah, Identité, Histoire de France&#8230;</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/bannissement-des-mots-shoah-identite-histoire-de-france/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/bannissement-des-mots-shoah-identite-histoire-de-france/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 19:19:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lsoulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Frances]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4237</guid>
		<description><![CDATA[Le tout avec la bénédiction de Luc Chatel. Il pourrait  désapprouver en effet ces livres scolaires. D&#8217;autant que tout est lié puisque toute identité doit disparaître, on l&#8217;a bien compris lors du débat sur l&#8217;identité nationale (sauf celle des peuples du Sud, monuments à restaurer en permanence). C&#8217;est ce que ne semble pas également comprendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Ffrances%252Fbannissement-des-mots-shoah-identite-histoire-de-france%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Bannissement%20des%20mots%20Shoah%2C%20Identit%C3%A9%2C%20Histoire%20de%20France...%20%23%22%20%7D);"></div>
<p>Le tout avec la bénédiction de Luc Chatel. Il pourrait  désapprouver en effet ces livres scolaires. D&#8217;autant que tout est lié puisque toute identité doit disparaître, on l&#8217;a bien compris lors du débat sur l&#8217;identité nationale (sauf celle des peuples du Sud, monuments à restaurer en permanence). C&#8217;est ce que ne semble pas également comprendre Claude Lanzmann qui <a href="http://www.jforum.fr/forum/france/article/contre-le-bannissement-du-mot?utm_source=activetrail&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=Newsletter%20du%2031/08/2011"><strong>s&#8217;étonne dans un article</strong> </a>de la suppression possible du terme Shoah alors que ses amis foucaldiens au pouvoir un peu partout rayent aussi de la carte non seulement l&#8217;orientation sexuelle (homosexualité comprise) mais aussi l&#8217;identité sexuelle confondant à souhait rôles en effet évolutifs (je suis en désaccord avec Zemmour sur ce point : un homme peut donner le biberon au petit la nuit par esprit chevaleresque : protéger le sommeil de la gente dame) et identités permanentes alors que jamais un homosexuel se décrouvrira en fin de compte hétéro ou se &laquo;&nbsp;choisira&nbsp;&raquo; tel (<strong><a href="http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Pour-Christian-Vanneste-le-lobby-gay-est-a-l-origine-des-passages-sur-l-orientation-sexuelle-dans-les-manuels-scolaires-interview-381217/?from=headlines" target="_blank">en ce sens Christian Vanneste se trompe de cible</a> </strong>puisque les &laquo;&nbsp;gays&nbsp;&raquo; ont tout à perdre également de cette idéologie <em>queer</em>).</p>
<p>Il faut (<em>sollen</em>) aussi effaçer l&#8217;Histoire de France si l&#8217;on veut faire disparaître son identité et la réduire à une station de <em>bus</em> sur la trame mondiale des flux. Ce sera fait avec le second anéantissement de ses rois en les mettant en équivalence avec des rois africains, comme s&#8217;il fallait d&#8217;ailleurs les opposer en une repentance ultime (à quand la dénonciation de l&#8217;emprise de la culture romaine sur les Gaules ? De la culture arabo-islamique sur l&#8217;Afrique du Nord berbère?). Depuis que l&#8217;identité bolchevique de la Révolution a disparu, place au nouveau terrain de guerre : le corps; éclaté ; après l&#8217;esprit dé(cons)truit et éparpillé dans les urnes de la pensée incinérée en grandes pompes bien sûr.</p>
<p>La réaction indignée de Claude Lanzmann me fait penser aux lettres et pétitions bien tournées des rabbins allemands, français, aux autorités nazies ou vichistes (par exemple la &laquo;&nbsp;<em>pétition adressée par le rabbin Kaplan au commissaire français Xavier Vallat</em>&nbsp;&raquo; in Raul Hilberg, <em>La destruction des Juifs d&#8217;Europe</em>, Paris, éditions Folio, 2006, T.III, p.1909), en pure perte bien sûr tant la <em>catastrophe (</em>qui n&#8217;est pas seulement un mot palestinien) est déjà là.</p>
<p>Plaintes. Pleurs. Sur la défensive. Les petits résidus des Bourdieu, Foucault and Co s&#8217;en donnent alors à coeur joie, ils utilisent à fond tous les terrains de &laquo;&nbsp;lutte&nbsp;&raquo; pour répandre leur fiel faute de miel. Le tout au nom de &laquo;&nbsp;la&nbsp;&raquo; science qu&#8217;est devenue pour eux leur idéologie, celle du contexte, du milieu, dogmatisé. Car pour eux le milieu ne met pas en forme un contenu permanent, il est le contenu lui-même au sens de tout redéfinir, telle est la force de ce néo-idéalisme. Et pour le faire apparaître il leur faut oeuvrer en petits soldats pour détruire, détruire, encore détruire afin que le territoire (français) ressemble enfin à leur carte (celle du Jocker&#8230;). Non plus la France, mais un hexagone parmi mille dont les guichets sont ouverts à tous, gratuitement si possible. Puisque l&#8217;identité la plus intime, micro, est équivalente à un meccano il n&#8217;y a pas de raison qu&#8217;il n&#8217;en soit pas de même au niveau du paquebot France, désormais au rebut&#8230;</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/bannissement-des-mots-shoah-identite-histoire-de-france/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Drame d&#8217;Oslo : les &#171;&#160;multikult​i&#160;&#187; se déchaînent</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/drame-doslo-les-multikult%e2%80%8bi-se-dechainent/</link>
		<comments>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/drame-doslo-les-multikult%e2%80%8bi-se-dechainent/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 15:54:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lsoulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=4199</guid>
		<description><![CDATA[       &#171;&#160;Multikulti&#160;&#187; n&#8217;a rien à voir avec diversité et pluralité mais au contraire avec unicité imposée en lieu et place des valeurs communes en attendant l&#8217;étape décisive suivante : la possibilité d&#8217;extraire sa communauté d&#8217;origine de la loi commune pour la rendre dépendante de lois communautaristes données ; c&#8217;est au mieux la cohabitation de plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fpolitiques%252Fdrame-doslo-les-multikult%2525e2%252580%25258bi-se-dechainent%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Drame%20d%27Oslo%20%3A%20les%20%5C%22multikult%E2%80%8Bi%5C%22%20se%20d%C3%A9cha%C3%AEnent%20%23%22%20%7D);"></div>
<p>       &laquo;&nbsp;Multikulti&nbsp;&raquo; n&#8217;a rien à voir avec diversité et pluralité mais au contraire avec unicité imposée en lieu et place des valeurs communes en attendant l&#8217;étape décisive suivante : la possibilité d&#8217;extraire sa communauté d&#8217;origine de la loi commune pour la rendre dépendante de lois communautaristes données ; c&#8217;est au mieux la cohabitation de plus en plus agressive au pis un Etat dans l&#8217;Etat, ce qui ne se peut en République ; et cela n&#8217;a rien à voir avec du racisme (supériorité de la &laquo;&nbsp;race&nbsp;&raquo;) voire de la xénophobie puisqu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de refuser l&#8217;étranger mais éviter que celui-ci s&#8217;installe non pas comme invité mais nouveau propriétaire&#8230;<br />
       A quoi bon ? Peut-on encore raisonner ainsi ? N&#8217;est-ce pas trop tard ? En l&#8217;absence de débat, étouffé toujours dans l&#8217;oeuf sous l&#8217;étiquette extrême droite puis &laquo;&nbsp;<a href="http://www.drzz.info/article-ma-reponse-au-quotidien-le-monde-michel-garrote-80249502.html" target="_blank">fachosphère</a>&nbsp;&raquo; pour faire branché, il n&#8217;est plus sûr du tout qu&#8217;organiser de telles confrontations suffisent désormais pour éteindre l&#8217;incendie allumé par les multikulti eux-mêmes et qui maintenant veulent la jouer pompier pyromane, voilà ce que je voudrais répondre à Bernd Debusmann qui dans son article (26/07/11) intitulé<a href="http://english.alarabiya.net/views/2011/07/26/159468.html" target="_blank"> The Norwegian killer and a US-European echo chamber</a> sur le site Al Arabiya news reprend une phrase de la version anglaise de mon article<a href="http://www.resiliencetv.fr/?p=9434" target="_blank"> Drame norvégien ou l&#8217;absence de débat ?</a> version parue sur l&#8217;excellent site <a href="http://www.brusselsjournal.com/node/4773" target="_blank">The Brussels Journal</a> : <br />
 “If there were a real counter-power, symbolic or spiritual, enabling a critical debate on the role of Islam in the world without being accused as a racist, maybe this inexcusable and vile act would have taken another form?” Lucien Oulahbib, a French political science professor of Algerian descent wrote on Brussels Journal. He answered his own question: “Nobody knows.” Indeed, nobody knows. But it’s worth a try.”</p>
<p>( “S&#8217;il y avait un réel contre pouvoir symbolique, spirituel, permettant de tenir un discours critique sur l&#8217;islam dans le monde, pas seulement en Norvège, sans être pour autant accusé de racisme, peut-être que l&#8217;inexorable, l&#8217;immonde, aurait pris une autre forme? Nul le sait.&nbsp;&raquo; Lucien Oulahbib, un enseignant français en science politique d&#8217;origine algérienne a répondu à sa propre question ; nul le sait. En effet, personne ne sait. Mais cela vaudrait la peine d&#8217;essayer de savoir&#8230;”) </p>
<p>      Ce que je voulais dire par cette phrase c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est pas sûr qu&#8217;une réelle discussion démocratique sur l&#8217;islam, l&#8217;immigration, etc suffise désormais pour stopper une vague de refus sur laquelle peuvent surfer en effet des illuminés assassins faute de réelles solutions aux problèmes posés ; on aura beau fermer les sites &laquo;&nbsp;fachos&nbsp;&raquo;, traquer les mauvaises pensées, enfermer, envoyer dans des centres de rééducation citoyenne pour &laquo;&nbsp;phobie&nbsp;&raquo;, (alors que les plus grands islamophobes sont les islamistes puisqu&#8217;ils ne seraient pas bien au coran paraît-il&#8230;) il n&#8217;en reste pas moins qu&#8217;au tout départ, il y a vingt à quarante ans, lorsque l&#8217;immigration s&#8217;intégrait sans en être empêché par le culturalisme et le relativisme issus du tiersmondisme (chrétien aussi) et du communisme en décomposition, aucune friction ou si peu se frayait dans le tumulte des travaux et des jours et le FN faisait 1%.<br />
Sauf que depuis qu&#8217;il a été exigé par ceux qui hypocritement les soutiennent qu&#8217;un immigré n&#8217;est pas obligé d&#8217;accepter les valeurs de la communauté d&#8217;accueil et qu&#8217;il doit même revendiquer sa différence (que l&#8217;on dénie au peuple hôte) cela s&#8217;est traduit au fil des ans et des crises diverses par des incivilités à l&#8217;encontre même des immigrés voulant s&#8217;intégrer (&laquo;&nbsp;tu fais le blanc&nbsp;&raquo;) ; incivilités qui ne sont même pas le résultat de la misère et de la pauvreté puisque leurs parents, les immigrés de la première et de la seconde génération, bien plus pauvres qu&#8217;eux, n&#8217;ont jamais eu de comportements irrespectueux ; aujourd&#8217;hui certains disent que c&#8217;est parce qu&#8217;ils étaient &laquo;&nbsp;dominés&nbsp;&raquo; et qu&#8217;aujourd&#8217;hui il faut lutter contre les &laquo;&nbsp;dominants&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il faut entraîner la majorité tolérante des immigrés vers plus de différence identitaire, vers une culture de refus (retour refusé au pays hôte); or, c&#8217;est précisément ce discours de guerre, c&#8217;est cette haine envers le peuple hôte qui subit ce choc (électro) jour après jour dans des trains et des trottoirs bondés sur lesquels il n&#8217;a même plus le droit de lever les yeux sous peine que ce regard apparaisse comme un défi raciste, c&#8217;est cela, cette réalité, même, que les multikulti nient et de toute leur force en dansant sur la musique de Noa au concert du MRAP payée par nos impôts, et c&#8217;est cela que certains refusent, jusqu&#8217;à aller certes vers l&#8217;inexcusable, mais cela ne veut pas dire pour autant qu&#8217;il faille s&#8217;empêcher de critiquer la réalité et vouloir la transformer au lieu de seulement la subir. Car ce qui a armé l&#8217;assassin pseudo-templier ce n&#8217;est pas la critique de cette situation, ce sont ceux qui l&#8217;ont créé. Ne mélangeons pas la situation de l&#8217;islamiste kamikaze qui n&#8217;a aucune raison de s&#8217;en prendre à la société ouverte sinon vouloir s&#8217;y substituer alors que le peuple critique du multikulti veut juste qu&#8217;on n&#8217;oublie pas qu&#8217;il est aussi composé de citoyens qui ont des droits.  Ne confondons donc pas les choses. Et il ne suffit pas de casser le thermomètre pour soigner la maladie. On peut l&#8217;ignorer, certes. Mais gare à la prochaine secousse&#8230;</p>
<p>______________________________</p>
<p>&nbsp;</p>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/drame-doslo-les-multikult%e2%80%8bi-se-dechainent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk
Page Caching using disk (enhanced)
Database Caching 10/33 queries in 0.024 seconds using disk

Served from: mondesfrancophones.com @ 2012-02-07 17:12:34 -->
