LegatureC’est là, une charge très humaine De savoir, de sentir Que la chose me regarde Qu’elle me toise Eperon de nos gestes Nous l’avons dans la peau Elle se pointe dans les yeux, De proche en proche Alors on voudrait tant Avec le peu de recul Pouvoir — un jour — s’asseoir dessus Mais le tissu, la matière se défend Combien de fois encore S’y prendre les pieds ? Sur Lire plus »
Au fil de la mémoire, Bouts de bois hurlants et Ligne bleue héritage… Sculptures et installations de Jack BENG-THIParu dans Les Cahiers des Anneaux de la Mémoire n°12, « Création plastique, traites et esclavages », juin 2009. L’esclavage et particulièrement la traite, bien qu’étant des éléments déterminants et spécifiants de l’imaginaire réunionnais, sont longtemps restés des sujets tabous à La Réunion. Si la littérature orale (1) (notamment les paroles des chansons et le maloya en particulier) leur Lire plus »
Quand la danse devient l’accessoire d’un spectacle vivant : « La Tentation d’Eve » et « Ivresse », deux chorégraphies solo de la Pietragalla CompagnieLa biennale de danse 2010 de Fort-de-France a commencé très très fort avec deux chorégraphies de la « Pietragalla Compagnie », deux solos, le premier, Ivresse, par le danseur Julien Derouault, le second, La Tentation d’Eve par Marie-Claude Pietragalla elle-même. Au-delà des différences des thèmes et des interprètes (une femme ne danse pas comme un homme), ces Lire plus »
« Confidences à Allah » de Saphia Azzeddine avec Alice Belaïdi : Une défense paradoxale de la religionMise en scène sobre et moderne par Gérard Gélas, interprétation époustouflante de la jeune et charmante Alice Belaïdi, les Confidences à Allah ont amplement mérité le succès qu’elles ont rencontré partout où elles sont passées, succès que l’enthousiasme des spectateurs de l’Atrium n’a pas démenti. À cause ou malgré le texte de Saphia Azzeddine ? On Lire plus »
Esthétiser l’horreur ? « J’ai soif » par le Théâtre du BalconÀ quoi sert la Shoah ? Il semble que plus le temps passe et plus les usages qu’il est permis d’en faire se diversifient. Dans les premières décennies de l’après-guerre, seuls étaient recevables les témoignages des survivants ou des réflexions philosophiques comme celles d’Hannah Arendt. On n’aurait pas imaginé alors construire un spectacle ou une œuvre Lire plus »
Quelque chose de textuelUn corps détaché Du milieu, en apesanteur Libre de l’œil qui arpente Il pèse sur lui-même Et, sans le vouloir Prend sur lui Un corps cru, sans autre politesse Que celle d’une interrogation Où serpente l’infini Collant à la peau Une suspension sur qui Un trait n’est pas tiré Comme on tire le portrait Un corps hanté, par le souvenir Une cicatrice, au beau milieu Un corps qui se fait Lire plus »
Avatar, hélas !Dans un article récent du Monde (27 janvier 2010), Pierre Desjardins, professeur dans un CEGEP québécois, présente une judicieuse analyse de l’idéologie militariste du film événement de ce début d’année, qui a déjà fait onze millions (!) d’entrées en France (chiffre des six premières semaines). Depuis l’effondrement de « l’arbre-maison » qui évoque celui du WTC de Lire plus »
Le moring, danse réunionnaise de combatLe Zarboutan nout kilitir (ZNK) est un titre décerné par la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise, chaque année en octobre, qui honore des femmes et des hommes qui ont œuvré pour la sauvegarde, la transmission et la création de la culture réunionnaise. Ce texte a été écrit à l’occasion de la cérémonie ZNK Lire plus »
Ce texte a été écrit à l’occasion de la cérémonie ZNK (Zarboutan nout kilitir) qui a eu lieu le 17 octobre 2009 à Saint-Benoît (La Réunion), et qui honorait, pour le narlgon (bal tamoul), Alexis Marimoutou et Anacari Monneyen. Le Zarboutan nout kilitir (ZNK) est un titre décerné par la Maison des civilisations et de Lire plus »
Des fous cartographes redessinent le monde ?Conférence donnée à l’École Supérieure des Beaux Arts de La Réunion (ESBAR), le 25 novembre 2009, dans le cadre des cycles de conférences de la biennale d’art contemporain « Arts actuels ». Illustrations reproduites avec l’aimable autorisation de l’auteur, André Robèr. Il n’y aura pas ici d’origine accusée. Seule l’Histoire a été folle. Elle s’est mise au travers des Lire plus »
