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	<title>MondesFrancophones.com &#187; Louisianes</title>
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		<title>Entretien avec Francis X. Pavy (7): Le Conte de l&#8217;Oiseau qui Vola.</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 13:41:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
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<div id="attachment_4314" class="wp-caption alignnone" style="width: 535px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-7-le-conte-de-loiseau-qui-vola/attachment/pavy-the-2/" rel="attachment wp-att-4314"><img class="size-full wp-image-4314       " title="Le conte de l’oiseau qui vola (2010; collection privée)" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/10/Pavy-the.jpg" alt="" width="525" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Le conte de l’oiseau qui vola (2010; collection privée), Francis X. Pavy.</p></div>
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<td valign="top" width="306"><em>Le conte de l’oiseau qui vola</em> (2010 ; collection privée) : Quelques mots au sujet de l’œuvre</p>
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<p>L’imagination vit à la frontière de la conscience et du subconscient. En tant qu’artiste, je passe énormément de temps dans cet univers : la visualisation, le rêve, le rêve éveillé. J’essaie aussi d’être au courant des différences de perception des individualités. Ce que je veux dire c’est que j’ai l’impression que pas tout le monde ne voit le rouge et le bleu de la même manière. Je me demande pourquoi certaines personnes n’ont pas le sens de la couleur. Il me semble que certains peuvent voir la couleur comme quelque chose de très vivant et d’autres voient la couleur comme quelque chose de sourd, comme un daltonien, mais pas aussi grave.</p>
<p>J’utilise le rêve pour imaginer quelque chose de différent et le mettre en forme de réalité physique. Je distingue bien ce qui est réel et non-réel ;  parfois, cependant, j’ai erré au-delà de la frontière peut être un peu trop longtemps, mais j’ai toujours retrouvé le chemin du retour.</p>
<p>Certains de mes amis ont fait un voyage bien au-delà de cette frontière et dans l’arrière-pays, et ils n’ont plus jamais été les mêmes. Cette œuvre concerne un ami qui était perdu et qui ensuite a retrouvé son chemin.  Je pense faire une série d’œuvres concernant tous les soldats déchus que j’ai vu le long du chemin sortir de leurs gonds à cause de la drogue,  d’une peine de cœur, d’un déséquilibré biologique ou du stress. L’autre jour, j’en faisais le compte, et je suis arrivé à un nombre considérable.</p>
<p>Josh (les noms et certains détails ont été changés pour protéger la personne) était un étudiant quand j’étais à l’université. Il ne lui a pas fallu longtemps pour  échouer dans toutes ses classes et pour commencer à vivre à la campagne vers Grand Couteau.  Je l’ai rencontré la première fois lorsqu’il est venu vendre des légumes à mon colocataire – Daniel. Après l’avoir rencontré et parlé avec lui, c’était sûr je ne vivais pas dans le même monde que lui. Il a commencé à dire que les lois de la société ne s’appliquaient pas à lui (surtout lorsque ça concernait la culture de certaines herbes) et l’entremêlement tortueux de sa nouvelle religion qui impliquait Sainte Marie-Jeanne et le christianisme. Il n’avait pas d’armes à feux et rien de tout cela, mais disons que ses idées étaient pas mal tirées par les cheveux. Par contre, il aimait le jazz, et plusieurs fois nous sommes allés dans sa cabane pour faire une jam-session. Nous devions entrer par la portière de voiture qu’il utilisait comme porte. Chez lui, il avait démoli tous les murs et il y avait un grenier où il dormait. Sur les barres de l’échelle qui allait jusqu’au grenier il y avait écrit des titres et des dates significatifs qui correspondaient à chaque phase de sa vie tel que : 1952-1955 « le commencement », 1965-1971 « la prise de conscience », 1972-1974 « l’épanouissement », et ainsi de suite. Nous nous entassions parmi les piles de magazines, d’habits et d’œuvres d’art éparpillés partout. Nous tolérions Josh parce qu’il n’était pas agressif. Je l’ai vu quelques fois chez lui, mais finalement, même pour moi, il était trop étrange. La dernière fois que je lui ai rendu visite à la campagne, il avait déménagé et il construisait son propre taudis en utilisant du fer-blanc et du bois de récupération au milieu d’un champ de soja. Il m’a dit que Dieu lui avait donné cet endroit et lui avait dit que c’était sa place sur terre. Il vendait des sandales faites en corde.</p>
<p>À ce moment,  nous avons tous fait connaissance d’un nouvel étudiant Ben. Il était intelligent et s’était inscrit à l’université. Il venait juste de rentrer de l’étranger où il avait fait son service militaire. Il avait un talent incroyable pour le dessin. Il trainait avec notre groupe et il avait fini par faire la connaissance de Josh. Peu de temps après, ils sont devenus meilleurs amis. Je n’eus aucune nouvelle ni de l’un ni de l’autre pour quelque temps car j’étais trop occupé à faire des accordéons ou des figurines en céramique pour me soucier de qui faisait quoi avec qui.</p>
<p>Un jour que j’étais chez moi sur Brooks St., Jason frappa à ma porte. Il allait quitter la ville pour retourner au Texas et il voulait nous dire au revoir. J’ai commencé à lui parler et il était remarquablement lucide. Il m’a dit qu’il avait eu un emploi pour travailler dans la construction et qu’il partait le lendemain. Il n’avait plus les yeux vitreux et ne faisait plus des proclamations au sujet de Dieu ou d’autres sujets bizarres d’étrange. Il est parti ; j’étais perplexe.</p>
<p>Quelques jours après Ben m’appela et me demanda si je pouvais l’emmener chez lui avec ses affaires. Son propriétaire en avait marre de lui et il avait été expulsé. Maintenant ses yeux a lui étaient vitreux et il parlait bizarrement. Je m’étais coupé la main et il insista pour me guérir. Il leva sa main et marmonna quelque chose, ensuite il me dit que j’étais guéri bien que ma coupure saignât toujours. De toute façon, je l’ai reconduit chez lui et j’ai été surpris de voir qu’il venait d’une famille très riche. Ils avaient des puits de pétrole partout sur leur propriété. Ils m’ont remercié et je me suis éloigné. J’ai récemment croisé la sœur cadette de Ben. Elle n’était qu’une petite fille, maintenant c’est une femme. Je lui ai demandé ce que devenait son frère et elle m’a dit qu’il était en clinique psychiatrique depuis longtemps.</p>
<p>Cette expérience m’a troublé pendant de longues années. Je pense que Ben et Josh ont échangé leur conscience et leur état d’esprit. Donc, comme c’est le cas avec les choses qui me dérangent ou qui s’imprègnent en moi, j’en ai fait une œuvre.</td>
<td valign="top" width="252"><em>The Tale of the Bird that Flew</em><em> (2010: private collection) : A  little more about the work  </em></p>
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<p><em> </em><em>Imagination lives on the border of consciousness and the subconscious. As an artist I hang out in this realm, lots. Visualization, dreaming, lucid dreaming. Also, I try to be aware of the differences in perception that different people have. I mean not everybody sees red or blue the same way, I feel. I wonder why some people have not sense of color. It’s occurred to me that a portion of the population may see color vividly and other portions see color as muted, kind of like color blind people, but not as bad.</em></p>
<p><em>With dreaming it’s all a part of what I do to imagine something different and put it into physical reality. I DO understand what’s real and not real but sometimes I have strayed over the border maybe a little too long at times but I have always found my way back.</em></p>
<p><em> Some of my friends have taken a voyage way past the border and to the hinterlands never to be the same again. This piece is about one friend that was lost and then found his way back. I’m thinking of doing a series of works about all the fallen soldiers that I have seen along my path go off the deep end. Either for drugs, heartache, personal chemistry or stress. I was counting the other day and it’s a substantial number. </em></p>
<p><em>Josh (names and some details have been changed to protect the innocent) was a student when I was in college. He didn’t last long there before he failed all of his classes and started living in the country around Grand Couteau. I first met him when he showed up to sell some vegetation to my roommate -Daniel. After meeting him and talking to him it was certain he wasn’t living on the same plane as I. He started talking about how the laws of society didn’t apply to him (especially when it came to growing things) and the intricate weavings of his new religion which involved weeds and Christianity. He didn’t have guns or anything like that, but his ideas were say the least far-fetched. He liked Jazz music though, and several times we made it out to his cabin to Jam. We had to step through the car door he used for his entrance. Inside his house he had ripped out all the walls and there was a loft where he slept. On the rungs of the ladder that went to the loft were written dates and critic titles that corresponded to different phases of his life such as: 1952 -1955 “the beginning” , 1965-1971- “the awakening”, 1972-1974 “the flowering”, and so forth. We jammed amongst the piles of magazines, clothes and artwork scattered all over. We tolerated Josh as he wasn’t aggressive. I went out to his house maybe a handful of times but even he was too strange for me. The last time I visited him in the country he had moved and made his own hovel out of tin and scrap wood in the middle of a soybean field. He told me God gave this place to him and told him that this was his place on earth. He was selling sandals made out of rope. </em></p>
<p><em>About this time a new level-headed student, Ben, enrolled in college and we all became acquainted. He had just come back from overseas serving in the military and had some serious drawing skills. He was hanging around with our group and eventually got to be friends with Josh. Before too long they were best friends. I didn&#8217;t hear from either one for sometimes as I was busy making ceramic accordions, or ceramic people, to even care about who was doing what with whom. </em></p>
<p><em>One day I was at home on Brooks St. when Jason knocked on the door. He was leaving town to go back to Texas and wanted to say good-bye to us. I started talking to him and he was remarkably lucid. He told me he got a job working in construction and was taking off the next day. No glazed over eyes with proclamations about God or anything strange. He left and I was puzzled.  </em></p>
<p><em>A few days Later Ben called and asked me if I would drive him and his possessions home. His landlord had enough of him and he had been evicted. Now HIS eyes were all glazed over red and he was talking strange. I had cut my hand and he insisted on healing me. He raised his hand and mumbled something then told me I was healed although, my cut was still bleeding. At any rate I did drive him home and was surprised he came from a very wealthy family. They had oil wells all over their property. They thanked me and I drove off. I recently ran into Ben’s younger sister not long ago. Then she was just a girl, now she’s a grown woman. I asked how her brother was and she told me he was committed and has been so for a long time.</em></p>
<p><em>This experience has troubled me throughout the years. I feel that Ben and Josh exchanged consciousnesses or mindsets. So, as is the case with things that bother me or stay with me I made a piece about it. </em></p>
<p><em> </em></td>
</tr>
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		<title>Entretien avec Francis X. Pavy (6): Le bar &#171;&#160;Midway&#160;&#187;  à Longbridge, Louisiane.</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 14:26:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
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<div id="attachment_4256" class="wp-caption aligncenter" style="width: 458px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretient-avec-francis-x-pavy/attachment/pavy-2/" rel="attachment wp-att-4256"><img class="size-full wp-image-4256" title="Le bar &quot;Midway&quot; à Longbridge." src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/Pavy.jpg" alt="" width="448" height="419" /></a><p class="wp-caption-text">Le bar &quot;Midway&quot; à Longbridge.</p></div>
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<table width="559" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
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<td valign="top" width="313">La route nationale de Breaux Bridge qui relie Lafayette à Breaux Bridge était le lien principal entre les deux villes jusqu’à la construction de l’autoroute 10 (I-10).  C’est une route pittoresque qui suit une falaise – les anciennes berges du Mississippi,  et traverse des champs pétrolifères et  la forêt des terres basses. La route du lac Martin est juste après le fléchissement en bas de la falaise et la rivière Vermilion traverse Longbridge.  C’est l’ancienne plaine d’inondations  du Mississippi.  Cette zone a été inondée en 1927, et elle aurait été aussi inondée cette année, en 2011, s’il n’y avait pas eu le système de levées et les canaux de déversements.</p>
<p>Dans les années 50, il y avait beaucoup de boîtes de nuit le long de cette route.  Beaucoup de légendes du « swamp pop » (la pop des bayous) y ont fait leurs premiers pas en jouant dans des orchestres et des groupes. La plupart des boîtes de nuit brûlèrent à travers les années ; le mythe local affirme  que c’était pour toucher l’argent de l’assurance immobilière.</p>
<p>Lorsque je suis arrivé sur place il n’y avait plus qu’une seule boîte de nuit. Elle s’appelait « BOO BOO », mais je me suis rendu compte que son nom était, à l’origine, «  Midway ».  Ce nom aurait pu provenir de différentes sources. Cette boîte de nuit a peut-être été nommé ainsi car elle était à mi-chemin entre Lafayette et Beaux Bridge.  Midway est aussi un endroit pour les jeux de hasard, les numéros de cirques et les attractions.</p>
<p>La scène s’étend en avant sur 5 m, avec à peu près 1.20 m de large au centre : un soliste pouvait y marcher, chantant ou jouant pour le public divisé à gauche et à droite. Les numéros de cirque y étaient communs. Ce n’était pas inhabituel de voir un clown jouant aux osselets accompagné par un groupe de rock cajun : <em>Couteu</em> ou <em>Red beans and Rice</em>.</p>
<p>Parfois, Clifton Chenier ou Gatemouth Brown y jouaient ; la première partie du spectacle pouvait être assurée par <em>Iron Jaw </em>(Mâchoire de Fer),  qui entrait en scène avec une pile de chaises prises dans sa mâchoire. Ensuite, il y avait un homme qui avait l’habitude de danser toute la nuit avec une cannette ou une bouteille de bière sur la tête.</p>
<p>La piste de dance en bois était immense, il faisait frais et les gens étaient amicaux. Les rideaux scintillaient d’argent et des notes de musique y étaient cousues. Il y avait une petite porte entre le bar et la piste de dance. Vous pouviez boire gratuitement, mais vous deviez payer pour danser.</p>
<p>J’ai vu et senti les récits des nombreuses vies traversaient cet endroit.  Les histoires y flottaient comme l’odeur d’un roux. Les images sombres et claires dansent encore dans ma tête. Les travailleurs du pétrole fréquentaient les fermiers, les hippies, les cols bleus, les pêcheurs et les gars de l’université qui y allaient. Les rockers de pop des bayous chantaient leurs contes de cœurs brisés, d’amour et de vie. Les buveurs, fumeurs et coureurs automobiles s’amusaient après une dure semaine. Les escrocs et les hommes honnêtes arrivaient pour voir ce qu’il se passait.  Hommes et femmes draguaient, dansant sur la même scène comme des couples fidèles. Mariés et intimes depuis si longtemps, les couples s’habillaient pareil et commençaient à se ressembler. Les éleveurs de chiens et les gars des bayous jouaient aux cartes. Les vieilles femmes cajuns sortaient du foyer familial pour gigoter jusqu’à minuit ; le lendemain, elles se levaient de bonne heure pour aller à la messe et cuisiner le repas du dimanche. Les étudiantes au teint frais se passaient l’unique bière qu’elles avaient pu acheter. Les reines cajuns, les hommes d’affaires, les crevettiers  et les petits gangsters laissaient leurs cheveux tomber.</p>
<p>Une fois un ami m’a dit qu’il était en train de boire une bière et qu’il s’était présenté à un homme au bar. L’homme lui fit un sourire sinistre quand il entendit son nom et dit, « J’ai été engagé pour vous tuer par l’ex-mari de votre femme mais il n’a pu trouver les 1500$ pour me payer ». Mon ami m’a dit qu’il était dur d’imaginer que sa vie avait été évaluée à si bas prix.</p>
<p>Après que nous avons cessé d’y aller, j’ai entendu que l’endroit avait était réduit en cendres. Pour l’argent de l’assurance immobilière? A cause d’un accident? Je ne l’ai jamais su.</p>
<p>Le site est toujours là – quelques boîtes de conserve, des planches et des mauvaises herbes brûlées.</p>
<p>Quand je passe par Longbridge au-dessus du bayou, je sens toujours l’odeur du Roux.</td>
<td valign="top" width="246"><em> </em><em>The Breaux Bridge Highway that runs from Lafayette to Breaux Bridge was the main link to the 2 cities until I-10 was built. It is a scenic route that encompasses the escarpment &#8212; the ancient banks of the Mississippi River, oil fields and bottom land forest. The Lake Martin road is right after the dip down from the escarpment and the Vermilion river cuts across at Longbridge. This is the old flood plain of the Mississippi. This area was flooded in 1927, and would have been flooded this year 2011 if not for the levy systems and spillways.</em></p>
<p><em>    In the 50&#8242;s there were many night clubs along this road. Many swamp pop Legend cut their teeth playing in orchestras and bands there. Most of the clubs were burnt over the years, as local mythology states, for the insurance money.</em></p>
<p><em>     By the time I arrived on the scene there was only one left. It was called BOO BOO&#8217;s, but I understood that the original name was the Midway. The name could have come from several sources. Maybe because it was named for being the midway point between Lafayette and BB. Another definition of a Midway is a place for games of chance, sideshows and amusements.</em></p>
<p><em>Also, there the stage extended out forward about 15 feet about 4 feet wide in the center, so a soloist could make a walk, singing or playing to the divided audienceleft and right. The sideshow element was familiar there. It would not be unusual to see a clown playing the bones backed up by a Cajun rock band Couteu or Red beans and Rice.</em></p>
<p><em>Sometimes Clifton Chenier or Gatemouth Brown would play and, the opening act might be Iron Jaw who would balance chairs in his jaw, walking out on the stage with a stack of chairs in his mouth. Then, there was a man that used to dance with a beer on his head all night long, can or bottle.</em></p>
<p><em>The wooden dance floor there was huge, the air was cold and the people were friendly. The draperies were glittery silver<br />
and had musical notes sewn on them. There was a little gate between the bar and the dance floor. You could drink for free, but had to pay to dance.</em></p>
<p><em>I saw and felt the narratives of many lives that had passed through the place, The stories hung thick there like the smell of a<br />
roux. The dark and the light images dance in my head still. Oilmen would rub shoulders with the farmers, hippies, blue collar workers, fishermen and college types that would gather there. Swamp pop rockers singing their tales of heartbreak, love and life. Drinkers, smokers and drag racers having fun after a hard week. The hucksters and the honest out to see what is going on. Men and women on the make, dancing on the same stage as the faithful couples. They, married so long, so familiar, they even started to dress alike and look alike. Dog breeders and swamp rats playing cards. Old Cajun Housewives cutting a rug until midnight then getting up early to go to mass and cook Sunday dinner. Fresh faced college girls passing their one beer they could buy around. Cajun Queens, businessmen, shrimpers and small time gangsters letting their hair down.</em></p>
<p><em>One time a friend told me that he was there having a beer and introduced himself to a man at the bar. The man smiled darkly when he heard the name and said, “I was hired to kill you by your wife&#8217;s ex-husband, but he couldn&#8217;t come up with the $1500.00 to pay me&nbsp;&raquo;. My friend told me it was hard to imagine is life would be valued so cheaply.</em></p>
<p><em> Eventually after we quit going there I heard that the place burnt down. For the Insurance money? Accident?<br />
I never found out.</em></p>
<p><em>The site is still there &#8211; some burnt tin, boards and weeds.</em></p>
<p><em>As I pass through Longbridge over the bayou I still smell the Roux.</em></p>
<p><em> </em></td>
</tr>
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		<title>Réception de la remise des Prix Mondes Francophones 2010, le 22 mai 2011. Prix de la création: Francis X. Pavy ; prix de l&#8217;essai: Jean-Sébastien Philipart</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 16:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; * Jean-Sébastien Philipart, recipiendaire du prix Mondes Francophones pour l&#8217;essai:  «Observer la liberté : une règle libérale» n&#8217;a malheureusement pas pu  assister à la remise des prix. Cependant, il nous a écrit et nous reproduisons ci-dessous son discours de remerciement: &#160; Quelques mots en guise de gratitude A propos du français qui n’était pas sa [...]]]></description>
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<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Flouisianes%252Freception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22R%C3%A9ception%20de%20la%20remise%20des%20Prix%20Mondes%20Francophones%202010%2C%20le%2022%20mai%202011.%20Prix%20de%20la%20cr%C3%A9ation%3A%20Francis%20X.%20Pavy%20%3B%20prix%20de%20l%27essai%3A%20Jean-S%C3%A9bastien%20Philipart%20%23%22%20%7D);"></div>
<div id="attachment_4229" class="wp-caption aligncenter" style="width: 648px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/reception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart/attachment/may-22-2/" rel="attachment wp-att-4229"><img class="size-full wp-image-4229 " title="Oeuvres " src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/may-22-2.jpg" alt="" width="638" height="226" /></a><p class="wp-caption-text">Oeuvres de François X. Pavy.</p></div>
<div id="attachment_4230" class="wp-caption aligncenter" style="width: 479px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/reception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart/attachment/party-22-mai/" rel="attachment wp-att-4230"><img class="size-full wp-image-4230" title="" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/party-22-mai.jpg" alt="" width="469" height="438" /></a><p class="wp-caption-text">Rocky McKeon et son goupe Isle Derniere (Récipiendaire du Prix Mondes Francophones Création 2008)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4227" class="wp-caption aligncenter" style="width: 364px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/reception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart/attachment/22-may/" rel="attachment wp-att-4227"><img class="size-full wp-image-4227" title="" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/22-may.jpg" alt="" width="354" height="396" /></a><p class="wp-caption-text">Louis Curé, fondateur des &quot;Friends of French&quot; (à gauche) et Francis X. Pavy, récipiendaire du Prix Création (à droite) .</p></div>
<div id="attachment_4239" class="wp-caption aligncenter" style="width: 355px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/reception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart/attachment/22-may-2/" rel="attachment wp-att-4239"><img class="size-full wp-image-4239 " src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/22-may1.jpg" alt="" width="345" height="415" /></a><p class="wp-caption-text">Gaines M. Foster, Doyen de la Faculté des Humanités et des Sciences Sociales de Louisiana State University (à gauche);  Dr. Gregory Stone, Président du Département des Études Françaises à Louisiana State University (à droite);  Dr. Adelaïde Russo, Professeur à LSU.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4257" class="wp-caption aligncenter" style="width: 340px"><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/reception-de-la-remise-des-prix-mondes-francophones-2010-le-22-mai-211-prix-de-la-creation-francis-x-pavy-prix-de-lessai-jean-sebastien-philipart/attachment/may-22-2-2/" rel="attachment wp-att-4257"><img class="size-full wp-image-4257" title="Remise des Prix Mondes Francophones" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/09/may-22-21.jpg" alt="" width="330" height="403" /></a><p class="wp-caption-text">Louis Curé, fondateur des &quot;Friends of French&quot;; Dr. Alexandre Leupin, Éditeur de Mondes Francophones.</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em>* Jean-Sébastien Philipart, recipiendaire du prix Mondes Francophones pour l&#8217;essai:  «<a href="http://mondesfrancophones.com/blog/annonces/espaces/politiques/observer-la-liberte-une-regle-liberale/">Observer la liberté : une règle libérale</a>» n&#8217;a <em>malheureusement pas </em>pu  assister à la remise des prix. Cependant, il nous a écrit et nous reproduisons ci-dessous son discours de remerciement:</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelques mots en guise de gratitude</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A propos du français qui n’était pas sa langue maternelle, le philosophe Emmanuel Levinas disait que dans cette langue « on sent les sucs du sol ».</p>
<p style="text-align: justify;">Façon peut-être de dire qu’habiter une langue, ce n’est pas seulement être habitée par elle. En-deçà de la sécheresse des structures linguistiques et de l’écriture automatique où se complaisent les gardiens de l’inconscient, il y a la pensée, la pensée <em>personnelle</em> qui s’éprouve dans <em>la saveur</em> des mots. Les mots font marcher la pensée et celle-ci, d’abord, s’en réjouit.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il n’y a de plaisir qu’au creux de <em>la relation</em> qui rend toute solitude aimable. Levinas savoure la langue française parce que le français a été pour lui un espace d’<em>accueil</em>, qu’il entend donc défendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en va peut-être également ainsi des textes qui circulent au sein d’une même langue. En deçà, encore une fois, de la posture romantique inquiétée par l’étrangeté des mots, il y a <em>le plaisir</em> pour celui qui écrit de se délecter d’une pensée qui se surprend dans ses propres mots.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le plaisir grandit parce que l’écriture, qu’on le veuille ou non, demeure attachée à l’autre ou aux autres à qui elle s’adresse précisément. C’est dans cette « adresse » de l’écriture que se joue <em>le goût</em> du risque que prend celui qui écrit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plaisir d’écrire fait cependant pâle figure devant la joie d’être reçu. De sentir votre texte respirer de toutes parts, s’animer de la respiration même de ses lecteurs. De sentir la route sinueuse de votre écrit éclater en plein air, sans se disperser.</p>
<p style="text-align: justify;">Or l’échange entre soi et l’extérieur s’accomplit par<em> l’habitat</em> ; et quoi de plus réjouissant que d’habiter à titre d’<em>invité</em> ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fraîcheur, cette joie d’être reçu et de partager, je la dois donc à <em>l’hospitalité</em> de <em>Mondes Francophones</em> qui m’a offert d’habiter un espace inouï. Une hospitalité d’autant plus réelle qu’elle se veut exigeante. Que serait en effet un abri ouvert aux quatre vents ?</p>
<p style="text-align: justify;">Que soient de la sorte remerciés l’équipe de <em>Mondes Francophones</em> et son directeur, M. Alexandre Leupin, le jury et le bienfaiteur M. Daniel Blanchard.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à leur accueil, je goûte particulièrement aujourd’hui les sucs libérés par ma langue maternelle — le français.</p>
<p style="text-align: justify;">_________________________________</p>
<p style="text-align: justify;">

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		<title>Une toponymie cadienne: Le français cadien à travers l&#8217;étude des noms de lieux en Louisiane: Témoignage de survie ou preuve d&#8217;extinction?</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 14:31:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mcrackower</dc:creator>
				<category><![CDATA[Créolisations]]></category>
		<category><![CDATA[Langues]]></category>
		<category><![CDATA[Louisianes]]></category>

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		<description><![CDATA[* Cet article a été présenté à Louisiana State University, Baton Rouge,  lors de la Cinquième Conférence Annuelle du Département des Études Françaises de LSU.                Qui se souvient de Bayou Chêne? Du lac Tasse? Quelle est la forme correcte: &#171;&#160;Je vais à Opelousas&#160;&#187; ou &#171;&#160;Je vais aux Opelousas&#160;&#187;? Ces interrogations sont loin d&#8217;être mineures pour [...]]]></description>
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<p style="text-align: justify;">* <em>Cet article a <em>ét<em>é pr<em>ésent<em>é <em>à Louisiana State University, Baton Rouge,</em>  lors de la Cinqui<em>ème Conf<em>érence Annuelle du D<em>épartement des <em>É</em><em>tudes Françaises de LSU</em></em><em><em><em><em>.</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>
<p style="text-align: justify;">               Qui se souvient de Bayou Chêne? Du lac Tasse? Quelle est la forme correcte: &laquo;&nbsp;Je vais à Opelousas&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Je vais aux Opelousas&nbsp;&raquo;? Ces interrogations sont loin d&#8217;être mineures pour les habitants de l&#8217;Acadie. Elles révèlent une réalité qui frappe en plein le sud de la Louisiane: Celle de son identité. Lorsqu&#8217;un peuple s&#8217;établit sur une place, il se l&#8217;approprie de différentes manières. Deux cent cinquante ans d&#8217;histoire cadienne et francophone dans le Sud de la Louisiane, ne sont pas passés sans laisser de traces dans le temps et dans l&#8217;espace: Baton-Rouge, Louisiane, Lafayette sont des noms bien connus d&#8217;un point de vue local, national ou international. L&#8217;étude des noms de lieux, ou toponymie, consiste en une branche de la science onomastique, spécialisée dans l&#8217;espace. La toponymie est directement liée à la culture identitaire, l&#8217;Histoire, la Géographie et même le commerce, soit tout ce qui est connecté à la gestion de l&#8217;espace par un peuple. Quel sens pouvons-nous donner aujourd&#8217;hui à une toponymie cadienne? Comment le recensement systématique des noms de lieux à consonance francophone peut-il nous aider à comprendre où en est aujourd&#8217;hui le peuple cadien? La Constitution de Louisiane, en 1921, déclarait l&#8217;anglais seule langue parlée à l&#8217;école. Par conséquent, conduisit le français à amorcer sa lente mais sûre, descente vers les oubliettes. A cause des liens étroits existants entre le langage et la terre, ce qui disparaît dans le temps, disparaît aussi dans l&#8217;espace. Ne laissant que des traces à l&#8217;état de fossile. Quels sont les risques identifiables aujourd&#8217;hui dans l&#8217;espace? Si la publication d&#8217;un <em>Dictionary of Louisiana French </em>a permis l&#8217;institutionnalisation de la langue, il n&#8217;en demeure pas moins la première étape d&#8217;un long processus de reconnaissance. Une toponymie cadienne peut-elle être la démonstration d&#8217;une survie malgré tout ou d&#8217;une régression inévitable? Il est nécessaire de voir comment la toponymie permet de révéler l&#8217;état de la situation, l&#8217;importance des lieux et comment ils ont contribué à l&#8217;élaboration de l&#8217;histoire locale et de son patrimoine. Puis, expliquer l&#8217;origine des noms. Enfin, quels sont les dangers aujourd&#8217;hui identifiables, et comment est-ce qu’un &laquo;&nbsp;linguicide&nbsp;&raquo;, ainsi nommé par les scientifiques, a pu affecter non seulement une culture qui était surtout orale, mais aussi ses racines sa patrie ?</p>
<p style="text-align: justify;">         <img class="aligncenter size-full wp-image-4189" title="carte de LA acadienne" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/08/carte-de-LA-acadienne2.png" alt="" width="509" height="399" />  </p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’un nom n’est jamais donné au hasard, il est marqué par le sentiment personnel; parce qu’un nom n’est pas figé, comme la langue il évolue, se transforme ou change selon les circonstances. Les habitants portent le nom de la ville parce que membres de la communauté. Ainsi Isaac Taylor présente-t-il la toponymie dans son ouvrage <em>Words and Places :</em>    </p>
<p style="text-align: justify;">            Local names -whether they belong to provinces, cities, and villages, or are the designations of rivers and mountains- are never mere arbitrary sounds, devoid of  meaning. They may always be regarded as records of the past, inviting and        rewarding a careful historical interpretation. (1)</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons l’exemple d’une petite communauté locale, établie depuis le XVIIème siècle, connue aujourd’hui sous le nom de Saint Martinville. Si l’on compare les cartes du XIXème siècle, Saint Martinville a connu pas moins de huit écritures différentes. Au début du siècle, moins de quinze ans après la vente de la Louisiane par Napoléon, le nom est encore écrit à la française: Saint Martin (<em>Louisiana </em>1814). Cependant, l’influence anglophone se fait très vite ressentir: voir l&#8217;écriture du nom sur <em>A Map of the State of Louisiana with Parts of the State of Mississippi and Territory of Alabama from Actual Survey of </em>1816: Saint Martin’s, l&#8217;apostrophe et le &laquo;&nbsp;s&nbsp;&raquo; étant effectivement les marqueurs de la possession en anglais. Par la suite, le nom va balancer entre anglais et français: Saint Martins (<em>Louisiana </em>1817), avec de temps en temps de bien surprenantes écritures: Saint Marions [sic] sur la <em>Geographical, Statistical, and Historical Map of Louisiana de </em>1823. Parfois, deux écritures sont attestées sur des cartes publiées la même année: nous retrouvons Saint Martinsville (<em>Louisiana </em>1830), et Saint Martins Ville (<em>The Travellers Pocket Map of Louisiana with Its Canals and Roads from Place to Place along the Stage and Steam Boats Routes</em>) en 1830. Un autre exemple tout aussi explicite, sera Point Chevreuil, en 1816 on <em>Map of the state of Louisiana with Parts of the State of Mississippi and Territory of Alabame from Actual Survey</em>, s&#8217;écrit Point Chevreule en 1823 sur <em>Geographical, Statistical, and Historical Map of Louisiana, </em>puis Point Chevreuille (<em>The Travellers Pocket Map of Louisiana </em>en 1830), avec un détour par l&#8217;espagnol Venados Point, dont l&#8217;utilisation de Point et l&#8217;inversion du nom et de son complément révèlent encore l&#8217;influence anglaise et son combat pour rester dans l&#8217;espace. Enfin, le nom francophone Point Chevreuil reprend le dessus en 1838, pour une courte période de temps (<em>North America Sheet XIII: Parts of Louisiana, Arkansas, Mississippi, Alabama, and Florida) </em>pour devenir et rester, Chevreuil Point en 1842. Pourquoi tant de différences sur une si courte période de temps? Bien des raisons peuvent être évoquées. Il peut s’agir d’erreurs de copies, de mauvaise compréhension, de mauvaises écritures dues au fait que les géographes n’étaient pas toujours des francophones (plusieurs des cartes citées plus hauts ont été publiées à Philadelphie, Pennsylvanie par exemple), ou bien du fait que les noms évoluent dans le temps. Raisons auxquelles s&#8217;ajoute le fait que l’éducation n’était pas la priorité, peu importait aux locaux l’écriture du nom de leur ville.</p>
<p style="text-align: justify;">            Par conséquent, du fait de l&#8217;étroit lien entre la langue et le territoire, si l&#8217;une disparaît dans le temps, l&#8217;autre ne tardera pas à disparaître dans l&#8217;espace car tout est lié à la langue. L&#8217;espace est identifié par la langue. George Steward pose sa problématique ainsi dans son ouvrage <em>Names on the Globe</em>, et ce dès la première page de son introduction : &laquo;&nbsp;A sense of place is older than man. What is a « haunt » or a « lair » but a place known      and remembered -known, remembered, and set apart from other places ? (3).Assiste-t-on à la fossilisation d&#8217;une culture? Après tout, un fossile n&#8217;est rien d&#8217;autre que la trace d&#8217;un organisme qui fut vivant. Ne nous reste-t-il que des traces de la culture francophone? La question peut sembler n’être que pure rhétorique. Pourtant, aujourd’hui, le lieu est partout où l’homme vit, travaille, ou mange. Il fait partie du milieu et en cela doit être apprivoisé, retenu ou conquis. Il doit aussi être identifié. Ici, c’est chez moi et j’y mets mon nom. Personne ne peut me le prendre. D’où l’existence de très nombreuses villes cadiennes nommées d’après le nom d&#8217;un ancien habitant. Quiconque y entre doit être ami. On lui met alors des limites, on créé des frontières parce qu’ailleurs, c’est différent, ce n’est pas chez soi. La perception de l’espace varie selon la nature des lieux : ils sont arides et secs, ou chauds et humides ; parfois inhospitaliers, d’autres fois plus accueillants. Dans bien des cas, ils sont habités et abrités. L’homme s’y établit, prend possession des lieux. Pour cela la meilleure façon c’est de lui donner un nom. Nous pouvons déclarer avec Steward qu’il est peu d’espaces sans hommes, donc sans nom : &laquo;&nbsp;Though a place may be conceived as existing in itself or as standing in the consciousness of an animal, a place-name exists only with men, being a part of language- « No names without people ! » The converse also is true, « With people, names ! » (<em>Names on the Globe</em> 4).</p>
<p style="text-align: justify;">            Il est vrai que le nom fait partie, à part entière, de l’identité d’une personne. C’est par le nom donné par les parents que cette personne sera identifiée pour le reste de sa vie. La langue et le contexte influencent le choix. Le goût personnel aussi. Pourquoi le nom ne ferait-il pas alors partie de l’identité d’un pays, d’une région, ou bien d’une ville au même titre que pour des personnes ? De la même façon que les parents donnent un nom à leur enfant, les localités sont aussi nommées, dit-on baptisées, par les explorateurs d’abord ou par ceux qui vivent dans un lieu donné. La liste de toponymes qui suit n&#8217;est pas exhaustive. Pour des raisons matérielles, je me suis concentrée sur les exemples les plus fragrants que j&#8217;ai épicés de quelques autres moins connus<strong>. </strong>Toutefois, j&#8217;essaie de couvrir un large panel d&#8217;exemples de bayous et chenaux qui sont tout aussi importants que l&#8217;île la plus haute ou la ville la plus grande, car nommer n&#8217;est que l&#8217;aboutissement d&#8217;un processus de pensée propre à un peuple. Ce que Sidonie de la Houssaye a très bien exprimé en 1888 en ces termes dans sa Nouvelle Acadienne <em>Pouponne et Balthazar </em>(son explication se centralise essentiellement sur les Cadiens):</p>
<p style="text-align: justify;"><em>            On dit que les Troyens exilés donnaient des noms aimés aux lieux inconnus où ils étaient    venus chercher une nouvelle patrie. [. . . ]. Pour eux, [les Acadiens], la terre qui allait   boire leurs sueurs et leurs larmes, recueillir leurs dernières espérances, donner des  fleurs à leur vieillesse et garder leurs cendres bénies, la terre où leurs enfants devaient naître et mourir, ne pouvait s&#8217;appeler autrement que celle où ils avaient appris à     connaître tout ce que la vie donne de délices dans les joies pures du foyer [. . .], ils firent comme ces autres pèlerins de l&#8217;Ausonie; ils nommèrent le coin de terre qu&#8217;ils venaient d&#8217;adopter la Petite Cadie, du nom de la patrie perdue. (6-7)</em></p>
<p style="text-align: justify;">La description de Sidonie de la Houssaye confère à l&#8217;action d&#8217;identification un aspect très sentimental, presque charnel, et très personnel venu du fond du cœur. Démonstration de l&#8217;importance que revêt l&#8217;espace dans la construction identitaire d&#8217;un peuple. Parce qu&#8217;il reste toute la vie, parce qu&#8217;il devient LE lieu, le lien entre tous, le nom commun à tous les habitants, aucun nom n&#8217;est donné au hasard. C&#8217;est le cas de la Cadie ainsi que le décrit de la Houssaye ou d&#8217;Abbeville (paroisse de Vermilion) nommée d&#8217;après la ville d&#8217;origine de son fondateur, Abbeville, dans le Nord de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">            Ensuite, il faut signaler publiquement l&#8217;appartenance d&#8217;un territoire à une famille. Quelle meilleure façon que d&#8217;y apposer son patronyme? De là découle l’existence de très nombreuses places, villes, bayous, ponts, portant le patronyme d’une famille. Pas moins de quatre-vingt-un patronymes pour les paroisses d’Ibérie, Lafayette, Saint Martin, Vermilion et trente-neuf prénoms ont été recensés jusqu&#8217;à présent. Certains tirent leur nom des fondateurs de la communauté: c&#8217;est le cas de Broussard (Lafayette) par exemple ainsi que l&#8217;explique Clare d&#8217;Artois Leeper dans <em>Louisiana Places: A Collection of the Columns from the Baton-Rouge Sunday Advocate </em>(43); ou d&#8217;anciens propriétaires terriens: Cade (Iberia), Delcambre (Iberia) et Delcambre canal (Saint Martin) Delahoussaye (Iberia) et Delahoussaye canal (Saint Martin) qui n‘est pas sans rappeler le nom que j‘ai cité plus tôt, Gueydan ( Vermilion); Patout canal (Saint Martin) et Patoutvile (Iberia) noms retrouvés sur d’anciennes cartes. La famille Patout possédait sept parcelles de terre plus une au nord de NI, partagée avec la famille Olivier (Iberia), Chopin, Bayou Chéramie, Darbuie, Mabeuf, Begnard Bay (Saint Martin), Berard, Bouderaux (Iberia), Billeaud (Lafayette). Les personnes qui ont aidé la communauté ont aussi laissé leur nom. C&#8217;est le cas de Pont Breaux (ou Pont de Breaux): Clare d&#8217;Artois Leeper explique qu&#8217;Agricolé Breaux avait construit un pont gratuit pour remplacer un ferry (Saint Martin) (<em>Louisiana Places </em>42). Certains personnages historiques comme Lafayette (dont le nom vient de Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette). Pour les prénoms, les occurrences sont similaires, très souvent d&#8217;anciens habitants: Maurice (Maurice Villin), Camille ( Vermilion); Anselm Coulee (Lafayette), Bayou Alexandre, Benoit Bayou, Bayou Eugene, Bayou Jean-Louis, (Saint Martin); Bayou Pierre, Caroline, Cassie (Iberia) qui, d’après Clare d’Artois Leeper (<em>Louisiana Places Supplement </em>272) était le prénom de l&#8217;intersection de deux voies ferrées au nord de la paroisse de Ibérie. Le nom viendrait de Miss Cassie Landry, fille du propriétaire d’une plantation Léon Landry. D’ajouter que ce nom n’est écrit sur aucune carte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnes n&#8217;ont pas été les seules à laisser leur nom. La nature a su tirer son épingle du jeu en fournissant les éléments de base de baptême. Des descriptions relatives à la taille sont très fréquentes. Dans la seule paroisse de Saint Martin se trouvent Grand Lake, Petit Lac, Lake Rond, Lake Fausse Pointe Cut, Grand Anse, Grand Coulee. De même pour la topographie et le relief: Anse la Buttetire son nom d&#8217;une anse, un méandre décrit par une rivière qui contourne ici une butte. Sur la carte de 1861, on voit bien le Bayou Petite Anse contourner une sorte de colline appelée Petite Anse Island (Iberia) plus connue aujourd’hui sous le nom d’Avery Island et pour son usine de Tabasco. La végétation a servi de point de repère, notamment le chêne, un arbre très présent le long des bayous de Louisiane: Bayou Chêne (Saint Martin et  Vermilion), Bayou Chene Cut (Saint Martin), Little Bayou Chene (Saint Martin et  Vermilion), Big Bayou Chene&#8230; des chenières (chêneraies): Cheniere Canal (Saint Martin) et Cheniere au Tigre ( Vermilion); ou des arbres tordus : Crook Chene Bayou et Crook Chene Cove (Saint Martin) doivent leur nom à un chêne extrêmement tordu qui se trouvait là explique Gladys Calhoon Case dans ses mémoires Bayou Chêne Story:</p>
<p style="text-align: justify;">It was so crooked that even the smallest piece of driftwood seemed to get snagged on a bend in the bayou causing the drift to pile up and stay. Logs and debris got so thick that one could walk accross the bayou and no water traffic could be routed that way.Finally, the parish of St. Martin agreed to spend a small sum of money, contracting to have a group of men use dynamite to loosen the logs that had accumulated aver the years, thus clearing the channel for navigation and making a shorter route to Dauterive Landing and New Iberia. (27)</p>
<p style="text-align: justify;">Le bayou de Louisiane est un écosystème abritant de très nombreuses espèces d’oiseaux, de poissons, de reptiles dont le roi est l’alligator ou cocodrie en français cadien. Le Bayou Cocodrie, et la coulée Cocodrie (Saint Martin) cohabitent avec le Bayou Tortue et bayou Queue de Tortue (Lafayette). Point Grosbeak fait référence à un oiseau définit par le <em>Dictionary of Louisiana French </em>comme étant un héron de nuit, bayou chevreuil et Prairie Grand Chevreuil (Saint Martin) recensés sur la carte de 1817. Quelques noms énigmatiques existent comme Cheniere au Tigre. Y aurait-il eu des tigres en Louisiane ? Les noms de lieux y faisant référence sont abondants. Un, ou des tigres, qui plus est, essentiellement situés dans la paroisse de Vermilion et en bordure d’Ibérie. Ainsi, on peut traverser Cheniere au Tigre ( Vermilion), Cheniere au Tigre Bayou ( Vermilion), West Cheniere au Tigre Canal ( Vermilion), Tigre Bayou (Iberia), Tigre Lagoon (Iberia), Tigre Point ( Vermilion). Tous ces noms de lieux font en fait référence à un événement inexpliqué qui arriva dans cette île du sud de la paroisse de  Vermilion. Jim Bradshaw, journaliste au <em>Daily Advertiser</em>, explique l’origine du nom dans son article « Cheniere au Tigre Has Romantic History » paru le 24 juin 1997. Ce n’est pas tant à l’existence d’un félin qu’il est fait référence mais plutôt à un accident inexpliqué qui arriva au début du XIXème siècle :</p>
<p style="text-align: justify;">The most popular version of the origin of Cheniere au Tigre’s name concerns a party exploring the areas around the beginning of the 19th century. As the story goes, the party left a boy to watch a boat at a place called Hell Hole Bayou. When theyreturned, they found him clawed nearly to death and speculated that it had been done by a large wildcat.</p>
<p style="text-align: justify;">            La liste pourrait s’allonger témoignant ainsi de la bonne santé de la culture cadienne. Qu&#8217;en est-il réellement? L&#8217;incessante lutte contre le français à l&#8217;école, son extinction progressive n&#8217;a pas pu rester sans conséquences dans l&#8217;espace. Quels sont les dangers identifiables aujourd’hui?</p>
<p style="text-align: justify;">            Beaucoup de noms jamais écrits sur les cartes, beaucoup de communautés ont disparu, et ne subsistent que dans les mémoires: Or la mémoire, si elle n’est pas partagée, s’éteint avec son propriétaire. Ce dont je me souviens, ce que l’on m’a transmis disparaît avec moi. C&#8217;est le cas des « gares » où s&#8217;arrêtaient les machines à vapeur pour remplir leurs réservoirs d&#8217;eau: des communautés s’étaient développées autour, souvent avec un télégraphe. Un ancien employé des chemins de fer, monsieur William J. Thibodeaux m&#8217;expliquait que beaucoup de ces noms ont changé parce que les chauffeurs de locomotives à vapeur, Anglophones, ne pouvaient pas les prononcer. Près de Youngsville, Louisiana se trouve aujourd’hui un groupe de maisons qui était un vrai village autrefois. De toutes les infrastructures, Il ne reste aujourd’hui qu’une église qui sert de hall de réception pour les mariages. D’autres noms identifiés sur les cartes du XIXe siècle ont aussi disparu: En 1814, sur la carte <em>Louisiana</em>, apparaît entre Vermilion Bay et le Golfe du Mexique l’Île au Croix que je n’ai trouvée sur aucune autre carte du XIXe. Pareil pour la Baie des Jadaiches. En 1816, <em>A Map of the state of Louisiana</em> mentionne la Prairie Grand Chevreuil et Saint Maur, Lake Tasse, Côte Carlines&#8230; Les deux premiers subsistent sur la carte de 1817 puis disparaissent. Lake Tasse devient Spanish Lake sur la carte de 1878, nom toujours employé aujourd&#8217;hui. Un autre exemple frappant, datant du XXe siècle serait Bayou Chêne, une petite communauté installée au milieu de l’Atchafalaya inondée en 1927. Elle tenait son nom d’une rangée de chênes placée près des bayous. Cette communauté survit dans les mémoires grâce à Gladys Calhoon Case qui a rassemblé ses souvenirs dans un ouvrage intitulé <em>Bayou Chene Story</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">            N&#8217;oublions pas de mentionner aussi les cacographies, ces fautes d&#8217;orthographes qui, avec le temps, finissent par devenir la réalité: Sont-elles les témoignages de l’anglicisation lente mais irréversible de l&#8217;espace cadien? Certaines écritures ont été changées, c&#8217;est le cas de la paroisse Saint Landry qui s’écrivait Saint Landré sur les cartes du XIXè s (1816, 1830), qui en 1842, devient Saint Landry. Voir aussi Pont Breaux devenu Breaux Bridge.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres cacographies figurent les accents: Lorsque les transcriptions sont faites par des non francophones travaillant sur des noms d’une autre langue, le risque est l’oubli ou la négligence de ces signes, minuscules mais importants, que sont les accents: soit ils changent le son, soit ils sont la réminiscence d’un « s » ancien. C&#8217;est le cas de Baton-Rouge, qui devrait s&#8217;écrire Bâton-Rouge, ou des noms comprenant le mot chêne: il perd systématiquement son accent. Preuve d&#8217;anglicisation? Probablement. Enfin, les &laquo;&nbsp;e&nbsp;&raquo; muets à la fin des mots ont disparu: Pointe devient Point, comme dans Chicot Point, Chevreuil Point, (Lake fausse Point)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, des mots se sont collés avec le temps: ce sont les erreurs de segmentation: Lafayette, si venant vraiment du Marquis devrait s&#8217;écrire La Fayette (Cette dernière écriture est attestée sur une carte de 1838) et Delahoussaye, n&#8217;est pas sans rappeler Sidonie de la Houssaye, nom à particule.</p>
<p style="text-align: justify;">            La disparition est lente mais effective. Même si ce ne sont pas les noms des grandes villes qui sont menacés (quoique, la Nouvelle Orléans est désormais appelée New Orleans), l’interdiction de la langue française en 1921 dans les écoles où seul l’anglais pouvait être parlé entraîne forcément avec elle son histoire et sa culture. Le temps marque l’espace. Il est je suis sûre des coins de pêche ou de chasse connus des grands amateurs, transmis de bouche à oreille; des communautés dont les personnes âgées d’aujourd’hui se souviennent encore qui sombrent dans l‘oubli. Alors que faire pour éviter la disparition du petit patrimoine local? N’oublions pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Ecrire. Recenser des souvenirs. La tâche est immense, le temps compté. Car la population francophone de Louisiane a connu pendant longtemps la punition et hésite aujourd’hui à parler. Si on ne se réveille pas, ce n’est pas « Repose en paix » qui figurera sur le sud des cartes de Louisiane mais bien « Rest in Peace ». Et la dernière chose que nous aimerions voir c&#8217;est bien un Dictionnaire du français louisianais figurant entre un dictionnaire de latin et de grec ancien au rayon langues mortes des bibliothèques.</p>
<p style="text-align: justify;">________________________</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>OUVRAGES CITÉS.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bradshaw, Jim. &laquo;&nbsp;Chenieere au Tigre has Romantic History&nbsp;&raquo;. <em>Daily Advertiser</em> 24 juin 1997,            Lafayette: n. p. <em>Carencrohighschool. </em>Web. 2 mars 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Calhoon Case, Gladys. <em>Bayou Chene Story. A History of the Atchafalaya Basin and Its People.      </em>Detroit: Harlo P. 1973. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Leeper, Clare D’Artois. <em>Louisiana Places. A Collection of the Columns From the Baton Rouge      Sunday Advocate. 1975 Supplement</em>. Baton Rouge: Legacy Publishing Company, 1976.          Print<em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Geographical, Statistical, and Historical Map of Louisiana. </em>Carte. 1823. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Houssaye, Sidonie de la. <em>Pouponne et Balthazar, une nouvelle acadienne</em>. Nouvelle Orléans:         Librairie de l&#8217;Opinion<em>. </em>1888<em>. Google Books</em>. Web. 2 mars 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Louisiana</em>. Carte. 1814. Print</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Louisiana</em>. Carte. Baltimore : F. Lucas, 1817. Print</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Louisiana</em>. Carte. 1830. Print.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Louisiana</em>. Carte. 1838.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Louisiana</em>. Carte. Chicago : Rand McNally, 2006. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Louisiana Historical Records Survey. <em>Inventory of the Parish Archives of Lousiana</em>. U LA : The    Department of Archives, LSU, 1938. Print.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Map of the State of Louisiana with Parts of the State of Mississippi and Territory of Alabama          from Actual Survey by William Darby</em>. Map. New York et New Orleans : James Olmstead         et Benjamin Levy, 1816. Print.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>North America. Sheet XIII. Parts of Louisiana, Arkansas, Mississippi, Lalbama, and Florida. </em>        Carte. Pub. Baldwin et Gradock. Londres: n. p. 1833. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Stewart, George R. <em>Names on the Globe</em>. New York : Oxford UP, 1975. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor, Isaac. <em>Words and Places</em>. 4<sup>ème</sup> éd. London : J. M. Dent and Son Ltd, 1936. Print.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>The Travellers Pocket Map of Louisiana with Its Canals and Roads from Place to Place along       the Stage and Steam Boats Routes</em>. 1830. Print.</p>
<p style="text-align: justify;">Valdman, Albert, et al. <em>Dictionary of Louisiana French as Spoken in Cajun, Creole, and    American Indian Communities</em>. Jackson: UP of Mississippi, 2010. Print.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">_____________________________</p>

]]></content:encoded>
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		<title>Entretien avec Philip Gould (1): la photo, la Louisiane et la France</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 07:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pgould</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Louisianes]]></category>
		<category><![CDATA[Périples des Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[David Llorca: How and when did you come to photography?                David Llorca: Comment et quand en êtes-vous venu à la photographie?     Philip Gould: I was 19 living in California. The start was a bit serendipitous. I borrowed my parent’s camera, quickly found I had an eye. I studied photojournalism at San Jose State University [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fperiples-des-arts%252Finterview-philip-gould-1ere-partie-les-motivations-la-photo-la-louisiane-et-la-france%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Entretien%20avec%20Philip%20Gould%20%281%29%3A%20la%20photo%2C%20la%20Louisiane%20et%20la%20France%20%23%22%20%7D);"></div>
<div id="attachment_3859" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a rel="attachment wp-att-3859" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/interview-philip-gould-1ere-partie-les-motivations-la-photo-la-louisiane-et-la-france/attachment/pgould-acadiana/"><img class="size-full wp-image-3859" title="pgould acadiana" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2011/02/pgould-acadiana.jpg" alt="" width="420" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">à paraître prochainement...</p></div>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify;"><strong>David Llorca: How and when did you come to photography?</strong>   </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>   </p>
</td>
<td style="text-align: justify; padding-left: 30px;" width="293" valign="top"><strong> </strong> <strong> </strong>    <strong>David Llorca: Comment et quand en êtes-vous venu à la photographie?</strong>    </td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: justify;" width="293" valign="top">Philip Gould: I was 19 living in California. The start was a bit serendipitous. I borrowed my parent’s camera, quickly found I had an eye. I studied photojournalism at San Jose State University and took a job on a small-town newspaper in Louisiana coming there straight from California. As they say the rest has been a great lifetime ride. </p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/6CC01017.jpg" alt="Photo" width="240" height="171" /><p class="wp-caption-text">Danish Windmill</p></div>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/2ta00003.jpg" alt="Photo" width="240" height="164" /><p class="wp-caption-text">Monhegan Island, Maine</p></div></td>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Philip Gould: J&#8217;avais 19 ans et je vivais en Californie. Les débuts ont été un peu fortuits. J&#8217;ai emprunté la caméra de mes parents, qui ont rapidement remarqué que j’avais du talent. J&#8217;ai étudié le photojournalisme à San Jose State University, puis j’ai pris un emploi dans le journal d&#8217;une petite ville de Louisiane, venant directement de la Californie. Comme on dit le reste est le résultat des aléas de la vie.   </p>
<p style="text-align: center;">
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 228px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/2FD00029.jpg" alt="Photo" width="218" height="324" /><p class="wp-caption-text">July Fourth, Dodger Stadium, Los Angeles, CA</p></div>
<p style="padding-left: 30px;">    </p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify;"><strong>Coming from Danish descents and having been raised in California, what led you to move to Louisiana and to mainly focus on Cajun culture in your photographic work?</strong>   </p>
<p style="text-align: justify;">    </p>
</td>
<td style="text-align: justify; padding-left: 30px;" width="293" valign="top"><strong>Venant de descendants danois et ayant été élevé en Californie, qu’est-ce qui vous a amené à vous installer en Louisiane et à vous concentrer spécialement sur la culture cadienne dans votre travail photographique?</strong> </td>
</tr>
<tr>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify;">My mother was raised in Denmark to Danish parents although she moved back from the U.S. as a six year-old child. My father comes from rural Yankee stock so my influences growing up in California are threefold. Knowing these different cultures intimately provided me the means and appreciation to live in different worlds and appreciate people for their unique qualities.    </p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0lab00090.jpg" alt="Photo" width="240" height="160" /><p class="wp-caption-text">Monsoon Survivors: A couple emerges out from under cardboard pieces after a rainstorm at the annual Festivals Acadiens in Lafayette, LA</p></div>
<p style="text-align: justify;">When I arrived in Louisiana as a journalism graduate I took to the area at first at face value. Slowly, I began seeing people here in terms of culture, appreciating what made them unique.   </p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 223px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0ue00581.jpg" alt="Photo" width="213" height="320" /><p class="wp-caption-text">Spanish Town Mardi Gras Parade, Baton Rouge, Louisiana</p></div></td>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Ma mère, de parents danois, a grandi au Danemark bien qu’elle ait quitté le sol américain à l’âge de six ans. Mon père vient de la campagne de la Nouvelle Angleterre, si bien que mes influences en grandissant en Californie sont triples. La connaissance de ces différentes cultures m&#8217;a intimement prédisposé à vivre dans des mondes différents tout en appréciant les gens pour leurs qualités uniques.    </p>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><img class=" " title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0CA00843.jpg" alt="Photo" width="240" height="157" /><p class="wp-caption-text">Louisiana politician, Jimmy Dimos</p></div>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Quand je suis arrivé en Louisiane en tant que jeune  journalisme, j&#8217;ai d’abord considéré la région par sa valeur nominale. Lentement, j&#8217;ai appris à voir les gens d&#8217;ici en termes de culture, en appréciant ce qui les rendait unique. </p>
<p style="padding-left: 30px;">   </p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0of00831.jpg" alt="Photo" width="240" height="178" /><p class="wp-caption-text">Annie Miller-Louisiana swamp guide</p></div></td>
</tr>
<tr>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify;"> Also, I have always enjoyed an interest in history. I find Louisiana to be a well-rooted state historically. Folks are aware of their past. It still shapes their present.   </p>
<p><div class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0dd00048.jpg" alt="Photo" width="240" height="164" /><p class="wp-caption-text">Tabasco Pepper Picker</p></div></td>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Aussi, j&#8217;ai toujours bénéficié d&#8217;un intérêt pour l&#8217;histoire. Je trouve que la Louisiane est un Etat bien enraciné historiquement. Les gens sont conscients de leur passé. Il façonne toujours leur présent.    </p>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/0MK01082.jpg" alt="Photo" width="240" height="160" /><p class="wp-caption-text">Cotton Fields, Cane River, Louisiana</p></div>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">    </p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: justify;" width="293" valign="top"><strong>What are your acquaintances with French culture? What do you find so photogenic in it? How did you realize this wonderful album about the most beautiful French train stations?</strong></td>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous attire dans la culture française? Que trouvez-vous de si photogénique en elle? Comment en êtes vous venu à réaliser cet album magnifique sur <em>Les plus belles gares de France</em>? </strong>   </p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify;">Having a historical appreciation of Louisiana only leads me to France. I find France is as varied from border to border as the U.S. Over the years I have tried to see beyond the stereotypes of berets, wine, and cuisine to appreciate other aspects of the country. </p>
<p style="text-align: left;">I do find the French are great engineers. They enjoy building, be it, bridges, buildings or rail systems. Train station architecture is as regimented as it is lyrical, as innovative as it is functional. </p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 242px"><a href="http://www.amazon.fr/plus-belles-gares-France/dp/2915034559"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/6GJ00115.jpg" alt="Photo" width="232" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">En librairie en France!</p></div>
<p style="text-align: center;">   </p>
</td>
<td width="293" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Mon appréciation historique de la Louisiane m&#8217;a inévitablement conduit sur les routes de France. Je trouve que la France est aussi variée de frontière à frontière que les Etats-Unis. Au cours des années, j&#8217;ai essayé de voir au-delà des stéréotypes de bérets, de vin et de cuisine pour apprécier d&#8217;autres aspects du pays.  </p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Je trouve que les Français sont de grands ingénieurs. Ils aiment construire, que ce soient des ponts, des bâtiments ou des systèmes ferroviaires. L’architecture de la station de train est aussi enrégimenté que lyrique, aussi  innovant que fonctionnel.   </p>
<p style="padding-left: 30px;"> </p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/6GI00010.jpg" alt="Photo" width="240" height="160" /><p class="wp-caption-text">Gare de St. Exupery, Lyon France</p></div></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: justify;" width="293" valign="top">It is a delight to stand in the marquise of a station in France and see the vibrant heartfelt world of folks arriving and departing, commuters in a hurry, workers going about their business or lovers savoring the final moments together before a train departs.</p>
<p><div class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/6FI00030.jpg" alt="Photo" width="240" height="168" /><p class="wp-caption-text">Romantic Departure by Rail</p></div>
<p>I also enjoy the murals and statuary often found in Gares. They provide a sense of French history and culture. Statuary of the feminine physique celebrates <em>la belle ligne</em>. All in all, I find it combination that is hard to<em> </em>resist&#8230;   </td>
<td style="text-align: justify; padding-left: 30px;" width="293" valign="top">C&#8217;est un régal de se tenir à la marquise d&#8217;une gare de France et de contempler cette ruée de cœurs vibrants qui arrivent et qui partent; les voyageurs pressés, les travailleurs qui vaquent à leurs affaires ou les amoureux qui savourent leurs derniers moments ensemble avant le départ d&#8217;un train.</p>
<p style="text-align: left;">J&#8217;aime aussi les peintures murales et les statues qu’on retrouve souvent dans les Gares. Ils ouvrent une perspective sur l&#8217;histoire et de la culture françaises. Par exemple, la statuaire du physique féminin célèbre <em>la belle ligne</em>.    </p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><img title="Copyright Philip Gould" src="http://www.philipgould.com/photos/6FI00021.jpg" alt="Photo" width="240" height="161" /><p class="wp-caption-text">Gare de Lyon, Paris, France</p></div>
<p> Dans l&#8217;ensemble, je trouve que c’est un culture à laquelle il est difficile de résister&#8230;  </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>©</strong>PHILIP GOULD et David Llorca, janvier 2011</p>

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		<title>Entretien avec Francis X. Pavy (5): Icônes et modulations</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 01:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Périples des Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[Icônes et modulations (5) AL &#8211; Le spectateur contemplant votre travail au fil des années ne peut manquer de percevoir une organisation aussi bien visuelle que  thématique. Comment cela se rapporte-t-il aux différentes techniques? Icons and modulations (5) A.L. &#8211; The beholder contemplating your work over the years cannot fail to perceive a visual as [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fperiples-des-arts%252Fentretien-avec-francis-x-pavy-5-icones-et-modulations%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Entretien%20avec%20Francis%20X.%20Pavy%20%285%29%3A%20Ic%C3%B4nes%20et%20modulations%20%23%22%20%7D);"></div>
<table style="text-align: justify;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="307" valign="top">Icônes et modulations (5)</p>
<p><strong>AL &#8211; Le   spectateur contemplant votre travail au fil des années ne peut manquer de   percevoir une organisation aussi bien visuelle que  thématique. Comment cela se rapporte-t-il   aux différentes techniques?</strong></td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">Icons   and modulations (5)</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>A.L. &#8211; The beholder contemplating   your work over the years cannot fail to perceive a visual as well as a   thematic organization. How do these relate to different techniques?</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">FXP &#8211; Je travaille actuellement sur des   peintures, des œuvres sur papier, des constructions et des sculptures   autonomes, bien que je ne souhaite pas être uniquement limité à ces   expressions.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">F.   X. P. &#8211; I’m currently working on paintings, works on paper, constructions and   freestanding sculpture, although I would not like to be limited to just these   expressions.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">A l&#8217;origine de ce corps d&#8217;oeuvre mature, les peintures étaient ordinairement assez simples, avec une figure centrale et un simple arrière-plan.</p>
<div id="attachment_3745" class="wp-caption aligncenter" style="width: 156px"><a rel="attachment wp-att-3745" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-5-icones-et-modulations/attachment/king/"><img class="size-full wp-image-3745" title="king" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/12/king.jpg" alt="" width="146" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">King -- 8 by 8 inches 1985 oil on canvas</p></div>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Mon intention à l&#8217;époque était de rogner l&#8217;imagerie pour approcher une expression plus iconique. Maintenant, je trouve le besoin de mettre beaucoup de couches d&#8217;images dans une même œuvre. C&#8217;est ce que j&#8217;appelle une sur saturation des images. Cela est partiellement dû à l&#8217;utilisation de l&#8217;impression. Et le plus vieille oeuvre iconique est reproduit sous forme de modules que je peux utiliser encore et encore dans les oeuvres plus récents, encore au moyen de l&#8217;impression.</p>
<div id="attachment_3748" class="wp-caption aligncenter" style="width: 178px"><a rel="attachment wp-att-3748" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-5-icones-et-modulations/attachment/king-creole/"><img class="size-full wp-image-3748" title="king creole" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/12/king-creole.jpg" alt="" width="168" height="166" /></a><span style="line-height: 17px;">King creole and Lucille 20&#8243; by 20&#8243; unique block print</span></dt>
</dl>
</div>
<p>Sinon, je n&#8217;ai pas encore été capable d&#8217;écrire sur une toile vierge, car ce support semble sacré.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">In the beginning of this body of mature work, the paintings usually were much simpler, with a central figure and a simple background.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_3749" class="wp-caption  alignright" style="width: 269px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a rel="attachment wp-att-3749" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-5-icones-et-modulations/attachment/zydeco-2/"><img class="size-full wp-image-3749" title="zydeco" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/12/zydeco1.jpg" alt="" width="259" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Zydeco Blues --oil on canvas 18 by 24 1985</p></div>
<p> </p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: center;"> </p>
<p style="padding-left: 30px;"> </p>
<p style="padding-left: 30px;">My intention at the time was to pare down the imagey to approach a more iconic expression. Now I see the need to put  lots of  layers of images in one work. I call this an over saturation of imagery.This is partly because of using the print medium. And the older iconic work is reproduced as modules I can use over and over again in the newer work , again derived from the print medium.</p>
<div id="attachment_3751" class="wp-caption alignright" style="width: 268px"><a rel="attachment wp-att-3751" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-5-icones-et-modulations/attachment/crow-2/"><img class="size-full wp-image-3751" title="crow" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/12/crow1.jpg" alt="" width="258" height="218" /></a><p class="wp-caption-text">I heard it from the Crow 2010 20 by 20 inches unique block print</p></div>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">I have not yet been able to write on a canvas yet, because it seems sacred.</p>
<p style="padding-left: 30px;"> </p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Je suis engagé dans plusieurs séries en cours qui   ont duré plusieurs années. La plus ancienne série d’œuvres à laquelle je   travaille encore s’appelle &laquo;&nbsp;Le Voodoo et les origines du Rock and   Roll&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai commencé à œuvrer sur cette série en 1987 et j’ai tout   récemment commencé à ajouter de nouveaux dessins à la série. La série «Cat   Lady» est un travail sur une de mes voisines qui a des problèmes.  Cet été, après la catastrophe de BP dans le   Golfe du Mexique, j’ai fait une série de natures mortes illustrant les   créatures de l&#8217;eau et les fruits de mer. Je l&#8217;ai fait comme une protestation,   mais la déclaration semblait trop subtile et je ne pense pas avoir vraiment   transmis mon point de vue. Quand je peins je tombe sur des images que je   pourrai reproduire dans une linogravure.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">I   am involved in several running series that have spanned many years. The   oldest series of work I’m still producing is called “Voodoo and the origins   of Rock and Roll”; I started working on this series in 1987 and just recently   have started new drawings to add to the series. The “Cat Lady“ series is a   work about a problematic neighbor of mine. I was doing a series of water   creatures and seafood still lives this summer after the BP oil spill. I did   it as a protest, yet the statement seemed too subtle and I don’t think I was   getting my point across. As I’m painting I run across imagery that I might   want to reproduce in a linocut.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Les œuvres sur papier sont des pièces uniques   fabriquées principalement avec des blocs<strong> </strong>de linoléum. J’imprime plusieurs images différentes, les peins à la bombe   et j’applique de la peinture jusqu&#8217;à ce que le travail soit terminé. Si j&#8217;ai   besoin de couper une ou plusieurs linogravures pour que l’œuvre parle, je   n’hésite pas. Je garde alors ces nouveaux blocs pour les utiliser pour   d&#8217;autres travaux. Je peux passer une œuvre à la presse 20 à 25 fois avant   d’avoir terminé. Il m’arrive également d’utiliser un collage et d’imprimer   par-dessus. C’est seulement récemment que j’ai commencé à écrire des fables sur   ces œuvres. J&#8217;ai réuni un inventaire d&#8217;environ 400 blocs, dont certains ont   plus de 30 ans.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;"> </p>
<p style="padding-left: 30px;">The   works on paper are one of a kind pieces made primarily with linoleum blocks.   I print many different images and spray and apply paint until the work is   finished. If I need to cut one or more linocuts to make the piece work then   I’ll do that. I keep these new blocks to use in other work. I may run a piece   through the press 20-25 times before I’m finished. Sometimes I may use a   collage element and print on top of that. I’ve only recently started using   written narrative on these works. I’ve gathered an inventory of about 400   blocks, some that are over 30 years old.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Les constructions s’accrochent en général aux   murs, un peu comme des peintures en trois dimensions. En général, j&#8217;utilise du   plexiglass sur lequel je peins, puis je rajoute une couche sur  au-dessus de la base  en bois et aussi d&#8217;autres pièces de plexiglas.   Si je peux trouver du plexiglas de couleur, c&#8217;est encore mieux. Dernièrement,   j&#8217;ai également incorporé des tubes lumineux, du néon, dans ces constructions.   J&#8217;ai l&#8217;intention de faire quelques œuvres entièrement avec du néon. J&#8217;aime le   fait que je peux utiliser la lumière transmise, seule ou avec l&#8217;utilisation des   composantes de la lumière réfléchie. L’astuce avec la lumière dans une   construction est de s&#8217;assurer que la lumière transmise ne sature pas la   lumière réfléchie. C’est sur ces constructions qu’il est le plus aisé   d’incorporer des mots écrits. Je travaille sur environ huit ou neuf de ces œuvres   en ce moment. Je viens juste d’en terminer un appelé « Série Borderland:   Le conte de l&#8217;oiseau qui a volé ».</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">The   constructions are usually are wall hanging works, kind of like 3-d paintings.   I’m using Plexiglas that I paint on and layer on top of the (usually) wooden   base and also other pieces of Plexiglas. If I can find color Plexiglas,   that’s all the better. Lately, I’ve been incorporating luminous tubing (neon)   into these constructions also. I plan to make some pieces entirely with Neon   soon. I like the fact that I can use transmitted light alone or use with reflected   light components. The trick with using light on a construction is to make   sure that the transmitted light doesn’t overpower the reflected light. These   constructions seem to be the easiest to use the written word on. I’m working   on about eight or nine right now. I just finished one called “Borderland   series: The tale of the bird that flew.”</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Les sculptures sont des extensions autonomes des   constructions, qui se détachent de la paroi du mur. En ce moment, je   travaille sur une «tour» qui ressemble à un petit gratte-ciel; elle aura des &laquo;&nbsp;fenêtres&nbsp;&raquo;   coupées sur le côté et un néon à l’intérieur. Le titre provisoire de ce   travail est «La tour du mythe urbain », les récits s’y inscrivant étant   des mythes urbains que j’ai entendus de première main. J&#8217;ai aussi commencé à   utiliser une technique de transfert de papier ciré que je peux imprimer sur   des surfaces dures. Ainsi, je parviens à imprimer des linogravures sur des   sculptures de ce type. J’imprime sur le papier ciré et, alors que l&#8217;encre est   encore humide, je peux appliquer l&#8217;image sur une surface dure<strong>. </strong>S’il s’agit d’un positif au lieu   d&#8217;un négatif, comme un bloc régulier, je fais 2 transferts, l&#8217;un sur le   papier ciré, puis un autre sur la surface dure.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">The   sculptures are free standing extensions of the constructions, come off the   wall. I’m working on a “tower” that looks like a small skyscraper right now;   it will have “windows” cut in the side and neon inside. The working title has   been “Tower of urban Myth”; the narratives are about urban myths that I’ve   heard firsthand. I started using a wax paper transfer technique that I can   print on hard surfaces. So I can use linocuts to print on sculpture such as   this. I print on the wax paper and while the ink is still wet I can apply the   image to a hard surface. This is also a positive instead of a negative like a   regular block as I’m doing 2 transfers, one to the wax paper and then another   to the hard surface.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Dans le futur, j’aimerais faire de la vidéo avec de   la musique, des projections de lumière avec des néons et continuer de   travailler dans la même veine. Je continue d&#8217;ajouter à mon vocabulaire iconographique   et aux méthodes dans lequel je peux m&#8217;exprimer. J&#8217;aime pouvoir travailler avec   des manières différentes. Le travail continue à se construire sur ce que j&#8217;ai   fait dans le passé.</p>
<p style="text-align: right;">Traduction David Llorca</p>
<p style="text-align: right;"><strong>©</strong> FX. P. et A.L.</p>
</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">As   far as things I want to do in the near future are video with music, some   light projections with neon and continue in the vein I’m working in now. I   continue adding to my vocabulary of imagery and methods in which I can   express myself. I like that I can work in variety of ways, and the work keeps   building upon what I’ve done in the past.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>

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		<title>Isle dernière: rock cadien</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/isle-derniere-rock-cadien/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 12:46:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Leupin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Louisianes]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[Isle Dernière &#8211; Enterre-mon pas from Isle Dernière on Vimeo. Rocky McKeon dirige le groupe Isle dernière. Il est lauréat du prix de la création Mondes francophones.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Flouisianes%252Fisle-derniere-rock-cadien%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Isle%20derni%C3%A8re%3A%20rock%20cadien%20%23%22%20%7D);"></div>
<p><object width="400" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=14626621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=14626621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="400" height="300"></embed></object>
<p><a href="http://vimeo.com/14626621">Isle Dernière &#8211; Enterre-mon pas</a> from <a href="http://vimeo.com/user2245011">Isle Dernière</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/louisianes/mon-nom-cest-rocky/">Rocky McKeon </a>dirige le groupe <a href="Isle dernière">Isle dernière</a>. Il est <a href="http://mondesfrancophones.com/blog/remise-des-prix-mf-de-creation-et-dessai-a-rocky-mckeon-et-timothy-lachin-le-25-avril-2009/">lauréat</a> du prix de la création Mondes francophones. </p>

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		<title>Entretien avec Francis X. Pavy (4): Pratiques visuelles et fables</title>
		<link>http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-4-pratiques-visuelles-et-fables/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 22:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Louisianes]]></category>
		<category><![CDATA[Périples des Arts]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://mondesfrancophones.com/?p=3691</guid>
		<description><![CDATA[  PRATIQUES VISUELLES ET FABLES (4)   Au fil des ans, et en commençant par la peinture, vous avez utilisé une variété de techniques, des blocks imprimés, des constructions et maintenant des néons. Voudriez-vous nous expliquer et commenter cette expansion des techniques? Qu&#8217;est-ce qui vous a incité à élargir vos pratiques visuelles? VISUAL PRACTICES AND [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fperiples-des-arts%252Fentretien-avec-francis-x-pavy-4-pratiques-visuelles-et-fables%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Entretien%20avec%20Francis%20X.%20Pavy%20%284%29%3A%20Pratiques%20visuelles%20et%20fables%20%23%22%20%7D);"></div>
<p> </p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_3693" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a rel="attachment wp-att-3693" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-4-pratiques-visuelles-et-fables/attachment/the-bird/"><img class="size-full wp-image-3693 " title="The-bird" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/11/The-bird.jpg" alt="" width="560" height="291" /></a><p class="wp-caption-text">Francis X. Pavy, The Tale of the Bird that flew (2010, première mondiale)</p></div>
<table style="text-align: justify;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="331" valign="top">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>PRATIQUES VISUELLES ET FABLES (4)</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au fil des ans, et en commençant par la peinture, vous avez utilisé une variété de techniques, des blocks imprimés, des constructions et maintenant des néons. Voudriez-vous nous expliquer et commenter cette expansion des techniques? Qu&#8217;est-ce qui vous a incité à élargir vos pratiques visuelles?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;"><strong>VISUAL PRACTICES AND FABLES (4)</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Over the years, and starting with painting, you have used a variety of techniques, printing blocks, constructions and now neon. Would you care to explain and comment on this expansion of techniques? What prompted you to enlarge your visual practices?</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong> </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="331" valign="top">J&#8217;ai toujours été intéressé par la façon dont les choses sont faites &#8211; J&#8217;aime utiliser mes mains : la manipulation des matériaux a toujours été importante pour moi. J&#8217;ai commencé en dessinant et en peignant, en utilisant des panoplies et en imitant les autres. J&#8217;ai reçu un diplôme de photographie dès l&#8217;adolescence ; j’étais davantage intéressé par le processus de développement que par le fait de prendre des photos. Quand je suis arrivé à l’Université j&#8217;ai commencé à utiliser la céramique et ai du acquérir un ensemble de compétences totalement différent : la fabrication et la cuisson. C&#8217;est là que mon professeur m&#8217;a dit que &laquo;&nbsp;la technique viendra mais les idées sont plus importantes.&nbsp;&raquo; Au moment où j&#8217;ai obtenu ma licence j&#8217;avais déjà créé ma propre technique de céramique, différente de ce que quiconque faisait à l&#8217;époque. Mais quand j’ai changé de médiums, je n&#8217;avais pas de four de cuisson où finir mes œuvres : il était temps de passer à autre chose. Je suis donc revenu au dessin et à la peinture pour terminer mes études universitaires. Ensuite, j&#8217;ai travaillé avec le verre pendant 12 ans, en utilisant une variété de techniques froides et chaudes. Le verre fut un médium de transition pour moi. J&#8217;ai travaillé avec  pour payer mon atelier. Puis je suis retourné à la peinture de façon sérieuse pendant 25 ans. Au cours de ces 5 dernières années, la sculpture et l&#8217;impression ont été  importantes. Cette dernière année, j&#8217;ai installé un atelier de néon dans mon atelier ; maintenant j’utilise le néon dans mes œuvres peintes.<strong> </strong></td>
<td style="padding-left: 30px;" width="307" valign="top">I&#8217;ve always been interested in how things are made &#8212; I like to use my hands so manipulation of materials has always been important for me. I started out drawing and painting, using kits and imitating others. I graduated to photography as a teenager and I was more interested in the development process than actually taking photos. When I got to College I started using Ceramics and had to learn a totally different skill set, fabrication and firing.   It was there that my teacher told me that &laquo;&nbsp;technique will come ideas are more important.&nbsp;&raquo; By the time I had graduated I had created my own unique ceramic techniques, different from what anyone else was doing at the time. But as I changed mediums, I didn&#8217;t have a kiln to fire my things in and it was time to move on. From there I went back to drawing and painting, to finish up my college education. Then I worked with glass for 12 years, using a variety of techniques, cold and hot. Glass was a transitory medium for me. I worked with it to pay for my studio. Then I went back to painting in a serious way for 25 years. In these last 5 years, sculpture and printing has been important. This last year, I’ve put a neon plant in my studio so now I&#8217;m making neon.</td>
</tr>
<tr>
<td width="331" valign="top">Pour exceller dans un médium, vous devez le comprendre. Vous devez en connaître les moindres détails. Par exemple, en peinture, vous devez connaître toutes les couleurs, historiques aussi bien que contemporaines, quels sont les tons hauts et les tons bas de ces couleurs, les médiums, les substrats courants pour la peinture, les types de brosses, et les modificateurs, comme les cires ou les résines. Puisque la qualité de la peinture dépend du fabriquant, vous devez trouver les marques de peinture que vous préférez. Quand vous avez acquis une connaissance de la gamme des matériaux, de leurs effets et des techniques classiques, une fois que vous acquérez une certaine facilité avec le médium, vous parvenez à savoir comment vous exprimer de manière unique. De plus, quand vous connaissez les règles, vous pouvez  les enfreindre.Vous commencez  à petite échelle  - en utilisant une seule technique. Puis vous commencez à construire un vocabulaire de façon à utiliser le médium. Cela devient une sorte de sac à malices dans lequel vous puisez pour exprimer vos idées. Si vous travaillez assez longtemps avec un medium et continuez à expérimenter, vous pouvez découvrir une technique &laquo;&nbsp;magique&nbsp;&raquo;. Certains artistes construisent leur carrière autour de ce genre de techniques.Au mieux, la technique permet à un artiste de dire ce qui doit être dit, au pire la technique devient un gadget.</td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">To be good at a medium you have to understand it. You have to know the nuts and bolts. For instance, in painting, you have to know all thecolors, historical as well as contemporary, what the top tones and bottom tones of these colors are, the mediums, the commonsubstrates to paint on, the types of brushes, and themodifiers, like waxes or resins. Manufacturers make different types of paint so you have tofind out what brands of paint you like. Once you have a grasp of the breadth of materials, what they do and the standard techniques, once you gain facility with the medium, you start to find out how to express yourself uniquely. Once you know the rules you can disobey the rules.</p>
<p style="padding-left: 30px;">
<p style="padding-left: 30px;">You start out small &#8212; doing one thing. Then youstart to build a vocabulary of ways of using the medium. This becomes kind of a trick bag you can rely on to express your ideas. If you work long enough with a medium and keep experimenting, you may run across a &laquo;&nbsp;magic” technique. Some artists build their careers around such techniques.</p>
<p style="padding-left: 30px;">
<p style="padding-left: 30px;">At its best technique provides a way for an artist to say what needs to be said, at its worst technique can be gimmicky.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="331" valign="top"><strong>Toute votre œuvre est narrative, le spectateur sent que derrière chaque tableau se cache une petite fable. Dans votre travail récent, le narratif latent dans votre œuvre est passé de l’implicite à l&#8217;explicite, de sorte qu’il s’incarne au travers d’histoires écrites dans le tableau.</strong>Cela fait un moment que j’utilise la narration explicite. En 2005, quand je sculptais, une pièce ne « marchait » pas ; alors j&#8217;ai commencé à utiliser des mots et des lettres. J&#8217;ai continué à ajouter des mots jusqu&#8217;à ce que la pièce soit finie. Peu de temps après, alors que je regardais des images d&#8217;œuvres plus anciennes, je suis tombé sur un ensemble d’œuvres que j&#8217;avais faites dix ans auparavant et qui étaient chargées de narration écrite. J&#8217;avais complètement oublié ces pièces. Peu de temps après, j’ai reçu les œuvres d&#8217;une galerie dans laquelle j’avais eu une exposition, et il y avait une autre œuvre avec un récit que j’avais faite en 1991.Donc, je fais ce genre de choses plus ou moins depuis au moins 1991.</p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Your entire work is very narrative. The beholder feels that each painting is a little fable. Recently, narratives hidden behind the visual work have shifted from implicit to explicit. They are now stories written in your art.</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">I&#8217;ve been using the explicit narrative for some time. In 2005, I was making some sculpture and one piece wasn’tworking, so I started using words and letters. I kept adding words until the piece was finished. Not long after I was looking through pictures of older works and ran across a body of work I had made 10 years before, all with written narrative. I had completely forgotten about these pieces. Soon after I receivedsome work back from a gallery I showed with and there was another written narrative work done in 1991.</p>
<p style="padding-left: 30px;">
<p style="padding-left: 30px;">So I&#8217;ve been doing this stuff off and on since at least 1991.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="331" valign="top">Les récits proviennent de mon expérience personnelle. En 56 ans,  je me suis finalement rempli la tête avec des histoires et des images. Je vis constamment dans une sorte de monologue intérieur. Lorsque j&#8217;écris des lettres ou des récits sur une œuvre, c&#8217;est avant tout un type de courant de conscience. Comme l’utilisation de la couleur, ça devient intuitif. Si je ne sens pas qu&#8217;une œuvre est complète, alors je vais ajouter davantage de narratif. Très vite, elle acquiert une texture qui l’amène à la complétude. À ce stade, le récit devient difficile à déchiffrer, mais l&#8217;impact de l&#8217;histoire écrite est destiné à être avant tout une texture visuelle.</td>
<td style="padding-left: 30px;" width="307" valign="top">The narratives come from personal experience. After 56 years I&#8217;ve finally filled my head with stories and imagery. I have a constant running dialog in my head. When I write letters or narratives on a piece, mostly it&#8217;s a stream of consciousness type of thing. Like using color it becomes intuitive. If I don’t feel it&#8217;s complete, then I&#8217;ll add more narrative. Pretty soon it becomes very textural and finished. At this point the narrative it becomes hard to understand, but the impact of the written story is meant to be visually textural.</td>
</tr>
<tr>
<td width="331" valign="top">Je cherche toujours  à expérimenter avec les techniques que j&#8217;ai utilisées dans le passé, à me développer, à m’informer.  Je ne peux me satisfaire avec un seul médium ou un seule type d&#8217;imagerie. Il ya trop de choses à découvrir. J&#8217;ai parfois l&#8217;impression d’être l’archéologue de mon propre esprit. Je ne peux pas rester immobile. C’est pourquoi je poursuis ce qui m&#8217;intéresse jusqu’à ce que je trouve le médium suivant. Ensuite, je changerai à nouveau.</p>
<p style="text-align: right;">Traduction David Llorca</p>
<p style="text-align: right;"><strong>©</strong> FX. P. et A.L.</p>
<p><strong> </strong></td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">I’m always looking to experiment with what I’ve done before, looking to grow, to investigate.I’m not content to settle with one medium or one type of imagery. There’s too much to find out. I feel sometimes I&#8217;m an archeologist of my own mind. I can&#8217;t stand still. So I keep following what interests me until I find the next thing. Then I’ll move on again.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>

]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Entretien avec Francis X. Pavy (3) Peinture et vérité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 22:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Louisianes]]></category>
		<category><![CDATA[Périples des Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[  3) Peinture et véritéA.L. &#8211; A la fin de votre deuxième réponse, vous évoquez l&#8217;idée de la vérité dans la peinture. Comment déterminez-vous si un tableau est vrai ou faux? Est-ce seulement une question inhérente à la peinture, en fonction de sa présentation, de son contexte (évidemment nous ne pouvons pas regarder un Vermeer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<div class="topsy_widget_data topsy_theme_" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fmondesfrancophones.com%252Fespaces%252Fperiples-des-arts%252Fentretien-avec-francis-x-pavy-3-peinture-et-verite%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Entretien%20avec%20Francis%20X.%20Pavy%20%283%29%20Peinture%20et%20v%C3%A9rit%C3%A9%20%23%22%20%7D);"></div>
<p> </p>
<div id="attachment_3679" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a rel="attachment wp-att-3679" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-3-peinture-et-verite/attachment/francis_x_pavy_blue_birds_nesting_3605_32/"><img class="size-full wp-image-3679" title="Francis_X_Pavy_Blue_Birds_Nesting_3605_32" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/11/Francis_X_Pavy_Blue_Birds_Nesting_3605_32.jpg" alt="" width="550" height="550" /></a><p class="wp-caption-text">Francis X. Pavy, Blue Birds Nesting</p></div>
<table style="text-align: justify;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="317" valign="top"><strong>3) Peinture et vérité</strong><strong>A.L. &#8211; A la fin de votre deuxième réponse, vous évoquez l&#8217;idée de la vérité dans la peinture. Comment déterminez-vous si un tableau est vrai ou faux? Est-ce seulement une question inhérente à la peinture, en fonction de sa présentation, de son contexte (évidemment nous ne pouvons pas regarder un Vermeer de la même manière que nous regardons un Picasso), ou bien un sentiment du spectateur? Est-ce subjectif, ou avez-vous des critères objectifs pour évaluer la vérité d&#8217;une peinture?</strong></p>
<p>Je ressens la vérité à un niveau viscéral. Je le sais quand je le sens. Le grand, bon ou vrai art, je le sens dans mon plexus solaire.</p>
<p>J’apprécie la quantité de contenus créatifs apportés par les artistes. Il y a beaucoup d&#8217;efforts et de recherche honnêtes et sincères, beaucoup de bonnes idées, beaucoup de concepts intellectuels illustrés par l&#8217;art, mais je suis ému par les choses qui me frappent dans les tripes. Je dirais qu&#8217;il y a très peu d’art factice, mais il y a des travaux qui sont plus vrais que d&#8217;autres.</p>
<p>Voici une anecdote à propos de Picasso, qui, quand on lui demanda de signer et d&#8217;authentifier une œuvre de jeunesse, dit quelque chose comme:  «C&#8217;est un faux, c&#8217;est un faux&nbsp;&raquo;. Son galleriste lui répondit alors: «Eh bien, je l&#8217;ai obtenu de vous, avant de l&#8217;avoir vendu!&nbsp;&raquo; Et Picasso répondit:  &nbsp;&raquo;Même Picasso fait des faux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La mentalité et les méthodes d&#8217;un artiste évoluent dans le temps, et certaines œuvres passées ne résistent pas à l&#8217;épreuve du temps, bien qu’elles aient été satisfaisantes au moment de leur conception.</p>
<p>Voici une autre citation, de Hokusai:</p>
<p>«Depuis l’âge de six ans, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de dessiner les formes des objets. Bien que j’aie souvent publié mon travail pictural depuis l’âge de cinquante ans environ, toute mon œuvre précédant ma  soixante-dixième année n’a aucun mérite. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Cela semble être une attitude normale pour un artiste qui cherche et évolue vraiment. Au cours de mes expositions, il y a des travaux qui sont manifestement &laquo;&nbsp;meilleurs&nbsp;&raquo; que d&#8217;autres; en général ce sont ceux qui se vendent en premier.</p>
<p>Quand je repense à mon œuvre, il y a une majorité du travail dont je suis fier et une poignée d&#8217;œuvres qui restent, &laquo;&nbsp;marchent pour moi &laquo;&nbsp;, qui excellent. Je pense que si je mourais aujourd&#8217;hui, ces pièces-là serait un bon héritage à laisser derrière moi.</p>
<p>En ce qui concerne l&#8217;histoire de l&#8217;art, je pense que la question de savoir si une œuvre est vraie ou non est relative et change au fil du temps, mais aussi qu’il existe des œuvres exceptionnelles qui je crois transcendent leurs circonstances et accèdent au magnifique. Ainsi  quelque chose peut sonner vrai dans les années 2010, et n’avoir aucun sens  en 2100, mais ce n’est pas toujours le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Je dirais qu&#8217;il n’y a vraiment aucun critère objectif pour juger de la vérité dans l&#8217;art. Vous devez le sentir. Le seul critère de vérité se trouve dans l’homme, dans l&#8217;œil interne, au niveau de l&#8217;âme.</p>
</td>
<td width="317" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>(3) Painting and truth</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>A.L. &#8211; </strong><strong>At the end of your second answer, you evoke the idea of truth in painting. How do you determine if a painting is true or fake? Is it solely a matter internal to the painting, depending on its presentation, a matter of context (obviously we should not look at a Vermeer the same way we look at a Picasso), or a feeling of the beholder? Is it subjective, or do you have objective criteria to assess the truth of a painting?</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">I feel truth on a visceral level.  I know it when I feel it. Great, good or true art I feel in my solar plexus.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">I appreciate the mountain of creative content made by artists. There is a lot of sincere honest effort and investigation going on. There are a lot of good ideas, there is a lot of intellectual concepts that are illustrated by art, but I am moved by things that strike me in my gut. I would say there is very little fake art out there, but there is some work that is truer than others.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">There is a story about Picasso, who when asked to sign and authenticate an early work of his said something like:</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">&laquo;&nbsp;It&#8217;s a fake, it’s a fake&nbsp;&raquo;. His dealer said “Well, I got it from you, before I sold it !&nbsp;&raquo; and Picasso replied: “Even Picasso makes fakes&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">My thoughts on that are that an artist’s mentality and process evolves over time and some earlier works don’t stand the test of time, although they were good enough at conception.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Another quote by Hokusai:</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">“Since the age of six I have had the habit of sketching forms of objects. Although from about fifty I have often published my pictorial works, before the seventieth year none is worthy.”</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">This seems to be common attitude for an artist who is really searching and growing.  At exhibitions I’ve had, there are works that are obviously “better” than others, usually these sell first.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">When I look back on my oeuvre, the majority of work I’m proud of and a handful of works that still “do it for me”, that excel. I think that if I died today I feel those pieces would be a good legacy to leave behind.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">As far as the history of art goes, I do think the subject of whether or not a work is true or not is relative and changes over time, but also some exceptional work supersedes this and ascends to the magnificent. So something may ring true in the 2010‘s but not make any sense in 2100 but not always.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">So I would say there are really no objective criteria to judge truth in Art. You have to feel it. The only truth-o-meter you’ll find lies inside man, in the internal eye, on the soul level.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Traduction David Llorca</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>©</strong> FX. P. et A.L.</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Francis X. Pavy, 2ème partie: L&#8217;esthétique du Sud: régionalisme et universel</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 02:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fxpavy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Louisianes]]></category>
		<category><![CDATA[Périples des Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;esthétique du Sud: régionalisme et universel A.L. &#8211; Vous parlez souvent d&#8217;une «esthétique du Sud ». Comment la définissez-vous? Je trouve par exemple dans votre travail des affinités avec des peintres haïtiens, ou avec Jean-Claude Basquiat, né à Porto Rico. Pourrait-on alors parler d&#8217;une esthétique des Caraïbes ou même des Plantations, puisque le Sud des États-Unis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
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<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_3649" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a rel="attachment wp-att-3649" href="http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/entretien-avec-francis-x-pavy-2eme-question/attachment/pavy-velma/"><img class="size-full wp-image-3649" title="Pavy-Velma" src="http://mondesfrancophones.com/wp-content/uploads/2010/11/Pavy-Velma.jpg" alt="" width="560" height="708" /></a><p class="wp-caption-text">Francis Pavy, Velma</p></div>
<table style="text-align: justify; padding-left: 30px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="307" valign="top"><strong>L&#8217;esthétique du Sud: régionalisme et universel </strong></p>
<p><strong>A.L. &#8211; Vous parlez souvent d&#8217;une «esthétique du Sud ». Comment la définissez-vous? Je trouve par exemple dans votre travail des affinités avec des peintres haïtiens, ou avec Jean-Claude Basquiat, né à Porto Rico. Pourrait-on alors parler d&#8217;une esthétique des Caraïbes ou même des Plantations, puisque le Sud des États-Unis partage de nombreux traits culturels avec les Caraïbes? </strong>     </p>
<p><strong>Ensuite, comment une esthétique régionale devient-elle universelle, dépasse-t-elle les frontières pour parler à un public qui ne se limite pas à sa région d&#8217;origine?</strong>      </p>
<p>FP &#8211; J&#8217;ai entendu une fois un proverbe indien qui dit «Dans le Sud on doit marcher avec un cœur vrai». Les artistes sont touchés par ce qu&#8217;ils savent, et fortement influencés par ce qu&#8217;ils expérimentent de première main. Je pense que l&#8217;art que vous rencontrez en personne a beaucoup plus d&#8217;effet sur l&#8217;œil qu’une lecture de deuxième, troisième ou quatrième main dans un livre, un magazine ou sur l’internet. Ainsi les artistes des zones urbaines ont un avantage car il existe davantage d&#8217;artistes, de musées et de galeries pour voir l&#8217;art.       </p>
<p>Je ne peux pas dire quelles ont été les influences de <a href="http://basquiat.com/">Basquiat</a>. Né à Brooklyn, il était d’origine Portoricaine. J&#8217;aime son travail. S’il avait été d&#8217;Atlanta ou de la Nouvelle-Orléans, je ne pense pas que son travail serait déraciné. Il a même peint un tableau Zydeco. Je pense qu’il a vu un spectacle de Clifton Chenier à New York à un moment ou à un autre.        </p>
<p>L &#8216; «esthétique du Sud» dont je parle parfois me semble être définie par quelques caractéristiques.       </p>
<p>Tout d’abord, je pense que la palette est plus dynamique. Les abstractions semblent être définies ou dérivées de la figuration. Les œuvres sont plus narratives. L&#8217;histoire a encore son importance. Au niveau de la technique et des idées, la technique est essentielle. Il y a une grande variété de travaux en cours ici et les choses sont constamment en mouvement. Je ne suis pas un spécialiste de l&#8217;art du Sud, juste un artiste qui y vit et travaille, mes opinions ne sont pas absolues et ne peuvent inclure tous les artistes qui travaillent ici.       </p>
<p>     En descendant des pôles vers l&#8217;équateur, la nature acquiert plus de couleur. Les couleurs que vous trouverez dans les pôles sont essentiellement le bleu ciel, le noir, et le blanc. Au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’équateur, la couleur et les combinaisons de couleurs sont de plus en plus dynamiques. Je pense qu’un certain art méridional, y compris d’Haïti et de l&#8217;art des Caraïbes, contient plus de dynamisme de la couleur pour cette raison. L&#8217;œil de l&#8217;artiste du Sud, sensible à la couleur, a plus de chance de voir des combinaisons de couleurs plus étendues pendant plus longtemps, puisque la saison estivale y est plus longue.       </p>
<p>Au cours de son histoire, l&#8217;art du Sud a été principalement figuratif. Il penche maintenant vers l&#8217;abstraction et le conceptuel, mais je pense qu&#8217;il y a une prépondérance de la figuration. Les traditions sont encore très fortes: il existe ici une tradition de peinture de paysage vivante et bien établie.       </p>
<p>Le récit est important et vient également de la tradition. Les gens racontent des histoires avec leur travail. L&#8217;heure du dîner dans le sud est importante car c’est le moment où la famille se rassemble et se raconte les histoires anciennes; ceux d&#8217;entre nous qui sont artistes racontent ces histoires à travers l&#8217;art. L&#8217;histoire politique est également importante, comme dans le Sud  sont présent les thèmes et les substrats empruntés à la guerre civile, à l&#8217;esclavage, aux droits civils, au &laquo;&nbsp;Grand Dérangement&nbsp;&raquo; aux Cajuns du Canada à la Louisiane, et aux mythes du Sud. Le melting-pot s&#8217;est constitué ici grâce aux contributions de la France, de l&#8217;Espagne, de l&#8217;Allemagne, de l&#8217;Irlande, de l&#8217;Afrique et des Caraïbes comme de l&#8217;Amérique autochtone. Chaque culture a contribuée aux discussions et aux thèmes de l&#8217;imagerie, de la cuisine et de la musique. Pour moi, la musique rajoute quelque chose à mon imagerie : je ne peux pas entendre de musique sans visualiser des images.       </p>
<p> Bien qu&#8217;il existe des poches d’urbanisation et de modernisation, le Sud est un vaste territoire dont l’activité est, encore aujourd’hui, l’agriculture. Nous sommes seulement situés à une ou deux générations du temps de la ferme, ou de la plantation. Les gens sont habitués à travailler la terre et à improviser avec ce qu&#8217;ils ont. Ils sont auto-suffisants. C&#8217;est pourquoi l&#8217;art du Sud est encore majoritairement fait à la main par l&#8217;artiste. Il n&#8217;y a pas beaucoup d&#8217;artistes du Sud qui aient de grands studios avec des employés exécutant leurs commandes. Il y a un amour du medium et de la manière de le manipuler. Souvent, le message est le medium lui-même. Les concepts qui animent le medium existent mais la technique est encore importante ici.       </p>
<p>Le régionalisme est bien sûr un terme relatif. Les gens de Breaux Bridge se sentent différent des gens de Lafayette. Les gens de la Nouvelle-Orléans pourraient ne pas différencier entre les gens de Lafayette et de Breaux Bridge. Les habitants de la Géorgie pourraient considérer tous les Louisianais en tant que groupe. Les gens du Nord ou de l&#8217;Ouest regardent les Géorgiens et les Louisianais comme des Sudistes. Les Japonais nous considèrent comme des Américains. Un originaire de Nouvelle-Guinée pourrait voir tous les hommes civilisés comme des &laquo;&nbsp;étrangers&nbsp;&raquo;.       </p>
<p>Le régionalisme est important parce que chaque communauté a besoin de héros. Elle a besoin de l’artiste local, accessible, approchable pour se sentir liée à une communauté d&#8217;artistes plus large qui s’étend progressivement.       </p>
<p>Je discutais avec un ami l&#8217;autre jour et il me parlait d&#8217;un artiste local, peintre de chez lui, de sa région, qu&#8217;il considérait comme étant d’une notoriété mondiale. Quand il est allé à New York, il a été surpris de constater que personne ne connaissait cette personne ou son travail. Cela n’a pas diminué son estime pour le peintre, et il pense toujours que cet artiste est de classe internationale. Cette histoire illustre donc ce que je dis: «Les artistes sont touchés par ce qu&#8217;ils savent, et plus fortement influencés par ce qu’ils par ce qu&#8217;ils expérimentent de première main. »       </p>
<p>Je pense que le régional devient universel lorsque l’imagerie représentée dépasse l&#8217;échelle locale, trouvant un accord avec l&#8217;inconscient collectif, une chose à la fois facile et difficile à faire. C’est une chose qui ne peut être simulée, car elle est la vérité.       </p>
<p style="text-align: right;"><strong>Traduction: David Llorca   </strong><strong>  </strong><strong>  </strong><strong>  </strong><strong> </strong> </p>
<p><strong>© Tous droits réservés, Francis Pavy et Alexandre Leupin</strong>       </td>
<td width="307" valign="top">
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Southern Aesthetics: Regionalism and Universality</strong>      </p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>A.L. &#8211; You often talk of a &laquo;&nbsp;Southern aesthetics&nbsp;&raquo;. How do you define it? For example, I find affinities in your work with some Haitian painters, or with Jean-Claude Basquiat, born in Porto Rico. Can we then talk of a Caribbean or even Plantation aesthetics, since the US South shares many cultural traits with the Caribbean? </strong>     </p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>On a related topic, how a does a regional aesthetics become universal, overcome boundaries to speak to a public that is not limited to its region of origin?</strong>       </p>
<p style="padding-left: 30px;">F. P. &#8211; I heard once an Indian Proverb that states “In the South one has to walk with a true heart”. Artists are affected by what they know, and most powerfully influenced by what they experience firsthand. I think the art you experience in person has much more of an effect on the eye than reading about it 2nd,3rd or 4th hand in books, magazines and online. So artists in urban areas are at an advantage as there are more artists, more museums and more galleries to view art.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">I can’t say what Basquiat’s influences were. He was of Puerto Rico descent, born in Brooklyn. I like his work. If he was from Atlanta or New Orleans, I don’t think his work would be out of place. He even painted a Zydeco painting. I think he saw a Clifton Chenier show in New York at some point.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 198px"><a href="http://evelynrodriguez.typepad.com/"><img title="Jean-Michel Basquiat Zydeco, 1984 Acrylic and oilstick on canvas, 218,5 x 518 cm Bischofberger Collection, Switzerland © 2010, ProLitteris, Zürich" src="http://evelynrodriguez.typepad.com/.a/6a00d8345159c669e20133f2955aeb970b-800wi" alt="" width="188" height="229" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Michel Basquiat Zydeco, detail, 1984, Acrylic and oilstick on canvas, 218,5 x 518 cm Bischofberger Collection, Switzerland © 2010, ProLitteris, Zürich</p></div>
<p style="padding-left: 30px;">The “southern aesthetic” I talk about sometimes seems to me to be defined  by a few characteristics. I think the palette is more vibrant for one. Abstractions seem to be defined or derived from the figurative. There is more of a narrative to the work. History still has its imprint. At the level of technique and ideas, technique is important. There is a large variety of work being made here and things are constantly in flux. I’m not a southern art scholar, just an artist that lives and works here, so my opinions are not absolutes nor can include every artist working here.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">     As you descend from the poles to the equator, nature gains more color. The colors you find at the poles are basically sky blue, black, and white. As you get closer to the equator one finds more and more vibrant color and combinations of color in nature.  I think some art of the southern climes, including Haitian and Caribbean art, has more vibrancy in color because of this. The southern artist&#8217;s eye that is sensitive to color has more opportunity to view greater color combinations and for longer periods of time, as the summer season of growth is longer.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">During its history, Southern art is primarily figurative, now moving toward abstraction and conceptual. But I think there is a preponderance of figurative work. Traditions are still very strong and there is a tradition of landscape painting here that is alive and well.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">The narrative is important and comes again from tradition. People are telling stories with their work. Dinner time in the south is important as when the family sits to eat and recounts old stories; those of us who are artists recount these stories through art. Political history is also important, as in the south there are themes and undercurrents borrowed from the civil war, slavery, civil rights, le “grand derangement” of the Cajuns from Canada to Louisiana, and southern myths. The melting pot here has seen contributions from France, Spain, Germany, Ireland, Africa and the Caribbean was well as Native America. Each culture has contributed threads and themes for imagery, cuisine and music. For me music adds to my imagery as I can’t hear music without visualizing imagery.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">            Although there are pockets of urbanization and modernization, the South is  a vast area still primarily involved in agriculture. We&#8217;re one or two generations removed from the farm, or plantation for that matter. People are used to working the land and improvising to make do with what they have. They are self-sufficient. That is why most Southern art still is handmade by the artist. There are not many southern artists that have big studios with workers making their work. There is a love of the medium and how you manipulate it. Many times the message is the medium. Concepts that drive the medium exist but technique is still important here.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">Regionalism is of course a relative term. The people from Breaux Bridge feel different toward the people of Lafayette. The people from New Orleans might not differentiate between the people of Lafayette and Breaux Bridge. Georgians might look upon all Louisianans as a group. People from the North or West look upon Georgians and  Louisianans as Southerners. The Japanese see us as American. A native of New Guinea might see all civilized men as “outsiders”.       </p>
<p style="padding-left: 30px;">Regionalism is important because every community needs heroes. They need the local, the accessible, the approachable artist to feel connected to the greater community of artists, expanding forward globally.     </p>
<p style="padding-left: 30px;">I was talking to a friend the other day and he was telling me of a local artist, painter from his home, his region, that he considered a world class figure. When he went to New York he was surprised to find that no one knew of this person or their work. He still felt highly of the painter and to this day still thinks of this artist as world class. So this story illustrates what I say: “Artists are affected by what they know, and most powerfully influenced by what they experience firsthand.”       </p>
<p style="padding-left: 30px;">I think the regional becomes universal when the imagery portrayed ascends past the local, striking a chord with the collective unconscious, an easy and hard thing to do at the same time. It can’t be faked. It’s true.       </p>
<p style="text-align: justify;">    </p>
</td>
</tr>
</tbody>
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