« La balance des blancs » interview par Jean-Paul Rossignol

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Par Jacques Henric, publié le 27/02/2011 | Comments (0)
Dans: Jacques Henric, Les Alarmes d'Eros, Livres
Que serait la luxure / Sans la littérature

Damoiseau est à sa fenêtre Qui attend sa belle sa mie Debout vibrant de tout son être Plein de désir pour son amie Damoiselle tant attendue Enfin a surgi du néant Bientôt la voilà toute nue Sexe dressé sexe béant Se sont trouvés et imbriqués Ils ne jouissent jamais autant Que dans ces rendez-vous risqués Lire plus »

La boyesse

Elle savait qu’ils appréciaient son teint « bronzé », sa poitrine opulente, ses hanches larges et ses lourdes fesses cambrées dont seules les africaines ont le secret, mais ce qu’ils ignoraient c’est qu’elle comprenait tout quand ils parlaient des « bonnes » ou plutôt des boyesses au cours de ces dîners faussement improvisés où les uns et les autres Lire plus »

Sacré vertige

        C’était une assez jolie fille, une rousse, aux yeux verts, ou noisette, cela variait avec la lumière, les joues ensoleillées de taches de son qui lui donnait un air faussement coquin, elle n’était que légèrement exaltée, disant avoir rencontré, si ce n’est Dieu, au moins l’Amour. Elle se fâchait quand on la prétendait idéaliste, vaguement Lire plus »

Cercle

          Elle écrivait, faisait rimer les mots, ils étaient ses merveilles, elle les faisait chanter, ils étaient son écho, les faisait danser, ils étaient ses voyages vers des rivages enchantés, inespérés dont sa vie avait désespéré, elle avait cru grâce à eux se sauver, avait pensé qu’ils la menaient où elle voulait aller, la Lire plus »

Pouvoir

       Elle avait la raideur des femmes de pouvoir, mais la beauté des stars, un avantage, mais aussi un danger : tout en appréciant la beauté, les gens la font rimer avec légèreté, alors, et bien qu’elle aime vivre, rire et se réjouir et encore et encore, elle n’en jouait pas de sa beauté, s’efforçant au Lire plus »

A vos ordres, patron

       Elle était secrétaire, caricaturalement secrétaire, grande, maigre, les cheveux tirés en un chignon austère, les yeux sévères masqués derrière de grosses lunettes, une jupe de laine grise à godets frôlant ses gros mollets, et un chemisier blanc col « Claudine » bien repassé, rehaussé d’un foulard bien noué et quand il faisait froid un « caban » informe, Lire plus »

Variation

  Sur quatre vers de Robert Desnos : Tu me suicides si docilement. Je te mourrai pourtant un jour. Je connaîtrons cette femme idéale et lentement je neigerai sur sa bouche Corps et biens, 1930   Albert de Laroche-Segonzac, dit Laroche, est tout sourire dans l’avion de Ryan-Air qui le conduit vers Marrakech. La cinquantaine bien Lire plus »

Destin

               Petite elle rêvait d’être une grand-mère fourneaux, une grand-mère gâteaux, enfin la mamie tradition, mais une mamie jeune, chez qui les petits enfants aiment à se réfugier, venir jouer sans avoir à ranger et à se faire gronder, venir goûter en s’empiffrant de tarte au chocolat trempée dans de la crème anglaise, de pain Lire plus »

Inquiétudes

       Il faut du temps pour être heureux, le bonheur prend son temps, il se dérobe, et se découvre à chaque instant fragile, à l’horizon du lieu où il se croyait installé, et finalement ce n’est jamais le moment d’être heureux,  se disait-elle, il y va du bonheur comme d’un mirage ou d’une perpétuelle ligne Lire plus »