Un collector de Césaire – Les fac-similés de « Tombeau du Soleil »

« La gerbe lucide des déraisons » Les amoureux de la poésie de Césaire n’ouvriront pas sans émotion l’enveloppe de papier jaune couverte de timbres représentant tantôt la préfecture de la Martinique (alors palais du haut-commissaire), tantôt deux femmes en buste portant la coiffe nouée (« tête attachée » ou « tête serrée »). S’il ne s’agit que d’une reproduction de […] Lire plus »

Deux nouveaux opus de Faubert Bolivar, poète et dramaturge

« Le vieux nom que je porte est un charme d’oiseau à charge », Une pierre est tombée…, p. 16. Faubert Bolivar, né en 1979 à Port-au-Prince, enseigne la philosophie à Fort-de-France. Son œuvre, irriguée par les racines caribéennes qu’il n’a jamais coupées, se caractérise tant par un lyrisme souvent cru que par le regard acéré sur […] Lire plus »

ALEXANDRE LEUPIN relire Édouard Glissant

artpress no 437, octobre 2016 Pour Alexandre Leupin, professeur d’études françaises aux États-Unis, l’oeuvre inclassable d’Édouard Glissant opère un dépassement de la philosophie. Une photographie représente Édouard Glissant, assis sur une branchemorte, chapeau et canne à lamain, devant les statues de Laurent Valère, au Mémorial Cap 110. C’est au Diamant, en Martinique. Les bustes, orientés en direction du Golfe de Guinée, lieu du départ […]

La matière de l’absence: LE GRANDIOSE DE L’INTIME

  La matière de l’absence LE GRANDIOSE DE L’INTIME A l’occasion de la parution de dernier livre de Patrick Chamoiseau, « La matière de l’absence », l’Association Tout-monde a organisé une soirée poétique. Gérard Delver, président de l’association, s’est entretenu avec l’écrivain. Quelques extraits…  Gérard DELVER : Ton dernier ouvrage « La matière de l’absence » me semble ouvrir une nouvelle […] Lire plus »

Lettre à Glissant

Martinique, le 6 décembre 2015   Monsieur Glissant,   C’est à cause de toi que je t’écris cette lettre. Toi, qui ne croyant pas beaucoup à la nécessité de la dissertation, nous engages au vivant et à la relation. Point de plan, d’antithèse, aucune pirouette. Je ne démontrerai rien, et parlerai tout bonnement, depuis le […]

Par Fabienne Kanor, publié le 18/08/2016 | Commentaire (1)
Dans: Édouard Glissant, Caraïbes
La rhétorique de la souffrance dans « Le soleil pleurait » d’Ernest Pépin et dans « Ceux qui sortent dans la nuit » de Mutt-Lon

Des structures  et  des  infrastructures  de la souffrance  dans Le Soleil pleurait d’Ernest Pépin et  dans  Ceux qui sortent dans la nuit  de  Mutt-Lon Résumé  Kidnapping, torture, viol, terrorisme, assassinat, dépression nerveuse, maladie, accident, lynchage, supplice ou mort atroce, toutes douleurs lancinantes, voilà le minable sort des personnages tels que  Régina et Marie-Soleil dans Le […] Lire plus »

Leçon d’écriture (6) : « Lémistè 2 » de Monchoachi

Son baille lavoix, puis      malement voix baille languaige Monchoachi publie, toujours chez Obsidiane, la suite de ses « Mystères ». Après Lémistè 1, Liber America[i], une plongée dans l’univers antillais, creuset d’influences multiples, il effectue dans Lémistè 2, Partition noire et bleue, son retour aux sources spécifiquement africaines. Les deux ouvrages ont en partage un même lyrisme […] Lire plus »

La Guadeloupe et la Martinique à travers les cartes postales anciennes

La réédition de deux ouvrages de Gisèle Pineau et André Lucrèce respectivement consacrés à la Guadeloupe et à la Martinique est l’occasion d’un voyage dans le passé riche d’enseignements. Les premières cartes postales ne ressemblent en rien à celles que l’on trouve aujourd’hui sur les présentoirs des boutiques pour touristes. Pas de paysage de rêve […] Lire plus »

Deux nouveaux volumes des « Écrits politiques » de Césaire

« Un écrivain écrit dans l’absolu ; un politique travaille dans le relatif » Césaire (ÉcPol 3, p. 321.) Aimé Césaire, Écrits politiques, II-1935-1956 et III-1957-1971, édités par Édouard de Lépine, Paris, Jean-Michel Place, 2016, 2 vol., 427 et 343 p. (ci-après ÉcPol 2 et 3). Après la publication en 2013 des Discours à l’Assemblée nationale par les […]

Un grand phalène endeuillé : « Les Ténèbres intérieures » de Jean-Marc Rosier

« Et à la dernière heure du jour, un papillon de nuit entra dans la maison ». Ainsi commence le roman de Jean-Marc Rosier, venant quelques années après le célébré Noirs Néons (2008). Qui, en Martinique, n’a fait une expérience de ce genre, l’intrusion d’un « grand phalène endeuillé, soutaché de squamules moirées », animal quelque peu monstrueux, en […] Lire plus »