En pure perte : HÉMATHÉMÈSE POUR AIMÉ CÉSAIRE

PAROLE HUILE (fragment) Ifè, Benin, afã, enfin ! Aimé parole feu Aimé parole fut L’ORDONNATEUR Parenthèse. Son œil lui montre les objets de sa propre peur. Les certitudes les doutes. Les motifs de ses propres joies. S’il croit recevoir les émotions par les yeux, c’est enfin que celles-ci réactivent les émotions configurées en lui et qui lui Lire plus »

petit cahier sanglant : hommage à Aimé Césaire

on ne demande pas au sang d’instruire les connivences des corps ou d’induire la volupté des pierres, on ne demande pas au sang d’enferrer le vol des vautours ou d’ensevelir les périples des barbares, on ne demande pas au sang de manifester les intrusions de la sagesse ou d’empiéter les traces de nos trop grandes Lire plus »

L’homme limitrophe : Hommage à Aimé Césaire

Abrasé au soufre d’abstinence/ Tu effaces de mémoire les trajectoires lacrymales/ Khamsin dans les yeux/ Constellations au cœur/ Salivaire/ Tu mets le cap au cardinal des désirances/ Franchis les cercles solaires/ Prêt/ À délirer sous les atmosphères viciées/ À excorier ta chair aux pieux funéraires/ Pour en faire sourdre en gestation douloureuse/ L’homme limitrophe/ L’homme Lire plus »

Ouvre ton cahier : Hommage à Aimé Césaire

  Ouvre ton cahier Sur les armes miraculeuses Et hurle ces mots coupables Coupés à la machette de l’histoire Décuplés par la gâchette du verbe   Ouvre ton cahier Révise ton cadastre de fond de cale Entre les sanglots et les rires décalés Sans fard les mots prennent le pouvoir Sang phare pour dire l’innommable   Ouvre ton cahier Que les chiens se taisent au portulan de la honte D’avoir Lire plus »

Aimé Césaire, une critique du « Discours sur le colonialisme »

Le Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, qui suit, agrémenté de commentaires critiques, a été écrit en 1950. (1) Plusieurs remarques générales s’imposent. En 1950 l’Afrique est encore sous le joug de la colonisation, il est à la fois audacieux et banal, pour Césaire, de s’opposer à cette domination européenne. Audacieux, parce qu’on est dix Lire plus »

En hommage à Aimé Césaire

  Dans la grande aventure inhumaine, quoique trop humaine qui met aux prises maîtres et esclaves, colons et colonisés, exploiteurs et exploités, il émerge toujours des femmes et des hommes d’exception, des génies d’humanité qui, de la misérable commune mesure où se trouvent enfermés « Blancs » et « Noirs », concepts inventés dans le cloaque, brandissent comme précieux trésor Lire plus »

Aimé Césaire : « je suis le parakimomène de la Martinique »

Un témoignage… rien qu’un modeste témoignage qui se veut offrande à la mémoire d’Aimé Césaire, le contemporain capital (1). Lire plus »

Césaire, le Congo et le discours littéraire

En mars 1967, la présentation de La tragédie du Roi Christophe (1) à la salle du Jardin Zoologique de Kinshasa remporte un triomphe total. Au milieu des applaudissements et des criailleries des spectateurs, tous en chœur, ont exigé le retour sur scène des acteurs de la Faculté de Philosophie et Lettres. L’émotion est à son Lire plus »

Au travail avec Aimé Césaire (1976-1998)

René Hénane nous offre ce texte-témoignage original de Jacqueline Leiner, grande universitaire spécialiste des lettres antillaises, amie très proche d'Aimé Césaire à qui elle a consacré de vastes études. Lire plus »