L’homme qui aimait les gens

Hollande cause comme un président, c’est déjà ça… Quand on n’est pas président, et qu’on aspire à l’être, il faut montrer sa capacité à le devenir. Et, comme dirait ma technicienne de surface, « c’est plus dur à faire qu’à dire ! ». Cette épreuve était particulièrement difficile pour François Hollande, car son parcours politique n’est pas passé Lire plus »

Vers le quotient familial gay ?

Hollande et Sarkozy jouent avec le feu La séquence politique que notre grand et beau pays est en train de vivre a de quoi inquiéter. Alors que l’euro s’enfonce dans la crise, que jamais les bruits de bottes au Moyen Orient n’ont été si sonores, que les grandes institutions comme l’école vacillent sur leurs bases, Lire plus »

2012 après 2011 ?

De mal en pis, et les vœux n’y changeront rien ! Même si la majorité d’entre nous se verra épargner la dure épreuve de passer le réveillon de la Saint-Sylvestre avec une porteuse de prothèses mammaires produites par un ancien charcutier, la cérémonie des vœux à la famille et aux amis risque d’être passablement pénible. Lire plus »

Vaclav Havel, tourmenteur du peuple

Le président-dramaturge ne ménageait pas ses concitoyens Vaclav Havel est mort, et les Tchèques sont à la fois tristes et soulagés. Ils sont tristes, parce qu’avec lui disparaît le seul Tchèque ayant connu une gloire mondiale après Emil Zatopek. Ils sont tristes, aussi parce qu’il symbolisait ces jours glorieux de novembre 1989 où le peuple Lire plus »

La leçon de Stuttgart

Les Verts ne sont pas irrésistibles La nouvelle est passée totalement inaperçue, car elle ne s’inscrit pas dans l’air du temps, fort agité, il est vrai. Dimanche 27 novembre, le peuple du Land de Bade-Wurtemberg était appelé aux urnes pour se prononcer, par référendum, sur la poursuite ou l’arrêt des travaux de rénovation de la Lire plus »

« On ne rejette pas Platon ! »

L’Europe et la Grèce, quelle Histoire ! Tout récemment, sur France Inter, Pascal Lamy, actuel secrétaire général de l’OMC, ancien commissaire européen, faisait un aveu sincère, quoique tardif : « Tout le monde savait, à Bruxelles, que la Grèce maquillait ses statistiques… ». Ah bon ? Et quelles conséquences les diverses institutions de l’UE (Conseil Lire plus »

Mahmoud Abbas, modérément extrémiste

En méprisant ses amis, il a aidé ses adversaires Que n’avions nous pas entendu dans les semaines précédant la demande officielle, par Mahmoud Abbas, de la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU ! Cette session de l’Assemblée générale des Nations Unies allait montrer combien Israël et son horrible premier ministre Benyamin Netanyahou étaient isolés, mis Lire plus »

Faut-il supprimer le 11 septembre du calendrier?

Les victimes Contre la furie commémorative J’éprouve quelque scrupule à me joindre à la furie commémorative qui s’est emparée des médias français à l’occasion du dixième anniversaire des attentats contre les tours jumelles de New York et le Pentagone, près de Washington. Les Allemands un verbe tout à fait adéquat pour désigner l’accumulation de vaines Lire plus »

L’euro, drogue dure du Portugal

Les Lisboètes accros à la dette Lorsque l’on débarque à Porto, deuxième ville du Portugal, c’est dans un aéroport flambant neuf, et visiblement surdimensionné au regard d’un trafic touristique plutôt maigre, même au cœur du mois d’août. Le métro qui conduit au cœur de la ville est rutilant, pourvu d’un système de billetterie ultra moderne. Lire plus »

L’impromptu de Berlin

Nicolas, Angela, l’Europe ça rime à quoi?

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.

Nicolas :
Madame, l’heure est grave : alors que Berlin danse
Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
Voyez la verte Erin, voyez l’Estrémadoure
Entendez les Romains : ils appellent au secours !
Ils scrutent l’horizon, et implorent les Dieux.
Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
Attendent de vous, madame, le geste généreux !
De leur accablement ils m’ont fait l’interprète :
Leur destin est scellé, à moins qu’on ne leur prête
Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider…

Angela :
Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu’il y a méprise
Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m’attendais, c’est sûr, à bien d’autres hommages !
Mais je dois déchanter, et comme c’est humiliant
De n’être courtisée que pour son seul argent !

Nicolas :
Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand
Vos attraits sont troublants, mais il n’est point décent
D’entrer en badinage quand notre maison brûle !
Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
Nous sommes aujourd’hui tout au bord de l’abîme
Vous n’y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
Qu’on les châtie un peu, mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d’effroi !

Angela :
J’entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
L’ouvrier mécontent, le patron en colère.
Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L’or du Rhin, c’est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
Ce serait trop facile et ma réponse est non !

Nicolas :
On ne se grandit pas en affamant la Grèce
En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
D’être des épiciers et non pas de vrais chefs !
Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
Desserrez, je vous prie, le nœud de l’escarcelle !

Angela :
Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
Votre éloquence est grande et mon âme chancelle…
Mais si je disais oui à toutes vos demandes
Je comblerais la femme, et trahirais l’Allemande !

(Ils s’éloignent, chacun de son côté)