Louis Althusser: le retour?(Althusser et nous. Vingt conversations)

dimanche 25 septembre 2016 par Aliocha Wald Lasowski

Jacques Dubois  19 juillet 2016  Livres, Philosophie Louis Althusser: le retour?(Althusser et nous. Vingt conversations) Ils sont vingt. Tous philosophes ou pour le moins anthropologues. Vingt qui, au temps où ils fréquentaient la rue d’Ulm, étaient communistes — des communistes plus que critiques. Vingt qui furent parmi les meilleurs élèves de Louis Althusser ou ont pour le moins suivi […] Lire plus »

Jacques Henric: «La boxe porte avant tout notre rapport à la mort»

samedi 24 septembre 2016 par Jacques Henric

LITTÉRATURE/ ENTRETIEN Écrivain et essayiste, Jacques Henric, dans son dernier livre, magnifie la boxe. Sa fascination récente pour ce sport sert de fil rouge aux souvenirs et à la réflexion. Partant du premier coup reçu jusqu’à l’histoire souvent tragique de ces sportifs, l’ancien rédacteur des « Lettres françaises », de « Tel quel » et, aujourd’hui,d’« Art Press » médite sur la mort, […] Lire plus »

La matière de l’absence: LE GRANDIOSE DE L’INTIME

lundi 19 septembre 2016 par Administrateur de MF.com

  La matière de l’absence LE GRANDIOSE DE L’INTIME A l’occasion de la parution de dernier livre de Patrick Chamoiseau, « La matière de l’absence », l’Association Tout-monde a organisé une soirée poétique. Gérard Delver, président de l’association, s’est entretenu avec l’écrivain. Quelques extraits…  Gérard DELVER : Ton dernier ouvrage « La matière de l’absence » me semble ouvrir une nouvelle […] Lire plus »

La République n’aura pas fait son boulot. Mutations d’un quartier parisien après le 11 septembre

dimanche 4 septembre 2016 par Cristina Álvares

La République n’aura pas fait son boulot. Mutations d’un quartier parisien après le 11 septembre Le livre de Géraldine Smith, Rue Jean-Pierre Timbaud. Une vie de famille entre barbus et bobos, sorti chez Stock en juin 2016, est un récit non fictionnel à la première personne qui rend compte de la métamorphose du haut de […] Lire plus »

Lecture du Spectre de Thomas Bernhard

Lecture du Spectre de Thomas Bernhard

J’avais éloigné de mon propre espace d’écriture Le Spectre de Thomas Bernhard et cela fut chose prudente. Pour quiconque écrit, il est notoire que la pénétration de son territoire par un autre objet supposément-et-parfaitement-littérairement-identifié a de quoi paralyser, sinon parasiter, ses entrées et sorties en écriture. Je décidai donc de l’emporter dans une période de migration. Ce fut dans une petite valise itinérante de Bruxelles à Strasbourg, puis Toulouse, Brive-la-Gaillarde, Avignon, Paris, que je rangeai le livre de la « collection blanche avec ligne de tirets et paire de ciseaux » des éditions Tinbad.

Très vite, j’ai compris que j’abordais soir après soir du bel ouvrage. Il y avait là une matière de mots, une manière de traiter la matière des mots, d’une poigne que ne pourrait, en aucun cas, renier – fût-il dans ses périodes des plus sarcastiques – le spectre de T.B., voire T.B. lui-même. Je fus empoignée donc, comme l’impose cette lecture.

Dans ce soliloque ou monologue, partiellement adressé à Herman Herrmann (sans l’avoir relu, il me semble que dans le Neveu, le bâtiment des phtisiques porte ce nom ? À vérifier dans les matériaux accumulés par le narrateur… car je n’ai pas le Neveu de Wittgenstein sous la main à l’instant), il est d’évidence que le lecteur côtoie une sainte colère.

L’adjectif « sainte » dans ce cas est parfaitement adapté, aussi bien à la colère qui chasse du temple, les éditeurs marchands, les consommateurs des grandes surfaces dédiées à la culture et tout individu qui n’aurait pas assez de force pour affronter la hauteur de voix, le style imprécatoire du narrateur, qu’au contenu mystique du propos. Le myste en l’occurrence a sacrifié, dès le moment où il découvre la littérature comme chemin, voie, quête, à son caractère absolu : l’épreuve vitale que représente le désir d’écrire, l’audace qu’il faut pour accomplir le rite de l’écriture, dès lors que tout a été dit, écrit auparavant par certains et entre autres par T.B.

Ce texte participe nécessairement de l’incantation tant pas le rythme que par le déploiement des mots qui s’approchent, par la répétition, l’accumulation, la réitération, de leur juste acception en même temps qu’ils ouvrent les significations, en creusent la profondeur. Dès lors le lecteur est pris, sinon prisonnier du monologue. On ne peut plus échapper à la violence du désespoir, à la hantise de la mort, à la question du sens dans « ce rêve diurne qu’on appelle l’existence ». En cela nous côtoyons plusieurs fantômes : T.B., bien sûr, qui irrigue le phrasé du narrateur, mais Kafka, Pascal, Beckett, Péguy et ceux qui nous appartiennent en propre dans le quotidien de nos lâchetés, les ombres des enfances mortes, des amours inachevés, des œuvres inaccomplies, du temps perdu. Et l’on sait bien que lorsqu’un écrivain intitule son texte le Temps retrouvé, c’est pour confronter son lecteur au bal des spectres ricanants et désespérés, un peu avant d’en mourir lui-même à côté des piles de cahiers, de feuillets, d’ajoutages en paperoles.

Confrontée à la richesse de ce texte, je peux l’ouvrir au hasard d’une page, pour y découvrir quelques versets. Il sera là question d’en épuiser la poésie, ce « genre » si particulier où les mots condensent avec économie ou ornementation – c’est selon – la puissance littéraire. Je peux aussi le refermer et garder en moi des images, des séquences, des voix – j’oserais dire romanesques si ce terme ne faisait pas bondir son auteur et Thomas Bernhard venir me hanter ­– en cela que cet objet littéraire peut, sinon être identifié, susciter en moi, les mêmes émotions que m’ont offertes les pages des romans fondateurs de mon amour de la littérature, de Tristan et Yseult à Anna Karénine, de Lumière d’août à Vie et Destin.

La force du livre se trouve ainsi dans un double mouvement qui parle à la raison, interroge le concept, bouleverse le cœur. À ce titre, je suis assurée d’y découvrir par la dénonciation des faux-semblants, de la bêtise, de la cuistrerie ou la célébration des maîtres es littérature dont Thomas Bernhard incarne le grand courage, le regard d’un homme qui mène « cette enquête infinie, interminable sur le monde » qui vous tuerait normalement un être normalement constitué mais qui dans le texte et par le texte propose au contraire un inventaire lyrique de notre humaine condition. Dès lors la sainte colère trouve sa justification page après page, pour donner, redonner à la lectrice que je suis, à la femme que je suis, à l’écrivain que je veux être, la conviction qu’il est indispensable pour « l’être vital » d’assumer le désir d’écrire conjointement, continûment reliée à la source vive des écrivains, confrérie révélée, assumée, défiée, dans ce livre de Cyril Huot.

 

Mireille Diaz-Florian

Par Mireille Diaz-Florian, , publié le 31/08/2016 | Commentaires (3)
Dans: Livres

« À la recherche de l’enfance perdue, joies et blessures, l’Algérie » : nouvelle parution d’Alain Pebrocq-Favier aux Éditions Edilivre

mardi 12 juillet 2016 par MF

« Publié le 11 mai 2016 : Ce récit situé pendant les derniers mois de la guerre d’Algérie est la trace d’une période de la vie de l’auteur lorsqu’il était enfant. Ce sont des souvenirs emplis de joie et de tristesse. Ces souvenirs sont marqués au fil de l’ouvrage par une belle amitié entre l’auteur et […] Lire plus »

Parution le 14 juillet: Edouard Glissant, philosophe. Héraclite et Hegel dans le Tout-Monde.

jeudi 7 juillet 2016 par Alexandre Leupin

http://www.editions-hermann.fr/4926-edouard-glissant-philosophe.html Lire plus »

Leçon d’écriture (6) : « Lémistè 2 » de Monchoachi

lundi 6 juin 2016 par Michel Lercoulois

Son baille lavoix, puis      malement voix baille languaige Monchoachi publie, toujours chez Obsidiane, la suite de ses « Mystères ». Après Lémistè 1, Liber America[i], une plongée dans l’univers antillais, creuset d’influences multiples, il effectue dans Lémistè 2, Partition noire et bleue, son retour aux sources spécifiquement africaines. Les deux ouvrages ont en partage un même lyrisme […] Lire plus »

Tchicaya U Tam’si, poète et romancier

samedi 28 mai 2016 par Michel Herland

« Quand l’eau n’est ni froide ni chaude, il ne faut pas se demander pourquoi elle n’est pas tiède » (in Les Phalènes). Gérard-Félix Tchicaya dit Tchicaya U Tam’si (1931-1988), fut un homme entre deux rives, né au Congo, parti en France à quatorze ans à la suite de son père, Jean-Félix Tchicaya, élu député. S’il ne […] Lire plus »